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Maurice Gardiol: Vous avez dit «vulnérable»?

Nouvelle édition de notre revue des blogs publiés sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève et dans notre Webzine. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Les blogs sont publiés sous la seule responsabilité de leur auteur. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Maurice Gardiol: Vous avez dit ”vulnérable” ?

Me voici donc, vu mon âge, dans le groupe des personnes dites « vulnérables » ! Une qualification qui a de quoi m’étonner étant donné que je me sens en pleine forme et que rien dans mon apparence, mon corps ou ma tête ne me laisse croire que je cours un risque particulier. J’y pense en regardant ce matin le cerisier en fleur dans mon jardin. Resplendissant de toutes les promesses des beaux fruits qu’il pourrait porter d’ici quelques mois. Et pourtant, je le sais, tout ce projet pourrait être anéanti par une seule nuit de gel. Une fragilité qui peut faire peur… elle m’invite à faire face à ma mortalité. Non pas dans une attitude morbide mais, comme cela est rappelé dans un livre paru il y a quelques années et auquel j’avais contribué, comme une opportunité pour mieux savourer la vie.

Olivier Perroux: Histoire, Covid19 et climat

Non, la crise du covid19 n’a et n’aura aucun effet sur le dérèglement climatique. La baisse brutale de l’émission des polluants ne change en rien les atteintes au climat. La raison est simple. Le covid19 est une crise sanitaire. Les dérèglements climatiques, eux. ne sont pas une crise. Ils sont une évolution lente et profonde, qui dépasse un simple phénomène conjoncturel. L’Histoire, et plus particulièrement l’Histoire de la production industrielle, apporte un éclairage intéressant sur les racines structurel du problème climatique. Nous visons dans une société libérale à consommation de masse. C’est elle qui est à l’origine d’une bonne part des atteintes au climat. Plus précisément, cette société repose sur un modèle au doux nom de production à flux-tendus, ou toyotisme. (...)

Anne Cendre: Harcèlement

Le harcèlement n’est pas toujours ce qu'on pense, celui d’un homme à l’encontre d’une femme. Il arrive, plus rarement, qu’un homme subisse le même sort. C’est un tel cas que raconte Annette Duchêne dans Le Syndrome (Slatkine), roman inspiré de faits réels, paru récemment. Qu’est-ce que ce syndrome ? La conviction délirante d’être aimé, principalement par une personne d’un niveau social inatteignable. Ce syndrome, un amour à sens unique, est appelé plus communément l’érotomanie et a été décrit en 1921 par Gaëtan Gatian de Clérambault (1872-1934). Psychiatre français, mais aussi peintre et photographe, il a dirigé le service psychiatrique à la Police de Paris. Jacques Lacan s’est dit très influencé par ses travaux. La maladie touche surtout les femmes et révèle un manque affectif. Parmi les cas cités par Clérambault figure une Anglaise qui s’était entichée du roi George V et passait des heures devant le palais de Buckingham, persuadée que le souverain était amoureux d’elle. (...)

Jean-Dominique Michel: Le bal des ignares…

La triste polémique qui enfle en nos démocraties déliquescentes quant à l’efficacité de l’hydroxychloroquine navre chaque jour un peu plus. Parmi ses figures pathétiques, le débat méthodologique autour du seul traitement efficace connu contre le Covid révèle l’état de délitement de la recherche scientifique, mais aussi les dérives éthiques d’une médecine en plein désarroi. Le principal reproche fait à l’IHU Méditerrannée-Infection, qui a mis au point le traitement combiné hydroxychloroquine + azithromycine, est de ne pas respecter les méthodologies de recherche de ce que l’on appelle Evidence-Based Medicine (EBM). Voyons cela… (...) L’EBM présente un autre avantage : il permet de multiplier à l’envi les contre-études bidon visant à emberlificoter à n’en plus pouvoir des réalités pourtant incontestables. C’est évidemment l’industrie du tabac qui a donné ses sanglantes lettres de noblesse à ce type de propagande pseudo-scientifique, mettant au point une méthode reprise depuis par les autres industries toxiques comme l’agro-alimentaire, l’industrie pétrolière et la pétrochimie (en particulier son secteur pesticides). (...) Les contempteurs actuels du Pr Raoult et de ses équipes ne sont rien d’autre que les zélés sectateur de cette dérive scientiste. Un doctorant de l’EPFZ (avec probablement encore du lait derrière les oreilles) vient pondre une piètre réponse méthodologique à l’essai clinique marseillais sur Médiapart, et voici que le chœur des pleureuses embraie ses trilles à la baguette. (...)

Marc Schindler: Gouverner ou tout dire

Franchement, je n’aimerais pas être ministre à l’époque du Covid-19. En temps de paix, pour bien gouverner et être crédible, il faut tout dire ou faire semblant. Sinon, les électeurs vous vireront à la prochaine élection. En temps de guerre, c’est beaucoup plus compliqué. (...) Face aux rumeurs, il y a aussi des journalistes sérieux, qui font des enquêtes rigoureuses sur les «vérités» des gouvernements sur le virus. Comme Mediapart : «Masques : les preuves d’un mensonge d’Etat», qui révèle la gestion chaotique du gouvernement français. Après ça, si vous êtes ministre ou responsable de la santé, essayez donc de convaincre que vous dites toute la vérité. Au tribunal de l’opinion publique, vous êtes mal parti ! On vous renvoie à vos «vérités» d’hier, on vous balance les déclarations assassines de vos opposants, on vous lance au visage les «révélations» des réseaux sociaux. Vous aurez beau faire appel à l’unité nationale face au péril. L’occasion est trop belle pour ceux qui rêvaient du pouvoir, mais qui sont bien contents de ne pas l’exercer au temps du virus. (...)

Djemâa Chraïti: Covid-19 pour une gestion internationale de l’épidémie

Mon invitée - Une citoyenne genevoise Diana de la Rosa. (...) Les épidémiologistes le soulignaient déjà ... une pandémie devait arriver mais quand ? Le parallèle est pertinent sur la question du réchauffement climatique et les réponses coordonnées que les gouvernements et les citoyens devront apporter dans l’urgence. Ce malheureux virus est l’occasion d’un triste exercice collectif d’anticipation de la catastrophe à venir. (...) Cette crise montre la faiblesse des instances internationales comme l’OMS ou l’ONU, la vision dominante du court terme que chacun déplore, la vulnérabilité du système des échanges y compris financier et enfin, le manque de moyens de régulation. Cette crise sanitaire s’insère dans un contexte économique où la redistribution des richesses est défaillante depuis plus de 3 décennies (...)

Catherine Armand: L'ivresse du flacon solo

S'ouvrir une bonne bouteille de vin et la déguster, seul, est-ce un vice, une hérésie? On dit que les bonnes choses sont meilleures partagées, mais en ces temps troublés, nous devons apprendre à nous faire plaisir en solo. Les normes sociales sont chamboulées, les plaisirs solitaires ne sont plus tabous, ils sont même incontournables pour qui est assigné seul à résidence. Comment ne pas laisser s'insinuer une solitude mentale dans l'isolement physique ? La solitude n'est pas simplement le fait d'être seul, mais surtout de ne pas pouvoir partager ce qu'on aimerait faire à deux, ou à plusieurs. (...)

Pascal Décaillet: Un syndicat ? Surtout pas !

12.22h - A Berne ou dans les Cantons, le sort des indépendants est laissé entre les mains de fonctionnaires. Donc, de gens incapables, mentalement, psychologiquement, de comprendre la mentalité très particulière d'un petit entrepreneur. C'est là toute l'erreur. Les indépendants doivent, dès aujourd'hui, se regrouper. Non pour former un syndicat - un de plus - mais pour monter des opérations ciblées. Surtout pas un syndicat ! Il y en a déjà beaucoup trop ! Et la plupart, dans la crise actuelle, ne font que gesticuler. (...) Une force d'intervention. Ciblée sur des objectifs. C'est exactement cela, à l'inverse de la quiétude des apparatchiks, l'esprit des vrais indépendants. Pas ceux qui se plaignent. Ceux qui se battent.

Sylvain Thévoz: Il y eut un soir, il y eut un voisin

Il y eut des gens pour croire à la vie sous l’écorce Il y eut un soir, il y eut un voisin Il y eu les malades et les morts, les porteurs de lumière Il y eut davantage de soutiens que de charges davantage de regards que de règles, de liens que de chiens. Il y eut l’identification aux poids, l'obéissance au joug visioapero, télétravail à gogo et prise de tête il y eut les factures et les codes, le contrôle des modes L’algorithme et les fleurs. Il y eut le manque de sommeil, la surcharge de travail les paroles faites de noeuds, les oiseaux ricaneurs, les applaudissements aux fenêtre (...)

Joël fischer: L'interview webcam, difficile exercice !

Si répondre à une interview n'est déjà pas très facile, le faire en temps de coronavirus depuis son bureau est vraiment particulière ! à voir sur le site de éléversoix/Genève-Région télévision

Alban M Kouango: Le confinement.

(...) Dans cette période actuelle, il est important de se rappeler que dans la vie, « tout passe ». Alors, ce qu’on vit présentement à l’échelle planétaire, passera également. Mais cette expérience extraordinaire laissera certainement des traces en chacun de nous, et que nous aurons la force, par la suite, d’avoir une vie éthique. Et, pour mieux exprimer ce moment, il n’y a de meilleure manière que l’utilisation de la poésie, par l’inspiration suivante dont chacun de nous, selon notre état de conscience, devra en tirer sa propre conclusion. (...)

JF Mabut: ”Guerre” d'avant ”guerre” d'après

(...) Si c'est une guerre, c'est une bien étrange guerre. L’ennemi est identifié quoique invisible et nous sommes tous désarmés, les militaires comme les civils, face à ce brin d'ADN, incapable de se reproduire sans que nous lui prêtions assistance*. Nos gouvernements auraient laissé la population exposée sans défense à cet alien mortel? Trop facile. (...) Quelle sera donc la prochaine menace qui nous mettra en danger? Le réchauffement climatique? Peut-être, quoique la transformation du climat à cause ou malgré nous ne présente de loin pas que des aspects négatifs. La menace dont je parle est déjà à l'oeuvre. Elle érode déjà nos capacités de résistance. Je veux parler de l'atonie démocratique. Ce dimanche 5 avril (fête des morts en Chine) marque à Genève la fin du processus d'élection des autorités municipales. Vingt et une communes sont concernées dont les plus grandes. A J-3, soit jeudi soir, 15,4% des électrices et électeurs avaient fait parvenir leur enveloppe de vote. (...) Faut-il mettre la démocratie aux soins intensifs, sous respirateur artificiel? (...)

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