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Marc Schindler: Le jour d'après

Nouvelle édition de notre revue des blogs publiés sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève et dans notre Webzine. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Les blogs sont publiés sous la seule responsabilité de leur auteur. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Marc Schindler: Le jour d'après

(...) Pourtant, il y a des gens qui imaginent le monde dans lequel nous vivrons. Pas le «sage» de la Maison Blanche, qui ne pense qu’à sa réélection. Ni le sphinx de Pékin, qui espère que la Chine profitera de l’épidémie pour devancer les Etats-Unis. Ne comptez pas trop sur les hommes politiques pour imaginer des solutions courageuses. Ils sont trop occupés à gérer la crise. Alors qui ? Les philosophes ? Ils ont parfois d’excellentes analyses. Malheureusement ils n’ont aucun pouvoir politique. Les économistes ? Ils ont beaucoup de talent pour nous expliquer pourquoi les gouvernements ont fait tout faux. Ils ont parfois de bonnes propositions, comme Thomas Piketti : « Cette crise peut être l’occasion de réfléchir à une dotation sanitaire et éducative minimale pour tous les habitants de la terre ». Ou des éditorialistes, comme James Bennet, du New York Times : « Mettre de côté les petits différences, reconnaître des priorité nationales, examiner les relations entre employés et employeurs, les fossés en termes de richesse et de revenu entre les générations et les races…écouter les pauvres et les riches, les milieux d’affaires, les activistes, les philosophes ». Ou comme Françoise Fressoz, dans Le Monde : (...)

Vincent Schmid: Le sens du tragique

(...) Les chercheurs annoncent (espèrent) un vaccin dans douze ou quinze mois au plus vite. Nos sociétés ne pourront pas se permettre une suspension aussi longue sous peine de périr d’effondrement. Au delà de deux mois, le remède serait pire que le mal et causerait plus de dégâts encore. (...) A l’opposé une autre attitude possible est celle de la foi. Non pas la croyance naïve et dérisoire en un gentleman cosmique qui viendrait tout arranger (ce Dieu là n’existe pas plus que le Père Noël) mais l’affirmation de l’amour plus fort que la mort par delà les illusions. L’amour est l’antidote à la tragédie, ce qui fait que l’homme peut espérer être plus que son destin. Les premiers chrétiens, tributaires du génie juif, ont opposé au tragique de l’existence l’amour qui rend Dieu présent. En face de l’insoluble, il nous reste l’amour. Ce n’est pas une solution mais une tenue qui donne du sens. «Le courage d’être s’enracine dans le Dieu qui apparaît quand Dieu a disparu dans l’angoisse et dans le doute»

Houda Katthabi 1984 version 2020

Christopher Wylie. Ce nom a fait couler beaucoup d’encre il y a deux ans. Beaucoup, mais toujours pas assez ! Ce génie canadien du codage connu pour avoir participé au développement de Cambridge Analytica a fini par prendre peur face aux dérives inquiétantes de l’intelligence artificielle, un peu comme un professeur Frankenstein (...) Les réseaux sociaux, tout comme les diverses manières actuelles de récolter nos données privées, font partie de tout une nébuleuse de nouveaux moyens technologiques qui participent à ce que l’on appelle l’ingénierie sociale. Les caméras de surveillance, les cartes de fidélité et autres données de traçage ont fait de nous une matière première qui alimente les gros industriels mais également les formations politiques qui possèdent de gros moyens. (...) Aujourd’hui le coronavirus avec le traçage de nos données et l’utilisation encouragée du paiement sans contact, petit à petit nous nous laissons épier dans nos faits et gestes pour nous sentir plus en sécurité, mais c’est ce faux sentiment qui risque de générer les plus dangereuses conséquences… Bien heureusement bon nombre de nos députés continuent à se battre contre ce genre de pratiques dangereuses, nous permettant de rester à l’abri, pour quelques années encore, des scénarii trop réalistes de George Orwell.

Jean-Noël Cuénod: Pâques au balcon

Que vous ayez ou non la Foi, vous passerez Pâques au balcon cette année. Au balcon pour remercier toutes celles et tous ceux qui risquent leur santé pour que nous conservions la nôtre. Au balcon, pour mettre le nez au printemps. Au balcon, parce l’air sans bagnole est devenu plus respirable. Au balcon ou dans votre chambre, pour vous, cette suite de tankas pascaux (LE TEMPS CONFINÉ-4). A LIRE Au fond du tunnel: Les marcheurs tournent en rond / (...)

Beate Giffo-Schmitt: Ma bulle d'air

(...) Je rencontre une copine et on commence à papoter. Puis une autre dame se joint à nous. Nous formons un triangle espacé au soleil. A côté de nous un magnifique parterre de tulipes dans toutes les couleurs. Je comprends maintenant pourquoi on colorie les œufs à Pâques: en fait, nous essayons tout simplement de copier la beauté de la nature avec ses couleurs vives. Ma copine me rejoint pour un petit café sur ma terrasse et nous nous émerveillons à deux devant les oiseaux qui ne se laissent absolument pas déranger dans leur collation gourmande. En souvenir de ces moments privilégiés passés avec mes amis plumés je me suis offerte une belle tasse pour Pâques que j'avais découverte dans la boutique d'en face. Puis il est temps d'apporter les courses à ma collègue retraitée qui se réjouit des yaourts, fraises et radis. Ce sont ces petites choses de la vie qui font le plus de plaisir. Elle s'occupe maintenant à coudre des masques pour sa famille. Du coup elle me promet un masque fait maison pour la semaine prochaine. (...)

Catherine Armand: Regarder des trucs pousser

Le jardinage, ça n'a jamais été mon truc. Le seul moment où j'ai eu les pouces verts, c'est quand je me suis égarée à mettre du vernis de cette couleur sur mes ongles. Et pourtant, on m'assure que derrière le fait de travailler la terre se cache la même philosophie et les mêmes effets sur le mental et le physique que la marche que j'affectionne tant ; apaisement, calme, sérénité, retour aux sources. Je veux bien le croire. En fait, je vais pouvoir le vérifier, puisque, ne pouvant plus aller marcher en montagne, je me suis mise, presque par dépit, au jardinage. Pour être franche, il n'y a pas que le fait de tourner en rond chez moi qui m'a poussée à enfin m'intéresser au petit lopin de terre faisant partie de mon territoire. (...)

David Frenkel: Importer pour économiser, c’est se fragiliser

A bas l’universalisation de la fabrication de nos besoins essentielles. Il est irresponsable que les citoyens pour assurer leur existence soient tributaires d’un régime communiste et totalitaire. Les médications et les matériels médicaux nécessaires à la survie doivent absolument être produits localement. Les importer à moindre coûts d’un pays qui pourrait exercer un chantage hégémonique relève d’opportunités à court terme. Surtout que, la Chine, pour parler d’elle, profite que des pays soient le dos au mur pour leur refiler du matériel médical défectueux, au prix fort1). Et on a vu au sein de l'Union Européenne qu'en temps de pénurie, c'est le chacun pour soi qui prévaut; l'Italie pourrait en témoigner. C’est pourquoi les gouvernements occidentaux devraient subventionner toute entreprise, qui ne se tournant pas vers l’exportation œuvrerait dans l’intérêt national des citoyens.

Rémi Mogenet: Le professeur Raoult et les experts

Comme cela a été beaucoup dit, la polémique lamentable qui s'est déclenchée dans les cabinets d'experts parisiens protestant contre le remède du docteur Raoult dans son hôpital marseillais, a démontré tout ce qu'avaient de grotesque deux tendances très françaises: le centralisme en matière d'orientation médicale et plus généralement culturelle, d'une part; l'obsession des statistiques et des mathématiques, invasive dans tous les domaines et dangereuse en médecine, d'autre part. (...) L'arrogance et le despotisme des docteurs parisiens étaient tels que le Gouvernement, impressionnable et naïf, était tout prêt à interdire l'utilisation du remède en question, pourtant courante depuis des décennies. Les philosophes de la médecine, qui dans leurs officines occultes pensent devoir tout régir pour sauver le monde de l'irrationalité, s'en prennent à l'homéopathie, à la médecine anthroposophique, à la médecine chinoise, et aux remèdes que les médecins de terrain peuvent trouver lorsqu'ils laissent les idées venir au cours de l'action. Cela relève de l'obsession. (...) Mais peut-être que ce nouveau clergé les eût fait interdire comme l'ancien a fait interdire Tartuffe. Louis XIV avait des jésuites dans sa politique, disait Victor Hugo. Dieu sait ce qu'a Emmanuel Macron dans la sienne.

Jean-Marc Theytaz Pâques à Sofleu

Crocus fragiles / dans l’herbe paillée / collerettes translucides / des douces primevères / le soleil et ses vives abrasions / surlignent / les prairies de Pâques / ondulations végétales / l’araignée printanière / construit / la résurrection pascale

Maurice-Ruben Hayoun: Conséquences positives du confinement ?

(...) Serait-il vraiment nécessaire de reparler des conséquences positives du confinement ? Vous connaissez le schéma : mes livres philosophiques sont restés à Paris et moi, je suis confiné ici avec la vieille bibliothèque d’où j’ai extrait ce roman de Marguerite Duras… Mais je commettrais un grave, impardonnable mensonge, en disant que j’aime cette écrivaine et son œuvre. Mais il faut bien avancer, alors j’ai jeté mon dévolu sur cet étrange petit ouvrage qui m’a opposé une certaine résistance au niveau de la compréhension. J’ai même failli renoncer à en parler ici. Une relecture attentive de certains passages et une nouvelle approche, plus romanesque, plus féminine, m’ont ramené dans le droit chemin. Mais heureusement, les ouvrages philosophiques sont moins impénétrables que les chemins tortueux de la psychologie féminine. (...) Comme toujours lorsqu’on analyse les désirs sexuels des femmes, on découvre la lucidité de cette phrase d’un penseur allemand ; Alles Gerade lügt, tout ce qui est droit, rectiligne, ment. Comprenez : la psyché du désir, à la fois comme sujet mais le plus souvent comme objet, est bien plus compliquée chez les femmes que chez les hommes. Et dans ce roman nous y trouvons une magistrale illustration. D’ailleurs, si je voulais anticiper, je ferai une comparaison entre les trois représentantes du gynécée qu’on rencontre dans ce roman (...)

Jean-Dominique Michel : HUG : incohérence, hypocrisie ou toute-puissance ?!

Je relevais dans mon billet une incohérence plus qu'ennuyeuse dans ce papier à la qualité et à la bienfacture dignes d'une circulaire de sous-préfecture. Il réalisait en effet l'exploit d'affirmer (avec le troupeau) qu'il "n'y avait pas de preuve scientifique de l'efficacité du traitement", et que donc il ne fallait pas que les patients en fasse la demande à leurs médecins-généralistes, mais que bon, ma foi, l'hôpital, lui, se réservait le droit de le prescrire (sait-on jamais, allez savoir) à leurs patients, au cas où. Mon "hourrah !" portait sur la révélation heureuse que tant les HUG que le CHUV avaient en fait mis le paquet quant à ce traitement extrêmement sûr, en respect de la balance risques / bénéfices possibles. Et voilà que ce soir, à travers son égarée éthicienne, les HUG se remettent à tenir des propos délirants. Dissuadant donc (il faut oser!) les patients atteint du Covid+ de demander à leurs médecins le même traitement que les HUG appliquent à leurs propres patients Covid+. A la limite, si les risques liés à l'ingestion de Plaquenil nécessitaient un suivi hospitalier, on pourrait comprendre. Mais à nouveau, il s'agit d'un médicament qui était en vente libre en France jusqu'à il y a deux mois, prescrit à des centaines de millions de personnes au cours des décennies écoulées, avec un profil de risque largement moins compliqué que celui par exemple du Dafalgan ! (...)

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