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Jean-Noël Cuénod: L’islamophobie… idéologie ou diagnostic ?

Pascal Gavillet: «Tu as vraiment aimé notre film ?»Les dix interviews express réalisées. Jacques-Simon Eggly: Ne pas réduire le débat politique. Joseph Daher: Syrie, reconstruire pour punir. Jean-Dominique Michel : Votre cerveau a-t-il une personnalité ? Pascal Décaillet: Les tonalités de la décence. JF Mabut: Que faire pour le climat

Jean-Noël Cuénod: L’islamophobie… idéologie ou diagnostic ?

En préambule, il n’est pas inutile de rappeler ce que cet expert en laïcité a vraiment déclaré lors de l’Université d’été de la France Insoumise : «Le racisme antimusulman est un délit. La critique de l’Islam, la critique du catholicisme, la critique de l’humanisme athée n’en est pas un. On a le droit d’être athéophobe, comme on le droit d’être islamophobe, comme on a le droit d’être cathophobe».Pourtant proche du mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon, Peña-Ruiz a été trahi par des participants à cette réunion qui ont réduit son propos en twittant cette formule à l’emporte-pièces : « On a le droit d’être islamophobe », en taisant le contexte général de la phrase et en sous-entendant ainsi le caractère cryptoraciste de l’intervention. Or, en lisant l’intégralité du passage, on ne saurait soutenir une telle interprétation. Mais dans l’hystérie actuelle, les nuances, même clairement spécifiées, se perdent dans le bruit de fond médiatique. Il faut aussi tenir compte de la mauvaise foi d’une partie de l’extrême-gauche actuelle qui, voulant flatter l’électorat musulman, s’attaque à la laïcité en France mais aussi en Suisse et dans d’autres pays d’Europe. (...) Pascal Gavillet: «Tu as vraiment aimé notre film ?»Les dix interviews express réalisées

Cette année au Locarno Film Festival ont été si appréciées par les lecteurs et par les personnalités passées au crible que j’ai décidé de continuer la formule, avec quelques aménagements. Exemple la question next, posée par le précédent invité sans savoir à qui il s’adresse. Le premier à se prêter au jeu, c’est Grand Corps Malade, dont le deuxième film comme réalisateur, La Vie scolaire, cosigné par Mehdi Idir et sorti il y a une dizaine de jours, s’avère l’un des cartons de la rentrée. Interview cash, avec tutoiement obligatoire et quelques surprises en route, dont une inversion entre intervieweur et interviewé que je vous laisse découvrir. Q: Tu ne penses pas que c’est un peu abusé, quand on est une star du slam, de faire aussi du cinéma ? R: Si, bien sûr. Blague à part, je trouvais déjà que j’avais de la chance avant de faire du cinéma. Je me rends compte du privilège que j’ai. Et si je peux continuer, je le ferai. Nous avions déjà eu de si bons retours après Patients. Mais c’est vrai qu’en France, on déteste les doubles casquettes. Ceci dit, je n’ai jamais ressenti d’animosité à ce niveau. Q: Tu n’en as pas marre qu’on te parle de ton handicap ? (...)

Jacques-Simon Eggly: Ne pas réduire le débat politique

(...) Notre idée de la politique est que les politiciens et les partis doivent avoir des lignes générales claires, des repères et des projets reconnaissables. Il ne s’agit pas de se réfugier dans la langue de bois et les paroles vagues. Il importe qu’apparaisse ce que l’on souhaite pour le pays et la population, et que les moyens prévus à cet effet soient expliqués. Cela dit, la politique implique des recherches d’équilibres, parfois difficiles à construire. Si une politique marquée du souci de l’environnement est indispensable, on sait qu’il va falloir trouver les bonnes articulations avec les préoccupations économiques. Et si les défis sociaux se profilent devant nous, on sait que les moyens financiers qu’il faut prévoir ne seront pas faciles à dégager. Si la fiscalité, dans toutes ses variations, est un outil pour organiser la solidarité, on sait que, trop lourde, elle va entraîner des conséquences néfastes. Et ainsi de suite. A cela s’ajoute le fait qu’aucun parti ne peut imposer sa loi. La Suisse fonctionne avec la recherche de compromis ; au Conseil fédéral et au Parlement. Lorsqu’ils n’ont pas eu lieu, le peuple tranche au travers de la démocratie directe. On le voit, tout celas mérite , certes, une vraie confrontation des idées, mais avec la possibilité de les développer devant les électeurs. La maturité civique postule une capacité à reconnaître la complexité des choses. Or, une pression, notamment médiatique, afin d’obliger à une simplification du discours ne relève pas de l’enrichissement démocratique ; au contraire. (...)

Joseph Daher: Syrie, reconstruire pour punir

Au fur et à mesure de la reconquête de la Syrie par le régime du président Bachar el-Assad, grâce à l’aide militaire russe et iranienne, la reconstruction du pays est devenue un enjeu stratégique. La tâche est particulièrement ardue compte tenu de l’ampleur des destructions et de la situation économique, sociale et humanitaire du pays : près de 12 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire tandis que 5 millions de réfugiés syriens ont fui vers les pays voisins ; le PIB nominal de la Syrie s’est effondré de 72 % entre 2010 à et 2017 pour atteindre 17,1 milliards de dollars ; tandis que le taux de pauvreté du pays a grimpé de plus de 90 % la même année.

Jean-Dominique Michel : Votre cerveau a-t-il une personnalité ?

Nous ne sommes pas fans des tests de personnalité, et nous ne croyons pas non plus – du fait de la quantité de contradictions que l’on trouve dans la recherche - que les gens ont des traits de personnalité clairement définis. Aucun des tests en vogue ne montre de validité probante, et pour nous, essayer de vous étiqueter en fonction d’un type de personnalité (comme les fameux traits du modèle « Big Five » : Extraversion, Agréabilité, Ouverture à l'expérience, Névrosisme et Conscience professionnelle) est du même degré de pertinence que le faire à partir de votre signe astrologique… Il en va de même pour les archétypes jungiens : ils semblent plus relever de l’imagination que de réels « stéréotypes » psychologiques ou neurologiques. C'est dans cet esprit que nous avons trouvé une étude fascinante, portant sur l’analyse par imagerie cérébrale de 818 volontaires identifiés avec les traits "Five-Factor" mentionnés ci-dessus. Absolument rien n’a été trouvé de significatif pour 4 des 5 traits, mais la Conscience professionnelle se démarquait avec une différence robuste ! La conscience est considérée comme ayant six facettes : Compétence, Ordre, Devoir, Effort de réussite, Autodiscipline et Délibération. (...)

Pascal Décaillet: Les tonalités de la décence

J'ai toujours été pour un Etat fort. Mais cela ne signifie en aucune manière un Etat tentaculaire. Ni dépensier. Ni distributeur de subventions à n'en plus finir. Ni un Etat qui s'invente des tâches pour justifier sa taille, et occuper son petit monde, garanti à vie (on se demande bien en quel honneur) dans son emploi, aidé inconsidérément (par rapport au privé) pour sa prévoyance professionnelle, et en plus protégé par des syndicats puissants. L'Etat doit être fort, là où on l'attend : la sécurité, interne et extérieure, la défense de l'indépendance et de la souveraineté, la santé publique, l'éducation, l'organisation de la solidarité, le maintien de la cohésion nationale. L'Etat doit avoir le souci des plus faibles. (...)

JF Mabut: Que faire pour le climat

L'apéro de la rentrée des habitants de Landecy n'a réuni qu'une poignée d'habitants sous la fontaine. Les tartes et clafoutis aux pruneaux étaient pourtant excellents. (...) On parle aussi du gymkhana de Bardonnex, que les douaniers suisses comme français font subir aux automobilistes qui empruntent sagement l'autoroute, matin et soir, provoquant des bouchons que notre chère RTS signale comme un métronome et qui reportent une partie du trafic sur le réseau vicinal, alors que les mêmes travailleurs passent devant la douane de Landecy à 50 km/h. Mais pourquoi ne prennent-ils pas le nouveau bus 62, dont le terminus s'arrête au parking de Collonge-sous-Saléve ces travailleurs genevois? Voilà bien une bonne action qu'il pourrait faire sinon pour la quiétude des riverains du moins pour le climat. Surfant sur cette chaude actualité, Heidi.news, après nous avoir baladé dans les latrines du monde, les fromageries de l'Etivaz et coproduit un reportage fictionnel. embouche, justement, sur le mode kennedyen*, la trompette climatique. Jéricho nous voilà! (...)

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