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Jean-Noël Cuénod: L’insoutenable légèreté de Benjamin Griveaux

Jean-Noël Cuénod, journaliste, écrivain, poète.
Jean-Noël Cuénod, journaliste, écrivain, poète.

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Jean-Noël Cuénod: L’insoutenable légèreté de Benjamin Griveaux

(...) pour qui travaille Piotr Pavlenski ? Pour ses anciens ennemis du Kremlin qui n’ont de cesse de troubler le jeu démocratique en Europe afin d’y installer leur pouvoir de nuisance ? Il ne serait pas le seul « à changer de pôle et d’épaule »[1]. Cela dit, aucune preuve ne vient étayer cette intuition. Il serait plus logique de supposer que Pavlenski ne sert que son égo dans cette corneculerie. Intense plaisir de se voir en défaiseur de rois. Ou plutôt de roitelets en l’occurrence, car Griveaux tient plus de la grive musicienne que de l’aigle royal. (...) Quelles que soient les circonstances – qui restent à établir – il s’est fait piéger, moins par Pavlenski que par sa légèreté, ajoutant ainsi sa touche personnelle à l’amateurisme qui semble caractériser l’entourage du président, des turpitudes de Benalla aux couacs à répétition sur la réforme des retraites. Serge July, le fondateur de Libération (cf. la vidéo ci-dessus) a parfaitement traduit ce qu’il fallait penser du comportement irresponsable de ce politicien qui aspirait à conquérir l’une des capitales emblématiques de la planète. (...) Pour le protestant mentir à Dieu est absurde puisqu’Il sait tout. Mais si l’on ment quand même, on commet le pire des blasphèmes en niant l’omniscience divine. Pour le catholique, le mensonge n’a pas ce caractère dramatique. (...)

John Goetelen: Vanille amère, la face cachée de la violence familiale

Une mamie dépose des fleurs devant le centre d’accueil où vivait la maman. Une manière de donner une miette d’existence à cette fillette d’un an. Une fillette dont la mère avait programmé la mise à mort depuis des semaines, selon ses aveux relayés par un procureur. On touche à l’impensable dans les stéréotypes modernes: les femmes ne peuvent être que victimes, pas criminelles. D’ailleurs, régulièrement, ces crimes sont mis au compte d’une fragilité psychologique ou de troubles psychiatriques, comme si les auteures n’y étaient pour rien. On accrédite ainsi, en creux, une idée de plus en plus présente dans les médias: celle d’une moindre responsabilité féminine en matière criminelle. L’infanticide dont Vanille est la victime rappelle cette autre face de la violence commise au sein des familles: celle de femmes, mères, épouses, concubines. La violence commise par les hommes est largement médiatisée et théorisée comme un comportement systémique (...)

Pascal Décaillet: Attention, avant de tomber sur Kaspar Villiger !

(...) Ce rapprochement avec l'OTAN, je le combattais dans mes éditos. Car l'OTAN, ça n'est plus la neutralité. Pas plus que feu le Pacte de Varsovie n'eût été la neutralité. Personnellement, ayant passé pas mal de temps en Allemagne, et connu sa partie orientale, ayant surtout étudié à fond l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale, je n'ai jamais considéré que l'impérialisme américain fût plus reluisant que celui des Soviétiques. Donc pour moi, l'OTAN, c'était non. Et ça le demeure, trente ans après, plus que jamais. J'en viens à l'essentiel, qui m'amène à prendre la plume : Kaspar Villiger. Je veux dire ici que cet homme, dans un monde bernois qui n'était - déjà à l'époque - pas avare en pleutreries politiques, a représenté pour moi, avec Delamuraz, le prototype de l'homme intègre. (...)

Marc Schindler: No Country For Naives

(...) Il faut avoir la mémoire courte pour oublier que les boules puantes font partie des armes secrètes des campagnes électorales : l’attentat de l’Observatoire en 1959 contre Mitterrand, l’affaire Markovic en 1968 contre Pompidou. Les coups bas ont toujours été utilisés pour détruire un adversaire politique. Ce que semblent découvrir les Français naïfs, c’est qu’avec les réseaux sociaux, la foudre frappe en quelques jours. Je tourne vite fait une video avec mon smartphone, je la poste en un clic sur Facebook, Twitter, Instagram et hop, le missile fatal est parti ! Mes « amis » et le monde entier reçoivent le message. Même les mômes savent faire ça. Il faut être bête comme un footballeur, un rappeur ou…un politicien pour l’ignorer ! Tous les politiciens utilisent les réseaux sociaux pour influencer les électeurs. Mais il faut vraiment être inconscient pour balancer un sextape à sa maîtresse. Quand on manipule de la dynamite, il vaut mieux savoir y faire ! Quand il s’agit de coups fourrés politiques, la France a des années de retard sur les Etats-Unis. (...)

Mireille Vallette: Lorsqu'un coronavirus défiait Mahomet

Entre 2012 et 2014, une menace d'épidémie a concerné les chameaux du Moyen-Orient. Or, selon des descendants de Mahomet, boire leur urine est un remède des plus efficaces. La conjoncture m'invite à republier cet article intitulé "Le prophète, l'urine de chameau et le virus d'Arabie" (9 mai 2014). Il tente une fois de plus, mais toujours sans espoir, de signaler aux musulmans qu'un regard critique sur leur prophète adulé -mais né au VIème siècle- serait fort utile à l'évolution de l'islam. "Depuis que Mahomet a révélé les vertus de l’urine de chameau, des religieux n’ont cessé de les vanter et des scientifiques musulmans de les confirmer. Jusqu’au jour où le chameau a (aussi) transmis aux croyants un mortel virus. L’histoire commence il y a 1400 ans (...)

JF Mabut: Genève, 14'551 avant Jésus-Christ (Août)

Mais que s'est-il donc passé en août 14'551 avant Jésus-Christ? Un événement que les gazettes et les chroniques n'ont pas conservé dans la mémoire genevoise mais que révèle "Entre Terre et Eau", page 106, un ouvrage d'un bon kilo imprimé à Genève et payé par nos deniers (enfin surtout le denier des riches de ce canton, car bien des habitants ne paient à la collectivité que la TVA et leur cotisation maladie et encore). Il vient d'être édité par Infolio éditions à Golion sous la direction de Marcellin Barthassat avec ses compères Yves Bach, Daniel Künzi, Christian Meissner et Jacques Menoud. En août 14'551 donc fondait le dernier bloc de glace de la dernière glaciation dans la dépression au lieu-dit Sionnet, entre Choulex et la Pallanterie, où coule la Seymaz, la seule rivière entièrement genevoise.

Pascal Holenweg: Vers le droit de vote et d'éligibilité des ”étrangers”

A Genève, 85'000 personnes qui n'en disposaient pas disposent donc depuis quinze ans d'une partie - mais d'une partie seulement - des droits politiques. (...) Les étrangers peuvent voter pour ou contre les coupes dans le budget de la Ville, la rénovation du Musée d'Art et d'Histoire, les arbres de Plainpalais, le parking de Clé-de-Rive ou la vente des actions de Naxoo... mais pas sur l'ouverture des magasins le dimanche, la stratégie énergétique, la libre circulation ou les tarifs des TPG... Et ils et elles ne peuvent pas être élu-e-s là où elles et ils votent (dans leur commune). Pourtant, ils sont bien objectivement (matériellement, socialement, fiscalement) citoyens de cette ville et de ce canton, si l'on veut bien accepter de donner de la "citoyenneté" une définition qui ait les pieds dans la réalité et pas seulement la tête dans les textes de lois. Et l'exercice des droits politiques réduits qu'on leur a concédés n'a pas bouleversé les rapports de force politiques municipaux. La démocratie n'est autre chose qu'un slogan que si les citoyens participent à la prise des décisions qui les concernent. (...) La citoyenneté n'est pas la nationalité (...)

Didier Bonny: Du grand au petit écran

(...) 4 étoiles. « Le Pont des espions », W9, dimanche 16 février, 21h05. D’après l’histoire vraie de James Donovan (excellent Tom Hanks) recruté contre sa volonté par la CIA pour donner l’illusion d’une défense à un espion russe et qui va se retrouver bien malgré lui à devoir accomplir une mission quasi impossible en pleine guerre froide. Brillamment mis en scène par Steven Spielberg, dans une atmosphère parfaitement reconstituée de cette fin des années 50 synonyme de haute tension entre l’Ouest et l’Est, « Le Pont des espions » est un film de haute voltige à l’image des négociations menées par son héros, qui n’a pourtant rien fait pour en être un. Prenant du début à la fin.

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