Passer au contenu principal

Jean-Dominique Michel: Appel au calme !

Nouvelle édition de notre revue des blogs publiés sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève et dans notre Webzine. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Les blogs sont publiés sous la seule responsabilité de leur auteur. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Jean-Dominique Michel: Appel au calme !

(...) Le Pr Gilbert Deray, Médecin-chef du service de néphrologie de l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, vient de publier une tribune poignante : « Depuis 30 ans, écrit-il, de mon observatoire hospitalier, j’ai vécu de nombreuses crises sanitaires, HIV, SRAS, MERS, résurgence de la tuberculose, bactéries multi-résistantes, nous les avons gérées dans le calme et très efficacement. Aucune n’a donné lieu à la panique actuelle. Je n’ai jamais vécu un tel degré d’inquiétude pour une maladie infectieuse et d’ailleurs pour aucune autre. Et pourtant, je ne suis pas inquiet quant aux conséquences médicales du coronavirus. Rien dans les chiffres actuels sur la mortalité et la diffusion du virus ne justifie la panique mondiale sanitaire et surtout économique. Les mesures prises sont adaptées et efficaces et elles permettront le contrôle de l’épidémie. C’est déjà le cas en Chine, foyer initial et de loin le plus important de cet agent infectieux, ou l’épidémie est en train de s’éteindre. » Ajoutant à juste titre que : « La couverture médiatique sur le coronavirus est très anxiogène et elle participe à l’affolement de chacun. » (...)

Jean-Noël Cuénod: Un virus « uberaliste »

(...) Rassurez-vous, Le Plouc ne va pas vous refaire le coup de la punition divine, ni vous resservir un sermon à la Philippulus, personnage créé par Hergé dans l’album L’Etoile Mystérieuse et qui poursuit Tintin à coups de gong en clamant « C’est le châtiment ! Faites pénitence ! Repentez-vous suppôts de Satan ! » Toutefois, le hasard, même microbien, a-t-il sa part dans un phénomène d’une telle ampleur ? Si la mondialisation n’a pas engendré le coronavirus, elle en a hâté et développé la propagation en prenant pour point de départ son pays d’élection, la Chine. En outre, il est frappant de constater à quel point ce Covid-19 ressemble à l’esclave rêvé par Uber et autres entreprises hors-sol : il mute à une rapidité stupéfiante, s’adapte avec souplesse, se délocalise sans broncher (hélas, souvent dans nos bronches) ! (...) Le coronavirus a donc eu l’avantage de faire descendre Jupiter à terre. Et voilà notre jeune premier (de cordée) découvrant l’Etat-Providence, les limites des lois du marché – réputées pourtant aussi immuables que le Décalogue – et les bienfaits de la régulation par l’Etat ; toutes choses qui ne sont donc plus des vieilleries relevant de l’« ancien monde ». Alors, un précieux allié des causes humaniste, sociale et écologiste, ce Covid-19 ? (...)

Guy Mettan: La micro-taxe comme impôt du futur

Le 25 février dernier, la Feuille fédérale a publié le texte de l’initiative fédérale pour un micro-impôt sur le trafic des paiements sans espèces, ouvrant la voie à la récolte des signatures. L’idée part d’une idée simple : dans un monde dont l’économie se dématérialise et les emplois sont concurrencés par les robots et de moins en moins liés à l’économie physique, le principe hérité de l’ère industrielle qui consiste à imposer le travail et les individus devient obsolète. (...) Comme toute idée novatrice, l’idée fait peur et Avenir suisse, qui n’est pourtant pas avare de propositions tonitruantes, est déjà montée au créneau pour s’y opposer, en prétendant qu’on ne saurait pas qui paie (Réponse : tout le monde, y compris le secteur financier). La BNS et les milieux financiers sont encore sur la réserve, bien conscients que le système de la finance casino actuel n’est pas durable et que les évolutions en cours exigent d’anticiper la fiscalité du futur avant qu’une crise économique, sociale ou sanitaire ne nous y force. Dans un pays où les débats fiscaux durent des années, il n’est donc pas trop tôt pour ouvrir le débat.

Stephane Guex-Pierre: Santé et conservation.

(...) professionnellement, je me retrouve extrêmement impliqué; la population résidante des EMS étant directement concernée, puisque cible la plus vulnérable. Je crois avoir souvent dit mon bonheur à travailler comme aide-soignant, mais ces jours je ressens davantage encore : de la fierté. J'ai le sentiment que tous les professionnels de la santé ont pris la mesure des risques. L'Office Fédérale de la Santé Publique réagit rapidement, le Médecin Cantonal prend ses responsabilités, et nous appliquons au jour le jour les directives que ces référents nous imposent,en nous adaptant aux nouvelles exigences. Pour ce qui concerne les personnes âgées en EMS, c'est vrai qu'il peut paraître brutal de s'abstenir d'aller les voir, de les laisser "seules", mais ne culpabilisez pas, elles ne sont pas seules. Nous veillons sur elles, notre présence est un soutien, nous les accompagnons dans tous les gestes du quotidien. Certes pas avec le lien du sang qui est irremplaçable, mais avec une bienveillance qui est la source de notre professionnalisme. (...)

Haykel Ezzeddine: Coronavirus, c’est bon pour certains commerces!

Le Conseil fédéral n’a pas encore terminé sa conférence de presse du vendredi 13 mars que déjà les centres commerciaux ont été pris d’assaut. Les caddies pleins de victuailles, les gens se pressent à faire des réserves on dirait que Genève va entrer en guerre demain même si nous sommes déjà en conflit contre la pandémie du Coronavirus. Mais est-ce une raison de créer cet après-midi une telle hystérie qui a engendré un début de pénurie passagère sur les rayons des grandes surfaces ? Coop, Migros, Denner, Manor, Aldi et autres Lidl n’auront plus besoin de publier chaque semaine leur dépliants d’actions. Ça part tout seul. La peur fait vendre. Et l’incertitude est la meilleure stratégie marketing. Le Conseil fédéral ferme les établissements scolaires pour une période déterminée mais on continuera à travailler, les livreurs à livrer, les transporteurs à transporter, les usines à tourner et les grandes surfaces à approvisionner leurs étales…C’est juste stupide que d’alimenter des faux besoins et céder à une panique qui n’a pas lieu d’être! (...)

Claude Bonard: Prenons exemple sur nos Sphinges genevoises !

n ce vendredi 13, je vous offre cette Sphinge qui revêt un caractère tantôt protecteur, tantôt destructeur si l'on en croit les récits mythologiques. Un effet bien dans l'air du temps … Je pars de l'idée aujourd'hui que leur influence est protectrice et que nous saurons rester zen à leur image. Les Genevois de ma génération se souviennent de l'endroit où ces Sphinges étaient visibles dans les années 50. Ce n'était pas à proximité de la gare de Cornavin où elles sont actuellement. Elles ornaient alors l'entrée du Grand Hôtel de Russie et Continental, situé à l’angle du quai du Mont-Blanc face à l’hôtel des Bergues, démoli en 1968.

Pascal Hlenweg: Participation faiblarde

(...) Il n'est pas indifférent que les Conseils municipaux des villes soient à majorité de gauche ou de droite, quand il s'agira de décider de la manière d'assumer les pertes fiscales dues à la RFFA (30 millions de moins en Ville : c'est presque trois fois la subvention accordée au Grand Théâtre...) et de concrétiser les grandes proclamations de l'"urgence climatique". Ni quand il s'agira d'user ou non du droit de préemption dont la commune dispose sur les terrains mis en vente. Ni quand la commune jouera son rôle de "patron" de ses plus de 4000 employées et employés (sans compter celles et ceux dont l'emploi dépend des subventions municipales). Et il n'est pas sans enseignement que par deux fois, la Ville ait dû recourir aux "douzièmes provisionnels" pour financer mois après mois ses engagements, dans l'attente que le peuple rétablisse un budget annuel après que la droite ait bidouillé celui que proposait le Conseil administratif. (...)

JF Mabut: Whatever it takes

"Whatever it takes!" "Wir schaffen das!" Vous vous souvenez? "Quoi qu'il en coûte", fut l'injonction de Mario Draghi en 26 juillet 2012 pour sauver l'euro des spéculateurs qui, comme des rapaces, tournaient autour de la monnaie unique. "Nous y arriverons", avait lancé Angela Merkel le 31 août 2015 quand près d'un million de réfugiés arrivaient en Allemagne surtout et en Europe un peu. Le sauvetage de l'euro est toujours en cours et l'intégration des migrants n'est pas simple. Avaient-ils l'Italien président de la Banque centrale européenne et la chancelière allemande d'autres choix? Depuis le Brexit a ouvert une brèche aux rapaces, Lagarde, qui a succédé à Draghi, déçoit (en fait, elle n'a plus les moyens seules de mettre l'économie sous perfusion), Trump détruit le système international, Vladimir est assis sur le trône de Russie pour 16 ans encore, comme Xi, l'empereur de Chine. Et moi, et moi, et moi? Macron nous l'a donc fait jeudi soir "Whatever it takes". (...)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.