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Jacques-Simon Eggly: Vers un retour de l’éthique

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Jacques-Simon Eggly: Vers un retour de l’éthique

Souvenir d’un échange avec un collègue dans les couloirs du Parlement fédéral, il y a bien des années. L’auteur de ces lignes,—un peu obsessionnellement désireux d’établir un lien entre les racines intellectuelles du libéralisme et l’action dans l’actualité—, insistait sur le fait que la philosophie libérale impliquait non seulement une volonté de liberté mais aussi une dimension éthique indispensable à sa survie ; y compris en matière économique et financière. La réponse fut assez sèche. Ce genre de phrase relèverait du pathos et d’une fausse bonne conscience naïve, presque agaçante. Une économie libérale aurait sa logique incontournable : la recherche de la rentabilité, génératrice de profit. Il en découlerait un effet de concurrence stimulante et de ruissellement finalement au bénéfice de tous. Des années après, le soit-disant pathos est au cœur d’un vrai débat. (...) Exploiter les ressources d’un pays du Tiers-monde en rapatriant l’essentiel des bénéfices, sous réserve de ce que retiennent pour eux des notables du régime : est-ce du libéralisme responsable ? Non ! (...)

Myriam Hagen: L'être humain, jonction entre deux mondes

Du vocabulaire, nous connaissons cette antinomie se rattachant à la notion d'humain : inhumain et surhumain. Ces appellations décrivent toutes deux un état différent de l'humain, la différence tenant de l'orientation qui leur est donnée. Inhumain fait référence à quelque chose de très négatif, en relation avec un manque d'humanité. Une absence de sentiments de bienveillance, de bonté, d'amour. Peut-on alors en déduire qu'être "humain" signifie être empli de bonté et d'amour, doté d'une intelligence et d'une connaissance bienveillantes ? C'est du moins la définition que l'on en trouve dans le dictionnaire. Ainsi, toujours d'après le dictionnaire, le terme "humanité" fait mention d' "un sentiment de bienveillance et de compassion envers autrui". N'est-ce pas là le but à atteindre de notre civilisation ? (...)

Anne Cendre: Sourdingue

« Je redoute les fêtes de fin d’année, m’a avoué une amie du 3e âge. Nous sommes nombreux autour du sapin. On bavarde, on rit et je ne parviens pas à suivre. On a oublié ou on ne sait pas que mon ouïe baisse. Cela me donne l’impression d’être exclue. » (...) Les jeunes ne savent pas articuler ! Combien de fois n’entend-on pas cette plainte dans la bouche de personnes âgées. Agathe poursuit. « Au cinéma, dans les films français, les jeunes acteurs avalent la moitié des mots. Sans parler de leur vocabulaire ou des allusions que j’ignore. Paradoxalement, les sous-titres anglais me sauvent la mise ! J’ai renoncé à aller au théâtre, me confie-t-elle encore. Il est trop frustrant d’entendre le public rire et de ne pas savoir pourquoi. Avez-vous remarqué que la fin des phrases, celle qui contient précisément le fin du fin, vous échappe ? Il semble que le comédien veut vous mettre dans la confidence en baissant le ton. Comme s’il ne s’adresse qu’à un seul spectateur et non à un public entier. (...)

Adrien Faure: La mythologie d’Amélie Poulain

J’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui sur mon blog la jeune romancière genevoise Elise Vonaesch pour un billet sur la portée mythique du personnage de fiction Amélie Poulain. Bonne lecture ! AF Amélie Poulain est devenue un personnage mythique depuis la sortie du film en 1997. Elle incarne ceux qui ne sont pas représentés dans la société. Que ce soit dans les films, dans les émissions ou dans les publicités, les héros discrets et timides sont ceux qu’on n’expose pas. D’habitude, on privilégie les extravertis et les courageux, qui se battent et affrontent. Pas ceux qui aident le monde par des petites choses, de petits gestes qui font du bien au cœur. Pour une fois, c’est une jeune femme très sensible qui est mise au devant de la scène. Et surtout, ça marche. Malgré sa timidité, elle garde son statut d’héroïne sans tomber dans celui de la victime. Et si elle ne sauve pas le monde, elle l’aide à sa manière, en agissant dans le secret. Et c’est nouveau, tant les introvertis se perdent parmi les héros qui n’ont peur de rien. Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain est un film doté d’une âme (...)

Maurice-Ruben Hayoun: Histoire des traites africaines

Ce livre est écrit selon les normes du commentaire historique. En d’autres termes, c’est un livre sérieux, qui relate et analyse des faits historiques. Et pourtant, il ne se lit pas sans une émotion intense. Les questions qu’il pose et auxquelles il apporte des réponses satisfaisantes ne peuvent pas nous laisser indifférents. On se demande comment des hommes ont pu réduire d’autres hommes, leurs semblables en tout point, sauf dans certains cas la couleur de la peau, au rang de chose ou de bien meuble, de force de travail, et moins bien traités que des animaux ou des bêtes de somme. Il ne s’agit pas ici de mièvrerie mais de sentiments de honte. D’ailleurs, le livre s’ouvre sur une belle citation de Condorcet (Réflexions sur l’esclavage des nègres, 1781) : en résumé : l’esclavage est le plus odieux des crimes, quelle qu’en soient les motivations. Aujourd’hui, on parle d’une crime contre l’humanité. Comment ce phénomène de traite ou de commerce d’êtres humains a-t-il été possible ? (...) L’esclavage, écrit l’auteur de cet ouvrage, remonte à la nuit des temps et ce n’est pas l’islam qui l’a créé. (...) Ce livre constitue une belle synthèse de ce qu’on sait sur cette question. Mais je déplore un seule manque : le statut de l’esclave dans la Bible et dans les Évangiles puisque tant les juifs que les chrétiens ont été touchés par ce phénomène, soit en tant que bourreaux soit en tant que victimes. Mais cela n’enlève rien aux grands mérites de livre.

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