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Le meilleur des blogsHaykel Ezzeddine: Le repas des héros offert par le « Bistrot de Charlotte », parfait!

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Haykel Ezzeddine: Le repas des héros offert par le « Bistrot de Charlotte », parfait !

J’ai testé le repas offert par le restaurant "le Bistrot de Charlotte" situé dans l’un des quartiers chics de la rive droite, à quelques mètres du « Four Seasons Hôtel des Bergues » et du pont qui porte le même nom. Rappel et retour en arrière. Il y’a quelques semaines à la sortie du semi-confinement, le propriétaire du restaurant à coup de pub sur les réseaux sociaux et dans les médias, a annoncé qu’il offrait 1000 repas durant 11 mercredis aux travailleurs de l’ombre pour leur aide apportée pendant la période du Covid-19. Toutes les professions ou presque sont concernées. Et ça fait du monde. J’étais agréablement séduit par cette démarche rare dans la profession qui mérite d’être relevée. Pas d’entourloupe, ni d’anguille sous roche ! Nous étions 10 personnes et nous avons eu droit à la totale (...)

Jean-Noël Cuénod: Esclavage, ce monstre qui en nous persiste

(...) Mais l’idée d’une égalité fondamentale entre tous les êtres humains est demeurée à l’état de braise cachée sous un épais tapis de cendre. Régulièrement, l’esclavage a été remis en question, voire aboli. Et tout aussi régulièrement, il est réapparu, parfois sous une autre forme. L’homme est né libre et partout il est dans les fers constatait au XVIIIe siècle Jean-Jacques Rousseau en préambule à son Contrat Social. Il serait bien hasardeux de soutenir qu’aujourd’hui ce constat ne serait plus de saison. La première interdiction dûment documentée de recourir à l’esclavage remonte à 539 avant Jésus-Christ, décision prise par le roi de Perse Cyrus II ; elle est inscrite en akkadien et caractères cunéiformes sur un cylindre d’argile. En Occident, la position la plus radicale contre l’esclavage remonte sans doute à l’Apôtre Paul, notamment dans son Epître aux Galates : Il n’y a ni juif ni grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus (Galates III, 28). Saint Paul a répété cette formule, à peine modifiée, dans ses Epîtres aux Corinthiens et aux Colossiens. Il ne s’agit donc pas d’un feu de bouche occasionnel. Cette affirmation bouleverse d’autant plus qu’elle apparaît dans un milieu où l’esclavage est pratiqué très largement, sans guère d’état d’âme. (...)

Anne Cendre: Godard sans Godard à Nyon

En souvenir de sa jeunesse et de la mienne, je me suis rendue à Nyon pour l’exposition Sentiments, signes, passions, à propos du Livre d’image de Jean-Luc Godard. Je l’ai trouvé fidèle à lui-même, toujours aussi incohérent, insolent, et insupportable. Mais le charme en moins. (...) On dirait que Godard nous jette son mépris à la figure. Un mépris qui n’a rien de commun avec le magnifique film qui porte ce nom, Le Mépris, de 1963, sa réalisation la plus somptueuse, offrant à Brigitte Bardot l’un de ses meilleurs rôles. Tout ce qu’il nous montre aujourd’hui n’a plus rien à voir avec ses œuvres des années 1960, celles qui avaient secoué l’industrie cinématographique par son originalité, sa spontanéité et son inconvenance, abordant tous les genres, comédie, tragédie, bouffonnerie, absurde, gangsters, anticipation, allégorie. On se rappelle A bout de souffle et Pierrot le fou où Belmondo nous emballait, Une femme est une femme où nous découvrions la délicieuse Anna Karina, La Chinoise qui révéla une Anne Wiazemsky volontaire dans un film qui anticipait la révolte de 1968. Week End, également prémonitoire, avec son gigantesque embouteillage et ses terroristes, est le dernier film du Godard cinéaste. A partir de 1968, Godard est devenu un activiste idéologue qui se sert des images pour lancer ses aphorismes et dénoncer les injustices. Retiré dans son village vaudois, il garde cependant un ardent espoir, le dernier mot du texte imprimé de son Livre d’image. (...)

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Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.

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Claude Bonard: Quel rapport entre le bombardement d'Alger et Genève ?

Cher amis Genevois, l'histoire du bombardement du port d'Alger par l'amiral français Abraham Duquesne qui prit fin le 26 juin 1683 a un lien indirect avec notre cité à travers la famille de l'illustre marin. C'est en effet le marquis Henri Duquesne, Protestant et fils de amiral qui bombarda Alger qui fit construire le superbe hôtel particulier édifié en 1702 qui se trouve en face de la cathédrale Saint-Pierre. Lorsque vous passerez la prochaine fois devant la Maison Duquesne, souvenez-vous qu'en d'autres temps, les Protestants persécutés songeaient à traverser les mers pour se mettre en sécurité ! Au lendemain de la révocation de l’Édit de Nantes en 1689, des huguenots français, réfugiés en Hollande, conçoivent le projet de fonder une république protestante. (...)

René Longet: La biodiversité base de toute vie

(...) Jeudi 25 juin, la SIA, société suisse des ingénieurs et architectes, section de Genève organisait un webinar sur Biodiversité et domaine bâti, auquel plus de 120 personnes s’étaient connectées. Sachant que le domaine bâti comprend tant l’espace urbanisé que la zone d’habitat individuel, les infrastructures et les diverses zones industrielles, soit 30% du territoire cantonal. (...) Tout cela souligne la faisabilité d’une autre approche, consistant à mettre la biodiversité au centre de l’acte de bâtir et non plus à sa périphérie. Cette réorientation doit maintenant entrer dans les réflexes professionnels et personnels de tout acteur du territoire et du bâti, de tout usager d’une parcelle de sol. Du travail pour de nombreux métiers, mais tâche enthousiasmante car ciblée sur les solutions. La fierté du bâtisseur sera de répondre à la fois aux besoins des hommes et des espèces, en préservant et aménageant des espaces pour celles-ci, car l’être humain de loin pas la seule espèce qui ait le droit d’exister sur cette Terre.

Pascal Décaillet: Balkans : les translucides de la 25e heure

Les exécutions de Serbes, ou de partisans de Rugova, les froides liquidations, le trafic d'organes, les liens avec l'OTAN, le financement par les services secrets allemands, ceux installés par M. Kohl, la manipulation générale de l'opinion publique occidentale, la diabolisation d'un camp pour mieux sanctifier l'autre, ça vous dit quelque chose ? Moi, oui ! Non seulement ça me dit quelque chose aujourd'hui, mais ça me disait quelque chose en 98-99, au moment des événements ! Et je l'avais dit, parce que j'avais le dossier ! Et j'étais allé sur place ! Et j'avais fréquenté tous les milieux, pas seulement le gentil circuit qu'on organisait pour journalistes. Et ce que j'ai dit, nous n'étions pas beaucoup à le dire ! Parce qu'il fallait absolument que prévale en Europe occidentale la thèse de l'OTAN, avec la complicité de MM Kohl, puis Schröder. Parce qu'il fallait que les Anglo-Saxons se constituent une tête de pont dans les Balkans, le vieux rêve de Churchill ! Là était l'enjeu, sous les paravents de la morale. (...)

Pascal Holenweg: Un printemps genevois de la mobilité douce ?

(...) il convient tout de même de signaler que les cyclophobes ne semblent n'être qu'une minorité au sein même de la masse des automobilistes, puisque le Touring-Club lui-même, qui s'illustra longtemps par une défense obsidionale du privilège accordé à l'automobile sur tout autre moyen de transport, a pris conscience, encore un peu timidement (mais cela, témoigne son président, a suffi pour qu'il reçoive "quelques volées de bois vert de certains membres") que le "tout voiture des 30 glorieuses (a) cédé le pas aux adeptes du multimodal". Certes, il ne démord pas de son soutien au funeste projet de parking Clé-de-Rive, mais il reconnaît que l'usage du vélo en ville est en progression constante, qu'il s'agit pour des distances de deux à cinq kilomètres du mode de transport le plus rationnel et que "qui dit usage du vélo en ville implique des équipements en matière d'aménagement du territoire, notamment l'ouverture de pistes cyclables au détriment des avenues, boulevards, rues et ruelles habituellement réservées aux voitures"... N'est-ce pas précisément ce qu'ont fait ce printemps Rémy Pagani pour la Ville et Serge Dal Busco pour le canton, et que si 7500 personnes l'ont contesté dans une pétition, 17'500 l'ont applaudi dans une autre ? (...)

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