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Guy Mettan: Tania Fabergé, une femme d’exception

Nouvelle édition de notre revue des blogs publiés sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre ci-dessous. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Guy Mettan: Tania Fabergé, une femme d’exception

Jeudi 13 février, Tania Fabergé nous quittait, trois semaines avant son 90e anniversaire, dans son domicile de Versonnex. Pour celles et ceux qui ont connu cette femme vibrante, hyperactive et qui n’avait pas la langue dans sa poche, c’est une grande page de l’histoire russe et genevoise qui se tourne. Née à Genève le 7 mars 1920, Tania était l’arrière-petite-fille de Pierre-Karl Fabergé, le fondateur de la prestigieuse maison de joaillerie russe connue pour les célèbres œufs que les tsars Alexandre III et Nicolas II offraient à leurs épouses pour la fête de Pâques, et elle était le dernier membre de la famille à porter ce prestigieux nom. (...) Après quelques années comme traductrice pour le CICR, notamment à Beyrouth, elle rentre à Genève où elle devient cheffe du secrétariat du CERN qui vient d’être fondé. Elle y travaillera 38 ans, de 1957 à 1995, côtoyant le gratin de la physique contemporaine et les nombreux Prix Nobel qui font le voyage de Genève, marquant les esprits par son humour, son sens de l’amitié et son fort caractère de femme insoumise. Tout au long de ces années, elle continue à s’intéresser à la joaillerie, (...)

André Naef: Aung San Su Kyi et l'Occident: l'histoire d'un malentendu

"Des généraux cruels, une icône à la pureté irréprochable, et un peuple innocent attendant le salut. Telle était l'image gravée dans le marbre de la Birmanie", constate l'historien Thant Myint-U dans un livre qui apporte un témoignage de première main sur l'actuel Myanmar. L'icône, c'est Aung San Su Kyi qui a passé dix-huit années en résidence surveillée pour prix de son combat contre la dictature militaire. En retour, l'Occident l'a couverte d'honneurs: Prix Nobel de la Paix en 1991, Citoyenne d'honneur de la Ville de Paris en 2004, des doctorats honoris causa d'universités parmi les plus prestigieuses (Oxford, Louvain), des récompenses à la pelle. Aujourd'hui, l'icône est tombée de son piédestal. (...) Mais il est une explication plus fondamentale. Plutôt que la championne des droits humains portée aux nues par ses anciens admirateurs occidentaux, Aung San Su Kyi est d'abord une nationaliste birmane qui partage les préventions de ses compatriotes à l'encontre des minorités, particulièrement les Rohingyas. Et quelle que soit la brutalité de sa confrontation avec les généraux, elle reconnaît une légitimité certaine à une armée dont le fondateur fut son propre père.

Pascal Décaillet: Robert le Diable

(...) Il m'est parfaitement égal que Robert le Diable soit habile, roué jusqu'à la moelle, connaisse le terroir et les hommes, il n'en demeure pas moins que sa nomination sonne comme un désespérant signal d'incapacité du Conseil d’État à sortir de son chapeau autre chose que l'éternité blanche du même lapin, toujours recommencée. La Mer, de Valéry, où la nouvelle vague ressemble à l'ancienne, à s'y méprendre. Le Canton de Vaud a eu longtemps son État radical, le Valais son État PDC, voici que Genève entre dans l’État Vert. Où un magistrat Vert délègue sa responsabilité à son prédécesseur, son double, Vert également. On est parti pour des années de petits arrangements entre Verts, sur fond de terrains valant des centaines de millions, avec monnaies d'échange, barbichettes drues, tous poils érigés, par lesquelles on se tient, entre petits hommes Verts, sur la planète Verte. Cette duplication providentielle ne me dit rien qui vaille. Elle porte en elle les risques de l'entre-soi, déjà si présents dans ces ineffables "Fondations", dépourvues de toute légitimité démocratique, dont Genève a le secret (...)

Antoine Vielliard: La FER renonce à appliquer les accords bilatéraux

Avant même de connaitre le résultat des votations du 17 mai sur l'accord de libre circulation, la FER rend les armes et renonce à les appliquer. Des accords bilatéraux la FER ne défend que les avantages pour la Suisse telles que les accords sur la recherche, sur la formation, sur l'accès aux marchés européens ou encore sur la liberté qu'utilisent de plus en plus de Suisses de pouvoir s'installer dans l'Union... mais pas les contreparties négociées trop efficacement par les diplomates suisses et qui en font l'accord le plus avantageux pour un pays tiers. Le beurre, l'argent du beurre et la crémière ne peuvent plus durer : l'Union Européenne doit désormais défendre les Européens et les marchés européens. La FER s'est donc plié aux exigences du microparti MCG (...)

Gabriel Jaccard: A mes amis qui souhaitent voter Vert Libéral ou PDC

Je vous invite donc à consulter mon questionnaire smartvote avec mes commentaires (...) Par exemple, la questions 7 chiffre 3 dit : "Une initiative demande que la Suisse cesse d'utiliser les énergies fossiles à partir de 2050. Soutenez-vous cette proposition?" Comment répondre à cette question sans tomber dans le populisme lors qu'aujourd'hui il est inconcevable de cesser d'utiliser les énergies fossiles? La technologie pour les remplacer n'existant tout simplement pas. De plus, le terme "cesser d'utiliser" est un euphémisme pour ne pas dire une interdiction, ce qui fait frémir tout libéral. (...) Les trois graphiques ci-dessous représentent les résultats smartvote des candidats des partis Vert'libéraux, PDC, PLR. On y observe que le PDC et les Vert'libéraux ne se distinguent que dans un mouchoir de poche et qu'ils constituent bien plus des partis de centre gauche plutôt qu'une alternative à la droite libérale.

Pascal Holenweg: Dimanche 8 mars, grève féministe

Dimanche 8 mars prochain, la Suisse vivra une grève pour les droits des femmes. Une grève féministe et non une grève des femmes, car, comme l'affirme le collectif féministe des personnes en formation (CFPF) il faut "faire une analyse des rapports de pouvoir qui traversent notre société en termes de genre et non en termes de sexe", et "renverser les rapports de pouvoir qui sont les terreaux fertiles du harcèlement sexiste. (...) Les femmes de Suisse sont appelées à faire grève un dimanche. Un dimanche, jour de repos ? Pas pour celles qui travaillent dans les hôpitaux, les EMS, les prisons. Pas non plus pour celles, innombrables, qui assument ce jour là comme tous les autres jours les tâches domestiques, les soins aux proches. Organiser une grève féministe prend dès lors tout son sens, puisqu'il s'agit aussi de remettre en cause la répartition du travail, son rythme, ses conditions -et sa rémunération. (...)

Marc Schindler: Cessez de rire, charmante Helvétie !

(...) La Suisse neutre ? Quand ça arrange le monde politique, les militaires et le business. Ceux qui n’ont pas la mémoire courte se souviennent du scandale des fiches en 1981, quand les barbouzes espionnaient des milliers d’opposants, de politiciens et de journalistes, comme moi. Ou du scandale des fonds juifs en déshérence en 1995, quand les vertueuses banques suisses gardaient l’argent des Juifs déposés en Suisse pour échapper aux nazis. Bref, comme l’écrivait Jean Ziegler : « Une Suisse au-dessus de tout soupçon » Si des Suisses croyaient encore au mythe de la Suisse neutre et vertueuse, solide comme le Cervin, ils devraient comprendre que leur beau pays a été instrumentalisé par l’Amérique pendant la guerre froide, avec l’accord et la complicité de ses dirigeants. Dans le quotidien Le Temps, l’historien Luc Van Dongen rappelle quelques vérités gênantes : (...) la neutralité, « un brillant mais hypocrite instrument de politique étrangère et de politique économique. Comme la vérité n’est pas avouable, il vaudrait mieux qu’elle ne soit pas dite, voire pas du tout connue ». Dans l’Antiquité, on mettait à mort le messager qui apportait de mauvaises nouvelles. Luc Van Dongen a bien de la chance de vivre au XXIe siècle !

JF Mabut: L'école d'Alain Walder, maire de Bardonnex

Il y a 25 ans, ayant quitté temporairement le journalisme pour la haute fonction publique, j'ai été pendant trois ans adjoint à la Mairie de Bardonnex. La maire d'alors, Marie-Louise Barthassat, avait un souci: bâtir une nouvelle école. La commune avait acheté dans ce but la ferme Garin et le verger attenant pour quelque 2 millions de francs. (...) C'est donc sur ce terrain de la chapelle de la persécution. à 300 mètres à l’ouest du hameau, qui appartient désormais à la commune de Bardonnex depuis le 31 octobre 2019, suite à un désenchevêtrement long et laborieux des biens paroissiaux et des biens communaux à Compesières, que le maire actuel, Alain Walder, et future, Béatrice Guex-Crosier, veulent construire une nouvelle école. Elle sera en bois - tous les programmes des trois partis en lice le 15 mars prochain le promettent - chauffée au bois et pas faite pour des Pinocchio de bois. Y seront enseignées les vérités scientifiques sans langue de bois, qu'il faut croire aussi fermement que, naguère, la résurrection des corps. (...)

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