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Gabriel Jaccard: Motion ”Blockchain GVA”

Nouvelle édition de notre revue des blogs publié sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève.. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci, pour la qualité de notre forum, d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Gabriel Jaccard: Motion ”Blockchain GVA”, un pont entre politique, droit et blockchain

(...) La Suisse avance sur cette thématique à toute vitesse. En effet, dernièrement le 11 septembre 2019, le Guide Stablecoin FINMA est sorti, faisant écho notamment au projet Facebook nommé "Libra", installé à Genève. De plus, on relèvera l'adoption par le Conseil fédéral du message le 27 novembre 2019, qui instaure la lex blockchain , soit la première adaptation du droit fédéral vis-à-vis de ce phénomène, ce qui n'est pas négligeable. Au niveau des cantons, la suisse-allemande a su tirer très tôt son épingle du jeu dans ce domaine. Zoug, Schaffhouse, Zürich ont développés d'innombrables projets - dont notamment une identité digitale sur Ethereum à Zoug - et ont su se placer devant Genève qui est pourtant l'hôte d'organisations internationales de l'internet traditionnel comme l'OMC, l'ITU ou l'OMPI. Si les discours politiques se montrent ouverts en Romandie, peu de pas concrets ou utiles ont pu être comptés jusqu'à présent. (...) Afin d'améliorer la situation à Genève, j'ai travaillé sur un panel de solution auprès de la formation politique des JLRG. Ces propositions seront proposés au sein d'une motion auprès du Grand Conseil genevois dans les prochains mois. Mon idée principale: Créer un pont entre la technologie, le droit et la politique. Les solutions proposées, dont je commenterai certaines ci-dessous sont les suivantes: (...)

Joëlle Fiss: Lettre à mes lecteurs de la Tribune

(...) Décidément il n’y a rien qui fait plus bouillonner le sang chez tout citoyen engagé que la religion. Elle s’immisce partout dans des grandes questions d’actualité. Dans mon dernier blog qui se réfère à une décision judiciaire sur la loi de la laïcité adoptée en février 2019 (vous pouvez lire le blog ici), j’ai reçu des commentaires où l’on me traite, pour ne pas caricaturer (!), de naïve pleine d’angélisme face à l’Islam. En gros, je serai un peu crédule, voire ignare, face aux grandes questions qui nous préoccupent tous. (...) Chers lecteurs, j’aimerais utiliser cette opportunité pour clarifier qui je suis. Et, aussi pour vous dire que je vais méditer sur la modération de mon blog à l’avenir. Mon métier, c’est d’étudier des questions complexes autour de la religion. Et, entres autres, d’analyser la barbarie commise au nom de la religion. Par exemple, j’étudie les schémas de la violence du djihadisme islamique- en particulier les allégations de « blasphème » qui persécutent libéraux, humanistes, dissidents politiques, athées, minorités religieuses ou intellectuels pour insulte ou idée offensive contre le « sacré ». Or, les droits de l’Homme protègent les hommes, pas la religion. C’est mon combat. (...)

Simon Brandt: reconstruire la confiance via la transparence

(...) La population à le droit de savoir quel usage est fait de l'argent public et ainsi être informée du contenu des rapports du Contrôle financier comme ceux de la Cour des comptes. Le retour à la confiance ne se fera qu'en rendant public les nombreux dysfonctionnements et en prenant les mesures nécessaires pour y remédier, pas en les cachant et en menaçant comme le font les magistrats Sami Kanaan et Rémy Pagani. Il convient encore de souligner que la bonne marche de l'administration ne serait ainsi en aucun entravée par la publication dudit rapport, notamment au vu du coming-out public de la cheffe des bibliothèques municipales dans la Tribune de Genève alors même que son nom ne figurait pas dans le rapport (voir ici). En cas d'élection au Conseil administratif, ma première mesure sera ainsi de procéder à un audit complet de la municipalité, puis de le rendre public dans la foulée, afin de reconstruire sur des bases saines et transparentes. (...)

Alfonso Gomez: Pour une commission de la transition écologique en Ville de Genève.

(...) Le bilan écologique de la Ville de Genève est encore insuffisant aujourd'hui. Je passe sur notre taux de récupération des déchets, par exemple, qui ne dépasse guère les 45%, alors que la Ville avait pour ambition de dépasser les 70% à la fin de cette législature. Quant au Conseil administratif, le fleuron de ses projets est la construction d'un méga-parking en plein centre-ville... Nous le voyons à travers les budgets successifs: les objectifs environnementaux ne semblent toujours pas être la priorité des priorités, en Ville de Genève. Pourtant, plus personne ne peut ignorer aujourd'hui les dangers de la crise écologique. Les différents types de pollution mettent en danger la santé de la population et la biodiversité. Nous savons qu'en 2050 il y aura dans les mers plus de tonnes de plastique que de poisson, si nous continuons à consommer comme nous consommons. (...) Comme l'a dit très justement le lauréat du prix Nobel Jacques Dubochet, la gouvernance climatique mondiale s'apparente à un paquebot dont le gouvernail serait bloqué. Ce ne sont probablement pas les décisions des États qui parviendront à la faire changer de cap, mais plutôt la société civile, les villes et les régions, avec l'appui d'entreprises qui anticipent un changement de route. Ce sont eux, les hérauts de la transition. (...)

Pascal Holenweg: Comment va le monde ? Comme d'hab'

(...) Ce à quoi nous assistons est bien l’effacement des vieilles structures de domination politique (l’Etat), sociale (le salariat) et culturelle (les églises, l’école, l’université) au profit d’espaces à conquérir, et qui peuvent être des espaces de liberté ou des espaces marchands, selon qui se révélera capable de les investir (ou d’y investir...). Cet effacement n’est pas celui du capitalisme lui-même. Sa crise est évidente, pas sa fin, même si ce système, pas plus qu’un autre, ne peut prétendre à l’éternité. La question est dès lors de savoir qui, du capital ou de sa négation, de la marchandise ou de sa critique, prendra le contrôle de ces espaces nouveaux, que le capitalisme a lui-même créé –mais comme Frankenstein avait créé sa créature. Cette question, en somme, est toujours celle qui se posait en 1792, et qui se reposa en 1848, en 1871 et en 1917 : un système (qui n'est pas le capitalisme en soi, mais seulement l'un de ses modes) s’effondre -mais à quoi ressemblera ce qui lui succède ? Mirabeau ou Babeuf ? Louis-Napoléon ou Blanqui ? Thiers ou la Commune ? Lénine ou Makhno ? Mussolini ou Gramsci ? Lister ou Durruti ? Bachar ou le Rojava ? Ce qui est ou doit être décisif est que le capitalisme produit des forces capables de le détruire, et que bien des résistances à ce capitalisme-là, celui qui arase l’ordre établi par le capitalisme ancien et par le capitalisme socialisé, concourent à la rendre supportable en s’arqueboutant sur les institutions, les agents, les pratiques de l’ordre ancien. Il faut changer quelque chose pour que rien ne change : Cette loi qu’exprime au Guépard son neveu, rallié à la révolution garibaldienne puis à sa répression, le mouvement ouvrier l'a, sans le savoir d’abord –puis, sourdement, en l’admettant- appliquée. (...)

Edmée Cuttat: Guédiguian se mue en lanceur d'alerte dans ”Gloria Mundi”.

(...) Gloria Mundi est probablement le film le plus noir et le plus pessimiste de Robert Guédiguian. Ariane Ascaride, rencontrée récemment à Genève n’en disconvient pas, tout en nuançant le propos. «C’est vrai. Il est très sombre. Mais en même temps Robert regarde les gens avec beaucoup d’amour et d’humanité. Il veut encore croire qu’on peut faire bouger les choses. C’est un cri d’alarme destiné aux politiques pour leur dire qu’on ne peut pas continuer comme ça. Il faut se préoccuper de ceux qui souffrent d’exclusion. A Paris, à Marseille et dans d’autres grandes villes, les cités, par exemple, forment un monde à part. Le fossé s’est considérablement creusé avec leurs habitants. Il faut aujourd’hui passer par l’école, la santé pour espérer que cela change». On est tenté de dire qu'il s'agit presque d'un film "gilet jaune". (...)

Adrien Faure: Les problèmes d’une politique égalitariste

L’égalitarisme prône une redistribution des possessions matérielles entre membres davantage fortunés et membres moins fortunés de la société. La redistribution des possessions matérielles peut avoir pour but de réaliser l’égalité pour elle-même (approche intrinsèque) ou avoir pour but de maximiser une autre valeur ou plusieurs autres valeurs (approche instrumentale), soit que l’on vise ainsi une égalisation du bien-être, une égalisation de l’utilité individuelle, une égalisation de la satisfaction des préférences individuelles, le respect d’une certaine conception de la personne comme étant moralement égale aux autres, ou tout autre raison. L’égalitarisme se heurte à certaines critiques similaires à celles opposables à l’égalitarisme strict, notamment à l’argument de l’efficacité de la production. A cet argument, il faut en adjoindre au moins deux autres : le problème du nivellement par le bas et celui de l’atteinte à la liberté individuelle. Je vais revenir sur ces trois arguments plus en détails à présent. (...)

Maurice-Ruben Hayoun; Edmund Husserl

Cet imposant travail consistant à rendre en français philosophique mais aussi compréhensible une œuvre de cette importance, issue de la plume du fondateur de la phénoménologie, Edmund Husserl (1859-1938) est à porter au crédit de son excellent traducteur, Jean-François Lavigne. La mention méritait absolument d’être faite tant la pensée de cet auteur germano-autrichien, né dans une famille juive de Bohême-Moravie (mais converti au luthéranisme le 8 avril 1886) est difficile et complexe à la fois, surtout si l’on tient compte de l’évolution de sa pensée, reflétée dans les trois grandes œuvres qu’il a écrites (...)

David Frenkel: La couardise criminelle des pays européens

Ainsi donc, six pays européens, dont la Belgique, la Suède, la Norvège, la Finlande, le Danemark et les Pays-Bas ont annoncé rejoindre l’INSTEX, instrument créé par la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne pour assurer la continuité des transactions commerciales avec l’Iran malgré les sanctions américaines. Comment les gouvernements européens peuvent-ils soutenir financièrement un régime qui affame son peuple afin de pouvoir semer la désolation en Irak et au Liban ? (...)

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