Edmée Cuttat: «Adoration», l'éloge de l'amour fou

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Edmée Cuttat:”Adoration”, l'éloge de l'amour fou

Avec Adoration, le Belge Fabrice du Welz conclut une trilogie ardennaise commencée avec Calvaire en 2004 et poursuivie avec Alleluia en 2014. Dans ce dernier volet, conte initiatique noir et cruel flirtant avec le thriller psychologique et le fantastique, on découvre tout d'abord Paul, garçon solitaire, timide et un rien simplet. (...) il rencontre Gloria, une fille de son âge récemment internée par son oncle. (...) Pour incarner ces deux êtres, il fallait des comédiens à la hauteur. Le formidable Thomas Gioria, découvert dans Jusqu’à de la garde se révèle à nouveau parfait, tout comme Fantine Harduin, aussi remarquable qu’imprévisible, troublante et dangereuse dans cet éloge déroutant de l’amour fou, quête de l’absolu empreinte de violence, de sensibilité, d’onirisme, de cauchemar et de poésie. (...)

Marc Schindler: Chaos à Des Moines

(...) Et pendant ce temps, qui se marre à Washington ? Donald Trump, qui ironise sur ses adversaires démocrates, Joe Biden, « l’endormi », et Bernie Sanders, « le communiste ». Le vieux sénateur aurait mieux fait de la fermer quand il annonçait triomphalement : « Le premier Etat du pays a voté et aujourd’hui marque le début de la fin pour Donald Trump ». Devant le désastre de la primaire démocrate en Iowa, le président a un boulevard pour être réélu en novembre. Il a échappé à la destitution, son camp est derrière lui et ses adversaires sombrent dans le ridicule. Ainsi va le monde politique au pays de l’Oncle Sam. L’élection présidentielle, ça fait penser à la chanson de Abba : The Winner Takes It All » : « J’ai joué toutes mes cartes/ C’est aussi ce que tu as fait/ Plus rien à dire/ Plus d’as à jouer/ Le vainqueur ramasse tout »

Philippe Meyer: L’avion à hydrogène, le futur?

Initialement, les premiers avions à hydrogènes auront une cellule classique avec des réservoirs montés à l'extérieur du fuselage pour transporter l'hydrogène, qui sera utilisé pour faire fonctionner une pile à combustible propulsant un avion de 20 passagers sur des vols jusqu’à 800 km. Pour évoluer vers des avions plus gros et sur de plus longues distances, il s’agira de repenser la configuration de l'avion pour l'adapter au système de propulsion. C'est ce qui s'est produit chaque fois qu'un nouveau type de propulsion a été introduit : tout d'abord, il est adapté aux cellules existantes, puis de nouvelles ailes et fuselages sont conçus autour des nouveaux moteurs. Actuellement, 70 millions de tonnes d'hydrogène sont produites par année, la majeure partie étant utilisée dans la production d'engrais et dans les raffineries de pétrole. Si l’on convertissait entièrement tous les vols de moins de 800 km à l’hydrogène, cela représenterait moins de 10% du marché. Ce n'est pas comme s’il s’agissait de doubler la production pour les besoins de l'aviation. De plus, l'hydrogène a une densité énergétique beaucoup plus élevée que les batteries, et d'ici 5 ans, le coût de l'hydrogène devrait être inférieur à celui du kérozène. L'utilisation de l'hydrogène dans l'aviation semble donc promise à un avenir radieux.

Pascal Holenweg: Remontées de remugles homophobes

(...) Le champ de la lutte contre l'exclusion est vaste, en effet, l'homophobie, le racisme, la misogynie, la xénophobie (et on en passe) ont de multiples visages et "compartimenter la haine" serait plus qu'une "fausse bonne idée", une "vraie mauvaise idée" s'il s'agissait de cela. Mais en soutenant l'extension à l'homophobie de la loi antiraciste, on ne fait précisément qu'entamer cette extension, non la clore. Pourrait-on d'ailleurs concevoir une loi faisant liste de toutes les discriminations à proscrire ? il nous en naît continuellement, plus qu'un processus législatif ne pourrait en digérer. Et ce n'est pas parce qu'on ne les proscrit pas toutes qu'il faut renoncer à en condamner quelques unes. C'est ce que fait la loi proposée au vote des Suisses et Suisses. Comme l'écrivent dans "Résistance" Céline et Sophia Misiego, on aimerait beaucoup que cette loi soit inutile. Mais elle ne l'est pas : l'homophobie tue sans que les homophobes aient, eux, à tuer. (...) La loi proposée au peuple veut lutter contre l'homophobie, comme elle veut déjà lutter contre le racisme. Elle n'envisage pas de lutter contre la connerie. Il y a des tâches surhumaines hors de portée de la loi humaine. Et même de celle de Moïse.

Anne Cendre: Arsenijevic, suite

Depuis mon blog intitulé « Coïncidences à Marmottan », plusieurs messages m’ont apporté des suppléments d’information sur Drago Arsenijevic, le protagoniste imprévu de ces « Coïncidences », précurseur des pirates de l'air grâce à son père pilote, arrivé en Suisse en 1951 âgé de 19 ans et faisant carrière dans le journalisme. Drago Arsenijevic a travaillé de longues années à La Tribune de Genève. (Notez que j’inclus La dans le titre, article qui a été supprimé depuis.) Il a été par deux fois envoyé à Paris comme correspondant. Entre ces deux fonctions, il avait été nommé responsable d’un projet qui n’a pas duré très longtemps, Tribune Editions. Sous l’égide de Tribune Editions, il collabora à plusieurs ouvrages sur la Guerre 1940-45 et il publia des auteurs locaux, notamment Monique Barbey, dont Tiens-toi comifô fut le premier livre publié. (...)

John Goetelen:0,9° de plus en moyenne, ça fait quoi ?

(...) Aujourd’hui je compare trois villes, dont la température moyenne annuelle diffère de 0,9° pour les deux premières et de 1,5° entre la première et la troisième, soit plus que les 0,6° annoncés. (...) La première ville est Montpellier. Sa température moyenne annuelle est de 13,9 degrés. Constat: avec 3,6° de moyenne de plus que Genève, on y vit bien, sans catastrophe majeure ni hécatombe de vieillards. (...) Troisième ville: Perpignan. La température moyenne y est de 15,4° (...) Avec une température moyenne plus élevée de 5 degrés qu’à Genève, de 7 degrés qu’à Copenhague et de 9 degrés qu’à Oslo, Perpignan n’est pour autant pas une ville-étuve invivable, ni un désert brûlé, même en ajoutant les dixièmes du réchauffement.

Claude Bonard: Genève, février 1834

Le samedi 1er février 1834, 200 réfugiés polonais rassemblés à Genève sous la conduite de Gerolamo Ramorino, se lancent dans une folle équipée imaginée par le « patriote-conspirateur » Giuseppe Mazzini, chef du mouvement Jeune Italie afin d’attaquer le royaume de Sardaigne. Un second détachement débarque à la Belotte en provenance de Nyon alors que l’objectif était de s’emparer de Thonon. Les Polonais sont accueillis par une compagnie d’artillerie genevoise, la police ayant été mise au courant par des indicateurs. A noter que les troupes mobilisées dans la précipitation par le gouvernement genevois sont commandées par le colonel Guillaume-Henri Dufour. (...)

JF Mabut: Marche avec les loups, ouh ouhououu

Evidemment je vais me faire incendier si j'écris que le film "Marche avec les loups" est une sympathique balade, où Jean-Michel Bertrand, un cinéaste animalier, suit la trace d'un loup, de quelque part au nord de Gap à quelque part dans le Jura vaudois. L'homme ne lésine par sur les moyens pour traquer la bête, en plein respect avec la faune sauvage évidemment - caméras automatiques reliées à son smartphone, drones rasant le sommet des cimes, sac de couchage techno etc. L'homme n'est pas un Robinson. Il perd vite la trace de l'animal évidemment. Mais le propos n'est pas de traquer le loup ni de marcher avec eux, il est de délivrer son catéchisme écolo à voix chuchotée dans l'oreille des spectateurs complaisants et confortablement installés dans les fauteuils du Cinélux. Et ça marche évidemment. (...)

Créé: 04.02.2020, 23h12

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