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Edmée Cuttat: "Kursk"

Pascal Gavillet: "Wij", attention film choc. Pascal Holenweg: De Barthassat à Dal Busco. Claude Bonard: Une Genferei scientifique. Lise Wyler: Courage, fuyons! Jean-Noël Cuénod: Les nouveaux fascismes contre l’Etat de droit

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Edmée Cuttat: "Kursk"

(...) S’inspirant du livre de Robert Moore, Sauvez le Kursk!, le cinéaste alterne très classiquement action et émotion dans cette inutile course contre la montre qui avait tenu en haleine la planète pendant neuf jours. On a beau connaître l’issue fatale, Thomas Vinterberg ne fait pas moins fait monter la tension, l’effet Titanic, en nous plongeant dans le ventre du sous-marin échoué et gravement endommagé. On est au bord de l’asphyxie, quand deux naufragés traversent en couloir inondé et plongent à la recherche de cartouches d’oxygène…On regrettera toutefois que Thomas Vinterberg, efficace dans la dimension documentaire, les séquences de survie au fond de la mer et le portrait des familles au sol, ne développe pas suffisamment l’aspect politique du drame et ne se montre pas plus critique vis-a-vis du pouvoir. Par ailleurs, on se demande pourquoi tout le monde parle anglais…

Pascal Gavillet: "Wij", attention film choc

Malgré une déconstruction narrative et chronologique pas forcément nécessaires, Wij (We) de Rene Eller est ce genre de choc salutaire qu’on attend tous en compétition cinéma au GIFF. Collation d’actes répréhensibles et le plus souvent à caractère sexuel commis par une bande d’ados auxquels le récit ne trouve pas d’excuses, le film ne tente pas d’imposer une psychologie rigide ou didactique, ni même et surtout pas une morale, qui viendrait escamoter la dureté implacable des actes gratuits et manichéens qui nous éclatent à la gueule. Tout cela est sans espoir et d’une noirceur presque totale. Dans la lignée de Pasolini et Larry Clark, n’ayons pas peur des comparaisons audacieuses, même si j’exagère un peu. Un film formidable dont on ne ressort pas indemne.

Pascal Holenweg: De Barthassat à Dal Busco

(...) La politique genevoise des transports et de la mobilité a gagné au remplacement, à la tête du département de tutelle, de Luc Barthassat par Serge Dal Busco -deux PDC, mais dont les lignes politiques dans ce domaine sont contradictoires. Du coup, la gauche et les milieux de promotion de la mobilité douce saluent les choix du nouveau ministre, et la droite s'interroge, quand elle ne les regrette pas -et ne regrette pas surtout l'abandon, implicite, du projet de traversée routière du lac, et en tout cas, explicitement, de la renonciation à le poser comme une urgence. Le président du TCS reproche à Serge Busco de ne pas avoir "compris qu'il faut fluidifier les axes structurants et la moyenne ceinture avant de prioriser la mobilité douce en ville". Or on se dirige précisément vers un aménagement priorisant les transports publics et la mobilité douce en ville -où désormais la majorité des habitants la pratiquent. "Quand les besoins ont changé, les lois qui sont demeurées sont devenues ridicules" (Voltaire) et Serge Dal Busco l'a compris, pas le TCS … Les aspirations des habitants d'une agglomération comme Genève sont contradictoires -et cette contradiction traverse chaque habitant (...)

Claude Bonard: Une Genferei scientifique

Le 7 novembre 1867, Maria Salomea Sklodowska naissait à Varsovie. Elle s'éteindra le 4 juillet 1934 au sanatorium de Sancellemoz situé sur la commune de Passy, au plateau d'Assy, ce balcon du Mont-Blanc que les Genevois connaissent bien. Marie Curie-Sklodowska faillit d'ailleurs venir habiter à Genève puisque son mari, Pierre Curie y avait accepté un poste de professeur avant de se rétracter pour le plus grand déplaisir du rectorat de notre Alma mater et du Conseil d'Etat genevois. Un dossier concernant le célèbre physicien est d'ailleurs conservé aux Archives d'État de Genève (AEG 1985 va 5.3.26). Pierre Curie a failli mettre son savoir au service de l'Université de Genève dès 1900. Rien ne s'est passé comme prévu. (...)

Lise Wyler: Courage, fuyons!

Les Automnales, une manifestation bien sympathique où on peut boire, manger, sélectionner et comparer toutes sortes d'équipements. Une seul petit doute: il y aura beaucoup de monde et ça va être ardu de circuler...Mardi après-midi, c'était tout le contraire: des allées vides et, corollaire, des vendeurs condamnés à l'oisiveté. L'oisiveté ? Pas tout-à-fait, car les rares potentiels clients sont interpellés, arnaqués, débusqués et assez violemment pris à partie, verbalement bien sûr, mais c'est néanmoins très gênant. Du côté du secteur de l'ameublement, impossible d'examiner tranquillement le stock. (...) Excédées par ces interpellations incessantes et envahissantes, nous fuyons et différons notre envie de canapé. Ces méthodes agressives indisposent plus d'un chaland, car les stands sont pratiquement partout déserts. Dans certaines autres parties des Automnales, le ton change et le climat aussi. On nous propose aimablement et poliment à visiter le stand et à découvrir les produits. Alors, nous nous arrêtons volontiers. Même si un achat ne conclut pas les échanges, nous recevons une carte avec les coordonnées du magasin. (...)

Jean-Noël Cuénod: Les nouveaux fascismes contre l’Etat de droit

Au-delà de leurs différences, les nouvelles formes plurielles de fascismes partagent entre elles de nombreux points communs. Parmi ceux-ci, la lutte contre l’Etat de droit. C’est une constante qui s’est toujours vérifiée : jadis comme aujourd’hui, l’un des premiers actes des fascistes une fois parvenu au pouvoir, est de dynamiter les contre-pouvoirs. L’Etat de droit, c’est le corpus des règles de la vie commune qui s’appliquent à tous, ordonnées par des institutions distinctes du pouvoir politique central. C’est aussi le principe de la primauté du droit sur l’ensemble de la société, y compris les dirigeants qui ont un pouvoir d’autorité ou d’influence. Il n’y a pas d’Etat de droit authentique et effectif dans un pays sans contre-pouvoirs à la puissance publique exercée par le gouvernement central.Le parlement pourrait être considéré comme le premier des contre-pouvoirs, à la condition qu’il soit réellement séparé de l’exécutif. Tel est le cas aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Suisse et dans les démocraties où domine la culture protestante. Mais tel n’est pas le cas en France où le sort du parlement est trop lié à celui du gouvernement pour être considéré comme un véritable contre-pouvoir. (...)

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