Edmée Cuttat: «Echo», singulier Noël à l'islandaise

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Edmée Cuttat: ”Echo”, singulier Noël à l'islandaise

On est loin des nanars du genre, hollywoodiens ou non, pleins de bons sentiments et de valeurs chrétiennes. Avec Echo, le réalisateur islandais Runar Runarsson propose, en 56 vignettes qui s’inscrivent entre les préparatifs de Noël et de Nouvel-An, une radiographie de son pays en particulier et de l’ensemble de notre société moderne en général. Ces tableaux sans lien les uns avec les autres, prosaïques, poétiques, magiques, joyeux, tristes, beaux ou laids, diffèrent également par leur longueur ou leur sujet. Comprenant autant d’éléments que possible, ils sont interprétés par... 330 acteurs, eux aussi déconnectés les uns des autres (...) Tout n'est certes pas pareillement réussi dans ce film collage singulier, visuellement soigné mais aux situations plus ou moins captivantes, où le réalisateur s'est fixé quelques règles comme une caméra fixe ou le fait qu'un acteur ne doit apparaître que dans une seule histoire, Il ne nous plonge pas moins dans une ambiance spéciale, en s'emparant à sa manière de la folie de Noël avec des intrigantes saynètes entre drame, cynisme et humour. (...) Entretien: (...)

Sylvain Thévoz: Joyeux anniversaire Jésus

(...) Gamin né du miracle. Petit homme né du scandale. D’une femme vierge. Du babil d’un ange, de la lubie d’un couple. D’une procréation assistée. De la trajectoire des étoiles. Du silence abyssal et d’un mystère infini. D’une sexualité absente. D’une baise mystique. D’un battement d’ailes rapide et d'une contemplation éternelle. Joyeux anniversaire à toi gamin né d’une promesse, d’une parole, d'un souffle, d'une généalogie explosée, d'un oubli, relégué nulle part, dans une extrême fragilité, exposition. Petit enfant étrange. Petit gamin sauvage. (...) Petit enfant né du dénuement, de la migration, d'une protection divine. Fugitif né d'une chasse à l'homme, non de la démonstration mais de l'intériorisation. Non du bruit de la machine, mais du silence de l'amour. Joyeux anniversaire à toi gamin céleste. Ta présence nous comble.

Olivier Emery: Noël à l'islandaise

"On est loin des nanars du genre plein de bons sentiments et de valeurs chrétiennes". Edmée dixit. Comme un compliment. Comme si l'originalité de parler de Noël revenait à en gommer l'essence. Comme si la beauté émouvante d'une naissance, la lumière de l'étoile, l'humilité de l'étable, la ferveur des rois mages et le plus beau cadeau que l'humanité puisse recevoir étaient passés de mode. Devenus obsolètes et inutiles. Comme si l'intelligence humaine ne devait plus se concilier qu'avec l'orgueil narcissique d'un humanisme désespéré, prompt à se contempler dans le miroir. N'en déplaise à celles et ceux qui se glorifient de "plonger au fond du gouffre, enfer ou ciel qu'importe, au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau", je continuerai à me réjouir et à exalter, encore et toujours, les bons sentiments et les valeurs chrétiennes. (...)

Jean-Noël Cuénod: Noël des chats défunts

A tous nos chats disparus et réapparus juste pour Noël, ce poème de forme tanka, ancêtre du haïku. Il se décline sous cette forme : trois strophes de, respectivement, 5-7-5 pieds chacune, suivies de deux strophes de 7 pieds chacune. C’est une forme classique au Japon où le 5 et le 7 sont des nombres symboliquement essentiels dans la tradition shintoïste. En Occident, le 5 symbolise soit l’homme, soit la division (il divise en deux le nombre de la puissance divine 10), soit… les deux en même temps. Le 7 est le nombre de la création parfaite alliant l’Esprit et la Matière. (...)

Mireille Vallette: La crèche islamisée est née

Giorgio Ghiringhelli a découvert dans un bar de Tenero au Tessin un élément inédit d'islamisation: la crèche. D'un côté la mosquée avec son minaret et de l'autre (en l’occurrence derrière Ghiringhelli), une église avec à ses pieds Jésus entouré des personnages traditionnels. Ce qui me fait penser à une image de Christine Tasin. Elle compare l'islam à un fluide qui occupe peu à peu tous les coins et recoins de nos sociétés. Il en épouse les volumes et (ce n'est plus elle qui parle) détruit progressivement nos traditions en infiltrant les siennes.

Hélène Richard-Favre: Bientôt Noël

(...) Des « Noël » sont organisés un peu partout, on pense aux personnes isolées, âgées, on pense à celles qui sont malades, démunies, bref on se montre solidaire. Il y a, bien sûr, quelque chose d’émouvant dans pareils élans altruistes. Et les retenir plutôt que de se polariser sur la violence et l’agressivité est tout aussi bien. L’amour entre les êtres peut toujours rester un voeu pieux, il n’en demeure pas moins émis et vaut autant que haine et détestation. Joyeux Noël à toutes et à tous!

Adrien Faure: Le prioritarisme selon Derek Parfit

Une des premières formulations du prioritarisme, revendiquée comme telle, revient à Derek Parfit[1]. Cette première formulation prend d’abord la forme d’une critique de l’égalitarisme, le prioritarisme se voulant en effet une position morale alternative et supérieure à ce dernier, corrigeant ses faiblesses. Parfit établit d’abord une distinction entre deux égalitarismes : un égalitarisme téléologique (ou télique) et un égalitarisme déontologique (ou déontique). L’égalitarisme téléologique affirme que l’inégalité est une mauvaise chose en soi (intrinsèquement), tandis que l’égalitarisme déontologique affirme qu’il faut recherche l’égalité « non pour rendre une situation meilleure, mais pour telle ou telle [autre] raison morale[2] », c’est-à-dire instrumentalement. On peut donc défendre l’égalité pour sa valeur intrinsèque, pour sa valeur instrumentale ou pour les deux, ne valoriser que l’égalité ou l’égalité parmi d’autres valeurs (ce que Parfit appelle la position pluraliste-égalitariste)[3]. (...)

Didier Bonny: « Jumanji : Next level » : se laisser prendre au jeu

Après l’énorme succès en 2017 de « Jumanji : Bienvenue dans la jungle », près d’un milliard de dollars de recettes, rien d’étonnant à ce qu’une suite ait été mise sur les rails. On retrouve donc avec un plaisir certain l’équipe au complet qui retourne dans Jumanji pour secourir l’un des leurs. (...) « Jumanji : Next level » est une « vraie » suite, à savoir que les références au premier épisode sont nombreuses. Du coup, ce que le film gagne en cohérence, il le perd en effet surprise. Pas totalement néanmoins grâce à l’apparition de nouveaux personnages, celui joué par Dany DeVito est hilarant, qui pimentent indéniablement ce second volet. Le point fort de cette suite est toujours l’humour qui s’en dégage. (...)

JF Mabut: Les journalistes comme les paysans?

Sonnez hautbois, résonnez musettes...! Non ce n'est pas l'annonce de cette bonne nouvelle fêtée depuis l'an 336 par les chrétiens et dont notre monde marchand fait son beurre bien au-delà de ce mystère qui défie la raison (...) Non, la bonne nouvelle claironnée ces jours par le réd en chef de Heidi.news, le journal en ligne genevois né ce printemps, c'est que sa jeune rédaction a soufflé sous le nez du Club suisse de la presse de Genève le mandat de faire avec des fonds publics du journalisme constructif, du journalisme de solutions *. (...) Un joli défi pour Heidi. (...) Mais revenons aux moutons et aux bergers de la crèche. Ils ont été les premiers à connaître la bonne nouvelle qui fit la chrétienté. Des anges les ont informés, avant que trois savants guidés par une étoile, pressé d'assouvir leur curiosité, vinrent, dit l'histoire sainte, offrir l'or, l'encens et la myrrhe au nouveau-né, avant de repartir sans citer leurs sources au roi séant, affidé des Romains. Les journalistes sont-ils des anges? (...)

Créé: 24.12.2019, 12h52

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