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Le meilleur des blogsDidier Bonny: COVID-19, où est la cohérence ?

Keystone

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Didier Bonny: COVID-19 : où est la cohérence ?

(...) Et puis, en vivant dans le canton de Genève, où l’incidence est de 117 cas par 100 000 habitants soit deux fois plus que la norme acceptable par la Confédération pour ne pas être mis en quarantaine à son retour d’un pays sur liste rouge, tout va bien. Toutefois, si on suivait la logique jusqu’au bout, toute la population genevoise devrait être mise en quarantaine pendant dix jours… (...) Mais alors pour quelle raison mettre en quarantaine d’office les personnes qui reviennent de pays sur liste rouge alors que plusieurs cantons de Suisse devraient l'être également (Vaud, Fribourg, Genève et Zürich) ? Ne suffirait-il pas qu’elles gardent leurs distances, qu’elles portent le masque et se lavent les mains régulièrement ? Il est difficile de trouver de la cohérence dans toutes ces mesures. Et il ne faut dès lors pas s’étonner que la population se pose de plus en plus de questions à son sujet.

Adrien Faure: Une généalogie de la notion de justice sociale

Il existe un ensemble de théories qui affirment que le ressentiment des plus pauvres (pauvres en termes de pauvreté relative et non absolue) n’est pas un problème moral légitime. On peut notamment faire remonter ce type de positions à Alexis de Tocqueville, qui s’exprime en ces termes : « Il y a une passion légitime pour l'égalité qui excite les hommes à vouloir être tous forts et estimés. Cette passion tend à élever les petits au rang des grands ; mais il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé pour l'égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l'égalité dans la servitude à l'inégalité dans la liberté[1]. » Le goût dépravé pour l’égalité dont parle Tocqueville, c’est l’aspiration au nivellement par le bas. Dans le cas qui nous intéresse, cette aspiration se retrouve dans le ressentiment des plus pauvres envers ceux qui ont davantage. Roger Crisp formule une généalogie de ce qu’il appelle la justice distributive et que nous appelons justice sociale en français (...)

Pascal Décaillet: Inquisition Verte

Les Maires écologistes cuvée 2020, en France, censeurs et moralistes, sont en train de dévoiler le vrai visage d'une idéologie de la totalité. Elle ne revêt les apparences de la douceur que pour mieux corseter, régenter, étiqueter, condamner. (...) Le même phénomène nous attend en Suisse, là où il ne s'est pas déjà produit. Il se murmure qu'il ne serait pas totalement absent, depuis deux ans, du Grand Conseil genevois. Mais il s'agit sans doute d'un conte. Comme au temps de nos Vertes années.

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Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.

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Pierre Nicollier: École publique à Genève : mettons les points sur les « i » !

Au mois d'août, le département de l'instruction publique (DIP) lançait un signal d'alarme lors de sa conférence de presse dédiée à la rentrée scolaire 2020 : « les prévisions de croissance pour 2030 se réaliseront déjà en 2025 », « l'augmentation est inquiétante pour les conditions d'études au niveau primaire» et « nous devons revoir les prestations au niveau du Collège de Genève ». La Conseillère d'État alertait également sur les capacités d'accueil insuffisantes des bâtiments scolaires en voie de se péjorer et les circulaires envoyées aux parents mentionnaient des conditions budgétaires exsangues pour justifier les difficultés vécues lors de la rentrée. Rappelons quelques réalités quant à la situation de l'instruction publique. (...) Le département se doit de mener une réflexion globale et urgente sur les défis qui l'attendent pour les prochaines années. Il n'est pas correct de mentionner les restrictions budgétaires alors que le choix du département a été de baisser le taux d'encadrement par des enseignants pour une augmentation totale du nombre de poste plus importante que celle des élèves.

Maurice-Ruben Hayoun: Philippe Sands, La filière

Derrière cet énigmatique titre se cache (à peine) toute une histoire passionnante, une enquête menée comme pour une affaire criminelle. Et, de vrai, c’en fut une puisque nous assistons à un chassé-croisé, plutôt : ce sont les fils d’un officier SS de haut rang, autrichien d’origine mais aussi nazi de la première heure, devenu au cours de la Seconde Guerre mondiale, gouverneur de Cracovie et de Lemberg (Lvov), et à ce titre, responsable de la déportation et de la mise à mort de centaines de milliers de juifs et de résistants polonais. L’auteur qui nous a donné une émouvante reconstitution de ces choses avec Retour à Lemberg, a perdu son oncle pendant l’occupation de sa ville par les nazis. Et à cette même époque, c’était bien Otto von Wächter qui organisait ou avalisait tous ces massacres. Le livre est donc une confrontation entre l’auteur qui veut savoir ce qui est arrivé à son oncle Léon et l’un des fils de l’officier SS, responsable d’une partie de la Shoah. J’ai dit chassé croisé ou va et vient : on part des albums, des archives familiales, du journal intime de la femme d’Otto von Wächter Un exemple, un chapitre portant sur l’année 2002 et se déroulant à Londres ou dans l’Allemagne profonde est suivi d’un chapitre datant de 1934 à Berlin. On voit évoluer deux situations parallèles On a parfois l’impression de lire un roman policier tant le suspense est grand. La structure elle-même est étonnante et donne envie d’aller jusqu’au bout de l’ouvrage. (...)

John Goetelen: L’héritage de l’Homme blanc

(...) Un malaise cardiaque? L’ambulance arrive en quelques minutes avec du personnel compétent et des moyens d’urgence. Un accident en montagne? Grâce au smartphone plein de métaux précieux polluants on appelle l’hélicoptère qui intervient dans l’instant et nous ramène aux urgences. On ne compte pas les inventions qui permettent aux urgentistes de travailler: instruments, matériel, médicaments, informatique, câblage électrique, désinfectants. etc, etc. Bien sûr de nombreux lieux sont pollués par du plastic. Mais ce même plastic compose par exemple le matériel médical qui sauve quotidiennement des vie: perfusions, intubations, injections, flacons de sang. Peut-on remplacer le plastic, issu des hydrocarbures, par autre chose qui soit aussi fiable, d’utilisation souple et généralisable? Possiblement. Mais doit-on reprocher à nos prédécesseurs d’avoir utilisé jusqu’à ce jour une substance pouvant être polluante? Non. (...)

Guy Mettan: Admirer les vipères et les lis de Binn sans modération

32e étape - Rosswald - Col de Saflisch - Binn - Ausserbinn – Ernen - 15 juillet 2020. Ce gîte si déconcertant avec son absence de tenancier et son appellation à tiroirs (Ski und Ferienhaus Alp Walliser Style) s’est avéré fort recommandable. Une chambre-dortoir bien conçue, avec salle de bains et cuisine, un petit déjeuner avec des fruits et des produits locaux digne d’un hôtel 3 étoiles, pour 35 francs tout compris : difficile de faire mieux. (...) Ça me rappelle cette rencontre fortuite avec une autre vipère près du barrage de Zeuzier il y a quelques années. A l’aide de mon bâton, je l’avais aidée à franchir le parapet de la route, trop haut pour elle. Aujourd’hui encore, bien que je n’aie pas de sympathie particulière pour elles, je me félicite de ce geste. Ça soulage ma conscience d’adolescent, quand nous détruisions avec nos fourches les nids de vipères que nous rencontrions en fauchant les foins. Et partout, c’est un festival de fleurs et de papillons. Les Belges attirent mon attention sur les orchis vanillés, ces petites fleurs en forme de brosses de ramoneur, couleur rouge très foncé, que les Allemands appellent Männertreue et qui sentent très fort le cacao fraîchement moulu quand on approche son nez. (...)

Cédric Segapelli: Stephen Marklay

Au Etats-Unis, il faut saluer la démarche de ces auteurs audacieux faisant le bilan d’une génération bien souvent marquée par des guerres comme celles de la Corée ou du Vietnam. Et puisqu’il y est bien souvent question de combats, c’est logiquement autour d’un enterrement que débute ces romans générationnels où l’on rassemble quelques camarades aux parcours variés afin de faire un tour d’horizon des événements historiques qui se sont succédés et qui les ont frappés tout au long de leurs vies respectives. Il ne s’agit rien de moins que du symbole de l’autopsie d’une nation comme le fait Stephen Marklay avec Ohio, son premier roman traduit en français, qui dresse la formidable fresque d’une Amérique contemporaine complètement déboussolée à l’image des habitants d’une petite ville du Midwest qui se retrouvent à contempler un cercueil de location vide, rose platine, lors d’une procession rendant hommage à l’un de leur jeune concitoyen mort au combat durant la guerre d’Irak. Mais au-delà de ce prélude hallucinant, c'est autour du portrait de quatre jeunes trentenaires que l'on découvre une génération qui, du 11-Septembre jusqu'a nos jours, devient l'incarnation d'un pays désenchanté, marqué par une succession de guerres et de récessions économiques qui ont mis à mal ce fameux rêve américain. (...)

JF Mabut: La fête nationale du 12 septembre

Pandémie oblige, les Suisses ont fêté en petit comité le 1er août, date mythique de la création non pas de la Suisse mais d'un embryon d'autodéfense et d’autodétermination au coeur des Alpes, là où les armées de l'empire pouvaient être tenue en respect. En ce samedi 12 septembre, les Suisses devraient fêter la véritable création de l'Etat fédéral suisse. C'est en effet le mardi 12 septembre 1848, il y a 172 ans - le 175e anniversaire tombera en 2023, que fut adopté la Constitution suisse. (...) Faut-il changer ce système? (...) Aujourd'hui, plus personne ne songe plus à réformer le modèle suisse, ses équilibres subtiles, sa lenteur nécessaire. D'autres urgences inquiètent les gens. Est-ce bien raisonnable au XXIe siècle de conserver - le mot prend tout son sens - des structures de gouvernance du XIXe? Ne faut-il pas passer comme certains en caressent l'idée à une démocratie plus participative, plus instantanée grâce à des votes électroniques hebdomadaires? On pourrait réserver le mercredi matin à l'exercice d'une démocratie directe, d'une démocratie vraiment populaire? Mais peut-être que la lenteur est nécessaire et la délégation des pouvoirs sage (...)

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