Didier Bonny: «La Communion»: en état de grâce

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Didier Bonny: « La Communion » : en état de grâce

(...) C'est un fait divers, un jeune homme de 19 ans s'est fait passer pour un prêtre pendant trois mois en Pologne, qui a inspiré l'histoire que raconte « La Communion ». Au-delà de l'imposture, ce qui a tout particulièrement intéressé le réalisateur, Jan Komasa, est que ce faux prêtre s'est révélé plus efficace que son prédécesseur. Il explique, à propos du personnage de Daniel, que les villageois acceptent ses lacunes parce que « c'est un jeune avec un regard frais sur les choses. Daniel n'a pas passé des années dans un séminaire et n'a pas les filtres des institutions, il parle directement avec son cœur. » Cette fraicheur, on la ressent fort bien à l'écran grâce aux sermons de Daniel extrêmement bien écrits. Ils sont un superbe lien entre les différents événements qui se déroulent dans le village et tiennent en haleine le spectateur. Ces sermons font sourire, voire même rire, et sont émouvants, à l'image du film qui laisse une grande place aux émotions. Ils sont de plus remarquablement bien interprétés par un acteur, Bartosz Bielena, en état de grâce. (...)

Djemâa Chraïti: De Maïakovski à Pavlenski

L’artiste Piotr Pavlenski, à l’origine de la chute de Benjamin Griveaux, me fait penser sous certains aspects au poète russe Vladimir Maïakovski. Non seulement par le physique mais surtout par la posture. Tous deux ont su approcher le politique par le biais de l’art. Maïakovski sans doute plus opportuniste que Pavlenski, sous réserve que le temps ne vienne pas prouver que Piotr serait au service du Kremlin, celui–là même qu’il aurait combattu autrefois. Mais les artistes sont aussi capables de girouetter, l’art avant tout. Par le scandale, par le jusqu’au-boutisme, par une forme de dérision; ils savent démonter des mécanismes ringards, une pirouette artistique pour réduire en cendres un système tombé en désuétude. La façade polie et vernie des hypocrites ne résiste pas à un tel traitement, pour preuve le retrait de Benjamin Griveaux. (...)

Jean-Noël Cuénod: Poésie à lire et à ouïr

Petite pose avec cette suite de tankas. Ancêtre du haïku, le tanka est une forme de poésie brève d’origine japonaise. Il se décline par trois vers de 5, 7 et 5 pieds puis de deux vers de 7 pieds chacun. Le haïku ne compte que trois vers avec la même métrique 5-7-5. Dans la symbolique traditionnelle occidentale, le 5 représente à la fois le nombre de l’humain et celui de la division puisqu’il partage en deux la puissance divine évoquée par 10 (l’Unité et l’Eternité). Lorsqu’il est doublé, le 5 retrouve l’unité divine. Le 7 suggère le passage du visible à l’invisible, de la matière à l’esprit : 6 jours pour la Création et 1 jour pour l’intérioriser. (...)

Rémi Mogenet: Le poivre de Kampot selon Luc Mogenet

Mon oncle Luc Mogenet est l'auteur d'une petite dizaine de livres, tous documentaires, portant soit sur le relief savoyard, soit sur la Guinée Conakry, soit sur Kampot, au Cambodge. Les sujets sont divers, et il est intervenu à la télévision pour évoquer l'enfance de Marguerite Duras en Indochine. C'était dans une émission sur Arte. Il a aussi écrit un livre sur la question, qui fait référence. Il anime, de surcroît, le musée de la ville de Kampot, siégant à son Conseil d'Administration. Il a une maison dans cette noble cité que protège le puissant Bokor, montagne tutélaire au pied de laquelle coule le paisible fleuve qui porte le nom de la ville. Au Cambodge, mon oncle est une personnalité. Il m'y a invité, un jour, et, plus récemment, il m'a envoyé son dernier ouvrage, consacré à la spécialité de Kampot, qui la rend célèbre à l'étranger: son poivre. (...)

Pascal Décaillet: Brandebourg-sur-Rhône

(...) Et puis, il y a Anne Teresa de Keersmaker. La magie d'une troupe. Des hommes et des femmes en noir, sur la scène. Ils n'ornent pas la musique de Bach. Ils n'ajoutent pas. Ils n'illustrent pas. Non, ils se fondent dans la partition. Ils SONT la succession des notes. Ils incarnent, avec leurs corps d'humains, ce chant recommencé de la structure. Ils l'incorporent, et justement ils en dévoilent l'âme. Tantôt groupes, tantôt grappes, jamais uniformes, jamais prévisibles, eux aussi ils varient. Plus on les regarde, plus on écoute la magie singulière de chaque instrument, telle flûte miraculeuse, par exemple, dont le velouté apaise les récurrences algébriques des cordes. Bach serait-il l'inventeur ancestral de l'algorithme ? Oui, ces danseuses et danseurs humanisent. Ils simplifient. (...)

Mireille Vallette: Sous la houlette saoudienne, les islamistes s’unissent pour combattre l’extrémisme

(...) La Suisse musulmane était notamment représentée par un spécialiste des tentations démoniaques, Ziane Mehadjri, par Baptiste Brodard du Centre suisse islam et société qui nous prépare une action sociale musulmane censée résoudre les problèmes de notre société. Et par le directeur d’un institut de bien-être. Mais que faisaient ces élites non-musulmanes, une dizaine, dans cette chaudière du radicalisme ? Que faisait Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de la CICAD ? Anaid Lindermann, de l’Uni de Lausanne? Frédéric Esposito de l’Uni de Genève ? Hypothèse: la plupart faisaient ce que font leurs semblables occidentaux: écouter religieusement une succession de promesses qui ne sont jamais tenues. Et préparer de prochains discours qui rappelleront que si l’on ne cède pas aux revendications des communautés musulmanes, leur jeunesse pourrait bien embrasser une idéologie extrémiste. Par exemple saoudienne.

Créé: 23.02.2020, 16h35

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