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Demir Sönmez: Erdogan, hors de Syrie !

Gérard Meyer: Le poisson pourrit toujours par la tête. Rémi Mogenet: Jacques Chirac et les arts premiers. Jean-S Gowrié: La guerre à l'Islamisme radical de Macron. David Frenkel: Le cinéma fait fausse route ! Hélène Richard-Favre: En quête et en perte de sens.

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Demir Sônmez: Erdogan hors de Syrie !

Des Centaines de kurdes se sont assemblés avec ses alliés du parti Vert, socialiste et solidarité le 10 octobre à 19h à la place de Neuve contre les bombardements et l’offensive de l’Etat turc sur la population de Rojava. (...) L'escalade de la violence accable les grandes puissances responsables par leurs jeux stratégiques et tactiques du chaos sanglant en Syrie. C'est pourquoi il est d'autant plus important que la Suisse joue un rôle actif et s'engage en faveur du droit international. Le 20 mars 2018, à la demande du PS, le Conseil national a adopté la déclaration suivante intitulée "Stop aux crimes de guerre en Syrie", qui n'a rien perdu de son urgence : (...)

Gérard Meyer: Le poisson pourrit toujours par la tête

Toutes les administrations dans l’histoire récente des Etats-Unis traînent leur lot de casseroles. C’est lié au fait d’être la première puissance du monde et d’avoir de nombreux intérêts à défendre. Je ne vais par réécrire l’Histoire ici mais tout le monde a en tête certaines dérives servant à défendre les intérêts réels ou supposés de ce pays. Et, quand elles n’étaient pas parfaitement clandestines, elles ont toujours été commises au nom de la morale et du respect du droit et/ou de la démocratie : la guerre du Vietnam à partir de Kennedy, l’affaire des contras sous Reagan, la guerre contre l’Irak sous Bush père, la guerre contre la Serbie sous Clinton, (...) Le « génie » de Trump, on le sait, est d’utiliser les médias à son profit. Il sait à tout moment faire parler de lui, même en négatif. Il est capable de lâcher une bombe médiatique pour détourner l’attention d’une autre bombe médiatique. Alors on voit ces journalistes « classiques », intelligents, éduqués, raisonnables et propres sur eux, courir en tous les sens comme des lapins au fur et à mesure que le président donne son rythme à l’actualité. Je crois qu’il vaudrait mieux le traiter comme on l’avait fait des terroristes à une époque. (...)

Rémi Mogenet: Jacques Chirac et les arts premiers

(...) Sans doute ces Arts Premiers étaient-ils affectionnés d'une façon assez sincère par le défunt Président, et en tout cas il sut employer le talent de Jean Nouvel, car le bâtiment même est beau. Tout le monde en a convenu, et c'est étrange, car son prédécesseur François Mitterrand a fait créer beaucoup plus de bâtiments, il se piquait en effet de culture et de lumières particulières en matière architecturale, mais la vérité est que la production mitterrandienne est médiocre et sentait sa pompe moderniste, une certaine absence d'implication personnelle: il en faisait beaucoup, mais d'une manière abstraite, il aimait d'ailleurs les formes mathématiques ennuyeuses. Ce qui est troublant, c'est que Mitterrand s'appuyait sur une tradition typiquement française, classique, y compris en poésie, qui échappait à Chirac, plutôt amateur de traditions asiatiques ou africaines. Or il en est sorti un bâtiment de plus de charme, comme si la grande tradition à la française était devenue vide. Comme si Paris ne brillait que par les cultures des pays que son armée a conquis (...)

Jean-S Gowrié: Emmanuel Macron a déclaré la guerre à l'Islamisme radical...amen.

Touché dans sa chair, le président des Français nous a de nouveau pondu un discours presque martial dans lequel il a affirmé sa volonté indéfectible de vouloir "éradiquer" l'islamisme radical de son pays. Tout comme pour ses prédécesseurs, Macron honorera sans le moindre doute ses promesses. Ce qui veut dire qu'il ne fera...rien. Macron ne fera pas plus ni mieux que Hollande, qui n'a fait ni plus ni mieux que Sarkozy...et on peut remonter ainsi jusqu'au Général. (...) Alors, avec toutes mes sincères excuses aux familles et proches des victimes du énième terroriste musulman à la préfecture de police de Paris, ce ne sont pas ces 4 morts qui changeront quoi que ce soit à la pourriture et à la couardise qui ont rongé les corps et les esprits de ces corrompus élus, hélas, par les imbéciles que nous sommes. (...) Tiens, Emmanuel, un petit cadeau, pour toi et les lectrices et lecteurs qui me font l'amitié de me lire. Je mets en parallèle ton discours d'aujourd'hui et celui de ton prédécesseur, prononcé au lendemain des massacres de Charlie-Hebdo. Édifiant. (...)

David Frenkel: Le cinéma fait fausse route !

Aujourd’hui, l'illusion des images en trois dimensions y remplace de plus en plus la magie du lieu, la retranscription d'une belle lumière, le sortilège et l'envoûtement que peut provoquer le jeu des comédiens. Pourtant, tous ces ingrédients cinématographiques, s'associant ensemble, élaboraient cette sauce filmique qui prenaient les spectateurs. Un film se réduisant aux effets pyrotechniques, et dont le but est d'en mettre plein la vue, ainsi que la subjugation de la violence (voir le dernier film "Joker") sont extrêmement réducteurs. Pour concurrencer ces productions américaines qui sont devenues les fonds de commerce des multiplexes, les petites salles de quartiers auraient un rôle à jouer. Si ces dernières mettaient plus souvent qu'à leur tour à l'affiche des films nationaux, hors circuits ou marginaux, elles combleraient le déficit filmique. Mais que constate-t-on à Genève, par exemple ? (...)

Hélène Richard-Favre: En quête et en perte de sens

La sidération est une évidence tandis que la France, mais pas qu’elle. découvre qu’au coeur même de son Etat ait pu oeuvrer le radicalisme assassin. Pleuvent alors les réactions, les « il faut que... » ou autres décisions à prendre comme si tout était aussi simple. Les responsabilités sont bien au-delà de tel ou tel et peuvent se nicher dans autant d’intérêts de va-t-en guerre qui essaiment de par le monde. Dans ce cas, est-on face à des complicités, du laxisme, des dépendances en tous genres ou un peu de tout cela ensemble? En son temps, l’archevêque de Mossoul avait prévenu. « Ce que nous vivons, vous le vivrez un jour ». Certes, il songeait là au sort réservé aux Chrétiens d’Orient. Or la France se veut laïque et républicaine.

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