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Le meilleur des blogsClaude Bonard: Les flammes menacent la Tour Baudet

Nouvelle édition de notre revue des blogs publiés sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève et dans notre Webzine. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Les blogs sont publiés sous la seule responsabilité de leur auteur. Pour retrouver les blogs, sélectionnez la rubrique OPINION! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Claude Bonard: Les flammes menacent la Tour Baudet

Le 1er juin 2003 s'ouvrait à Evian le 29e sommet du G8. Cette rencontre allait avoir des conséquences imprévues pour Genève. Evian et son périmètre de sécurité étant interdits aux manifestations altermondialistes, c'est notre cité et sa visibilité internationale qui furent par ricochet le centre de touts les événements organisés afin de contester la tenue du sommet. Le samedi 31 mai au soir, à l'Hôtel de Ville et dans le périmètre de la vieille ville à l'inverse d'autres secteurs de la cité, la situation était plutôt calme. A 22h30, les rares clients du restaurant de l'Hôtel de Ville virent soudainement surgir un petit groupe de casseurs cagoulés, armés de barres de fer et munis de cocktails Molotov en provenance du Perron. Avec une rapidité déconcertante, ces individus lancèrent leur cocktails incendiaires contre la fenêtre de la loge de l'Hôtel de Ville puis, depuis la rue Henri Fazy, contre l'une des fenêtres du bureau du Chancelier d'Etat. Des deux cocktails lancés qui brisèrent la fenêtre de la loge, l'un explosa et mit le feu à la vénérable porte de l'Hôtel de Ville et au bureau d'accueil. L'autre, fort heureusement, n'explosa pas. Quant à l'engin lancé contre la fenêtre du bureau du Chancelier d'Etat , il ricocha miraculeusement et retomba dans la rue sans exploser. (...)

Pascal Décaillet: Sur le Mur, 16 juillet 1972

Sperrgürtel der DDR. Extrait (ci-dessous) de mon Journal. J'ai écrit des centaines de pages, comme celle-ci, textes, dessins, croquis, photos, sur plusieurs années. C'était pulsionnel, il fallait que je tienne mon journal, j'adorais ça. Là, nous sommes le dimanche 16 juillet 1972. Je vivais tout au Nord de l'Allemagne, chez un ancien combattant de la Guerre à l'Est, à deux pas de la frontière historique entre la Prusse et la Saxe. Nous avons fait des milliers de kilomètres, lui et moi, dans sa Coccinelle vert bouteille. Tous les soirs, nous regardions le téléjournal de la DDR. Nombreuses visites sur le Mur de Fer, qui me fascinait. On était en pleine Guerre froide, mais instinctivement, je refusais les clefs de lecture de cette dernière. Je ne considérais ce Mur, cette ligne de fracture entre les Allemagnes, que comme un prix à payer, provisoire, pour la défaite d'étape du 8 mai 1945. Le Mur ne m'intéressait pas du tout comme séparation entre l'Est et l'Ouest, encore moins comme césure entre les Bons et les Méchants (je n'étais absolument pas anticommuniste). Mais comme une cicatrice interne au destin allemand. (...)

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Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.

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Jean-Noël Cuénod: En attendant les langues de feu

(...) Les Eglises officielles datent de cet événement le commencement de leur mission évangélisatrice. Que la Pentecôte se célèbre au moment de Chavouot, à la fois fête des moissons et du don de la Torah, ne doit donc rien au hasard du calendrier ! Notons les nombres qui, dans ce contexte, disent « plus loin » que les mots. 50 associe le nombre de la division, selon Martinès de Pasqually, avec le 0 de l’Eternité. C’est aussi le nombre de l’Humain qui vit dans un état où règne la division. 50, c’est donc l’Eternel qui va vers les humains. Les 7 dimanches font référence au nombre de la création parfaite illustrée dans la Genèse par les six « jours » de la Création plus le septième, le Shabbat, qui la sanctifie. En d’autres termes, malgré son état d’être vivant dans la division, l’humain possède en lui les clefs pour atteindre l’Eternel ou ce « point de l’esprit où tout cesse d’être perçu contradictoirement », comme l’écrivait, en substance, André Breton dans son Second Manifeste du Surréalisme. (...)

Djemaâ Chraïti: « I can’t breathe »

Minneapolis, le 25 mai. Quelques minutes avant de mourir, George Floyd plaqué au sol avec le genou d'un policier sur la nuque suppliant d’une voix rauque et plaintive « Please, I can’t breathe !» - On le verra partir en ambulance, mort par asphyxie! Floyd n’est que l’arbre qui cache la forêt, et il y en a eu tant d’autres. (...) Je reste persuadée que le travail de mémoire sur l’esclavage n’a jamais été fait aux Etats-Unis - et bien ailleurs du reste- l’esclavage a pris d’autres formes pernicieuses où les violence constitutives du pouvoir sur l’esclave n’ont jamais disparues. Inscrit dans l'inconscient collectif des Blancs, les schémas à l'égard des anciens esclaves sont restés imprégnés et vivent toujours avec toute leur charge négative et violente. Corvéables à merci, victimes d’arbitraires, morts impunies, quand les afro-américains quitteront-il leur statut imposé de citoyens de seconde zone ? Pour cela, oui, il faudra une révolution et espérer recréer un changement radical dans les rapports sociaux et comme on le voit toute révolution démarre sur un mouvement anarchique illustré par l’embrasement et les violences actuels dans plusieurs états américains, les rues s'échauffent. La dernière raison des peuples comme disait Victor Hugo, le pavé! (...)

Christian Brunier: Débranchez la centrale nucléaire du Tricastin, pour le bien public

(...) En ce jour de 31 mai 2020, la centrale nucléaire de Tricastin fête ses 40 ans, dans le séduisante Drôme, région magnifique de la République française. C’est le moment rêvé de la débrancher. Sortir du nucléaire est une ambition positive écologiquement, mais aussi économiquement. Ecologiquement, il faut mettre fin aux déchets nucléaires et à ce risque terrifiant de radiation. Jamais une génération n’a laissé un héritage aussi lourd aux suivantes. Durant des milliers d’années, ces déchets seront dangereusement toxiques. Economiquement, c’est un désastre. Les coûts de la gestion des déchets et de démantèlement des centrales sont colossaux, même s’ils ont souvent été ignorés, voire cachés. (...)

Colette Museur: Oublis et souvenirs

Oubli de de Carmina Casala ( España, 1949 ) J’ai oublié ton nom, (...) Plusieurs commentaires dont celui-ci signé Calendula: Je me suis rendu compte, seulement après avoir lu Gislebert, qu'il s'agissait d'un poème écrit par une femme ! Ayant sauté l'information du nom du poète - de la poétesse, j'avais lu le poème comme s'il s'agissait des paroles qu'un homme adresse à une femme du passé ! "pero sé que eras agua" "pero sé que eras luna" "pero sé que eres música" Bien sûr qu'une femme peut écrire en se mettant à la place d'un homme ! Peut-être ai-je pris les mots féminins que sont l'eau, la lune et la musique de façon trop concrète ou comme des images allégoriques. Comment avez-vous perçu la chose ? (Ou alors, il se pourrait aussi que ce soit une femme qui s'adresse à une autre femme.) (...)

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