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Le meilleur des blogsClaude Bonard: Un déserteur genevois s'empare de la Bastille le 14 juillet 1789

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Claude Bonard: Un déserteur genevois s'empare de la Bastille le 14 juillet 1789

Depuis 1880, en France, le 14 juillet est jour de fête nationale. Cette date rappelle la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, jour d'union et de fraternité entre toutes les classes sociales et toutes les factions. Une unité de façade qui ne va pas durer comme chacun sait. Mais dans l'inconscient collectif, c'est la date du 14 juillet 1789, celle la prise de la Bastille qui a marqué les esprits. Chez nous, peu nombreux sont ceux qui se souviennent que c'est un déserteur genevois, forte tête et mauvais garçon qui fut à la tête de la populace qui s'empara de la Bastille. En 1812, toujours à Paris, il sauva le régime de Napoléon alors en Russie. Sans ce déserteur genevois peu fréquentable, la Bastille n'aurait pas été prise et sans lui, 23 ans plus tard, en 1812 l'Empire se serait peut-être écroulé en pleine campagne de Russie … Qui était ce personnage peu fréquentable ? Pierre-Auguste Hulin, sous-officier (fourrier) enrôlé à Genève au sein du Régiment de la République, troupe soldée créée en 1783, déserta et quitta Genève en 1785. Devenu Garde suisse, il fut congédié et vécut chichement à Paris comme employé de buanderie. Forte tête, Hulin adhéra aux idées de la Révolution. (...)

Pascal Décaillet: Angela, Willy, et les méchants espions

(...) Notons tout de même que le Chancelier touché en 1974 par l'affaire Guillaume, assurément le plus grand de l'après-guerre à mes yeux, celui qui avait osé porter à nouveau son regard vers l'Est, avait immédiatement tiré les conséquences de la situation. L'affaire avait causé infiniment moins de dégâts (on le sait aujourd'hui) que ce qu'avait prétendu la propagande américaine, relayée par l'anti-DDR primaire de la CDU-CSU, notamment du Bavarois Franz Josef Strauss. La démission brutale, immédiate, de ce très grand Chancelier, celui de la génuflexion de Varsovie du 7 décembre 1970, m'avait bouleversé. J'allais sur mes seize ans, ce 7 mai 1974. Je sentais bien que l'Allemagne perdait un homme du destin. Les Américains n'ont jamais pardonné à Willy Brandt (1969-1974) son Ostpolitik. C'est cela, la clef de l'affaire.

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Edmée Cuttat: ”Cancion sin nombre”, la triste fable de l'enfant disparu

(...) Cancion sin nombre (en français Chanson sans titre) est le premier film de la Péruvienne Mélina Léon, qui avait eu les honneurs de la Quinzaine des réalisateurs en mai 2019. Elle développe une histoire qui la touche de près, le reporter qui dévoila ces sinistres trafics d’enfants étant son propre père. Sans surprise, le sort de cette malheureuse jeune fille quechua (culture que la réalisatrice évoque à travers des fêtes, danses et défilés traditionnels), ne va guère peser. Comme en témoigne notamment le cynisme révoltant d’un juge. déclarant que les mères comme Georgina n’ont rien à offrir à leurs petits, et qu’ils sont bien mieux là où ils se retrouvent. (...) En noir et blanc, visuellement magnifique, très bien interprété par ses deux comédiens principaux à la fois retenus, tendus, intenses, quasi mutiques, cette fable triste et amère, particulièrement prenante dans sa moitié initiale, se révèle plus que prometteuse. Avec un tel sujet, Mélina Léon, diplômée de l’Université de Columbia en cinéma, aurait pu tomber dans le piège d’un traitement à l’américaine. Au contraire, (...)

Jean-Marc Guinchard: Changement de paradigme

J'ai un sourire amusé et un peu condescendant, je l'avoue, quand j'entends certains prétendre que l'accès des voitures au centre ville doit être garanti surtout pour les personnes à mobilité réduite qui n'ont d'autres moyens que leur véhicule privé pour faire leurs courses au centre. Cela m'agace pour deux raisons: d'abord parce que ces milieux ne se sont guère préoccupés des personnes à mobilité réduite jusqu'ici. Ensuite parce que, habitant dans cet hypocentre, les véhicules que je vois et qui cherchent à se parquer, dans de longs va et vient entre la rue Verdaine, la rue de la Rôtisserie et la rue du Rhône, sont plutôt des - Audi - Mercedes - Porsche Cayenne - Range Rover - Bentley parfois....cochez ce qui convient… (...)

Marc Schindler: Bal masqué

Mon pays, la Suisse, est le théâtre d’une guerre féroce entre partisans et adversaires du masque. Les autorités ont-t-elles le droit de m’obliger à porter un masque pour éviter une flambée du virus ? Cette guerre picrocholine me paraît un peu surréaliste. Je vis en France et je porte un masque depuis le mois de mars quand je fais mes courses et quand je vais chez le médecin ou chez le coiffeur. Je n’aime pas ça, mais je m’y suis habitué. Mes compatriotes ont eu la chance de ne pas connaître le confinement à la française, avec ce chef d’oeuvre de l’administration : l’ »attestation de déplacement dérogatoire ». (...) Pour les milliers de gens qui étaient convaincus que la pandémie a été provoquée par les gouvernements et les Big Pharmas pour asservir les peuples, le port du masque est une preuve de plus que les libertés fondamentales sont menacées. La Ligue des Droits de l’homme a saisi la justice contre le maire de la ville de Sceaux qui imposait le port du masque. Même démarche à Strasbourg, à Stillwater dans l’Oklahoma et au Québec, au nom du « droit au respect de la vie privée et familiale ». Le masque, c’est comme la ceinture de sécurité : de toute manière, le virus ou l’accident, ça n’arrive qu’aux autres !

André Thomann: La blanche vaut deux noires

Moi provoquant, moi raciste ? Moi qui vous parle de solfège, qui est bien la théorie la moins controversée qu’on puisse imaginer. Tous les musiciens de toutes origines, toutes races, toutes religions y adhèrent sans polémique aucune. Ils vont jusqu’à dire qu’une ronde vaut quatre noires sans penser à une femelle blanche grassouillette supérieure à des Africaines décharnées. Il y a encore, sans anicroches, des croches qui se dédoublent et plus si entente. Un Beethoven a fait de ces données le meilleur usage. Si polémique il y a, elle ne vient pas de moi. Les instigateurs en sont quelques attardés de la culture et surtout agitateurs-nés qui ont trouvé ceci : la musique classique est trop blanche. Et c’est vrai, Ravel était blanc, Moussorgski, Verdi, Albeniz, Mozart, tous blancs, pour ne prendre qu’un exemple dans les pays gros fournisseurs de musique. (...) La musique n’a pas besoin de polémique ni non plus d’interdiction musulmane, elle est inoffensive et ne sert qu’à notre plaisir et à nos émotions. Qu’on arrête de s’en servir dans des buts mesquins et coupables. Pas de coda mais un conseil : mettez-vous dans le conduit auditif une valse de Strauss ou mieux l’inventive ouverture de la Chauve-Souris. Peut-être juste avant d'aller dormir. Vous ferez de beaux rêves.

David Frenkel: Si la ”Cisjordanie”/Judée Samarie est palestinienne, La Jordanie l'est Un Palestinien tué par l’armée israélienne en Cisjordanie. Macron demande à Israël de renoncer à tout projet d'annexion. Tels sont les deux titres que l’on peut lire durant ces dernières 12h sur les sites 24H.CH et TDG.CH. Ces deux sites qui recopient textuellement l’ATS continuent de se faire l’écho, d’un mensonge, et ce, avec une constance incroyable. Pourtant, en rabâchant que la Judée Samarie est un territoire palestinien occupé depuis 1967, date à laquelle Israël l’a conquise de la Jordanie, ces deux sites mettent à mal la cause palestinienne qu’ils pensent défendre. En effet, si la Judée Samarie, renommée « Cisjordanie » par la Jordanie, fut un territoire palestinien lorsqu’elle était sous la gouvernance de cette dernière, cela implique qu'elle est déjà un État palestinien. Sinon, comment la Judée Samarie peut-elle être « Cisjordanienne» sous la Jordanie et être Palestinienne quand elle est sous la gouvernance israélienne ? En partant du principe que la Judée Samarie est un territoire palestinien, cela sous-entend donc que la Jordanie entière l’est. (...)

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