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Claude Bonard: 15 septembre 1787, naissance de Guillaume Henri Dufour à Constance. Pourquoi ?

Jean-Marc Guinchard: Un parlement efficace? Pierre Kunz: Maurer dépanne Levrat. Et alors ? Bruno Hubacher; La vulnérabilité de la doxa. Pascal Holenweg: Choeurs de pleureuses sur la ”classe moyenne”.

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Claude Bonard: 15 septembre 1787, naissance de Guillaume Henri Dufour à Constance. Pourquoi ?

15 septembre 1787, naissance de Guillaume Henri Dufour à Constance. Pourquoi à Constance ? Remontons ensemble le fil de l'histoire : En 1782, les armées de Berne, du roi de France et du roi de Sardaigne interviennent militairement et rétablissent l’ordre à Genève à la suite du soulèvement des Natifs et des Représentants. La population genevoise se divise alors en plusieurs classes : les Citoyens et les Bourgeois, détenteurs des droits politiques et de tous les droits civils, les Habitants et les Natifs, qui représentent 64 % de la population en 1781 et qui n’ont aucun droit politique et sont privés de certains droits civils. Habitants et Natifs aspirent donc à une facilité d’accès à la bourgeoisie et souhaitent pouvoir exercer certains métiers qui leur sont interdits. Suite au soulèvement, de nombreux membres de la fraction conservatrice des autorités, connus sous le nom « d’Ultra-Négatifs » sont arrêtés et détenus en tant qu’otages. Un nouveau Conseil général est réuni, qui élit de nouveaux membres des Conseils, lesquels ne sont pas reconnus par les cantons suisses effrayés par cette poussée révolutionnaire. Berne et Zurich rompent leurs relations diplomatiques avec Genève. (...)

Jean-Marc Guinchard: Un parlement efficace?

Les députés au Grand Conseil de notre canton ont un privilège - hautement apprécié et utilisé - unique en Suisse. Ils ont la possibilité de déposer des projets de lois, alors que dans tous les cantons, les députés doivent se contenter de déposer motions, postulats ou autres injonctions demandant au Conseil d'Etat d'élaborer un texte législatif. Cette dernière façon de faire permet de faire intervenir les membres de l'administration cantonale - dûment formés en légistique - et d'obtenir ainsi des textes bien construits, respectant la logique de l'ensemble de la législation, conformes au droit supérieur. Les députés genevois sont, comme leurs collègues des autres cantons, des parlementaires de milice, pas forcément juristes et peu souvent enclins à soumettre les textes qu'ils commettent à des experts externes. Cela a pour conséquence que nombre de projets de lois - au delà des clivages partisans - ne peuvent être adoptés, car mal rédigés, confus, voire contraires au droit fédéral ou à certains traités internationaux.

Pierre Kunz: Maurer dépanne Levrat. Et alors ?

(...) Aussi, quand le président UDC de la Confédération met sa voiture à la disposition d’un conseiller aux États socialiste, c’est, malgré tout ce qui les sépare politiquement, parce que, en tant qu’ancien parlementaire et maintenant conseiller fédéral, il connaît bien le président du PS, c’est parce qu’il respecte son travail et son honnêteté intellectuelle. Il n’y a rien la d’extraordinaire et, répétons-le, dans une chambre de députés comme dans l’économie et la vie de tous les jours, ces exemples de courtoisie sont communs. Ils n’ont rien de spécifique à notre pays.

Bruno Hubacher; La vulnérabilité de la doxa

(...) Quoi qu’il en soit, l’abandon de la production énergétique à base de charbon, dont la toxicité pour les voies respiratoires des travailleurs et des habitants, n’ont jusqu’à présent pas donné lieu à trop d’inquiétudes de la part des autorités sanitaires, y représente en effet un défi économique majeur. La perte, sans alternative, des seuls emplois relativement bien rémunérés, dans une région, ravagée par le chômage, ne reste pas sans conséquences. Les effets désastreux que produit l’exode massif, notamment de la jeune génération, vers les centres urbains de l’ouest, sur la vie économique et sociale, apportent de l’eau au moulin de la formation politique d’extrême droite AFD (Alternative für Deutschland), qui représente actuellement la troisième force au Bundestag, derrière l’establishment de la CDU et la SPD. La source principale de production d’électricité d’Allemagne reste néanmoins le charbon (...)

Pascal Holenweg: Choeurs de pleureuses sur la ”classe moyenne”

(...) Alors, on la définit comment, cette fameuse et improbable "classe moyenne" ? Par le revenu ? la formation ? l'insertion sociale ? le mode de vie ? Par le revenu et selon les normes de l'Office fédéral de la statistique, la classe moyenne comprend "toutes les personnes vivant dans un ménage qui dispose d’un revenu brut équivalent compris entre 70% et 150% du revenu brut équivalent médian de l’année d’observation en question". En gros, donc, entre 5'000 et 10'000 francs par mois. Autant dire que la plupart de ceux qui se posent en défenseurs de la classe moyenne n'en sont pas, étant au-dessus (et souvent largement)... Par la formation ? Alors elle est ensemble des personnes qui ont terminé avec succès des études secondaires, sans aller au-delà. Et ça nous dit quoi, cela, de leurs conditions de vie ? Pas grand'chose. Par l'insertion sociale ? Alors la "classe moyenne", c'est tout le monde sauf les misérables et les potentats -mais quoi de commun entre une aide infirmière et un professeur d'Université ? Le mode de vie ? alors la "classe moyenne" ce sont toutes celles et tous ceux qui vivent selon les normes sociales encore dominantes -mais qui sont de moins en moins dominantes. Peu importe après tout... plus on tente de définir la "classe moyenne", moins les discours politiques tenus sur elle ont de substance. (...)

Adrien Faure: Qu’est ce que la pauvreté ? La réponse de John Rawls

J’entame aujourd’hui une série de publications tirées de mon mémoire de philosophie La philosophie politique de la pauvreté : une approche rawlsienne et libérale. Le premier objectif consistait à établir une définition pertinente de ce qu’est la pauvreté en passant en revue les définitions de Rawls, d'Amartya Sen et de diverses institutions. Dans son œuvre, Rawls ne mentionne pas souvent la notion de pauvreté. Toutefois, il l’aborde indirectement à travers la notion de personnes défavorisées[1]. Selon lui, sont défavorisés ceux qui, au sein d’une société, possèdent le moins de biens premiers[2]. Cette catégorie rawlsienne des biens premiers comprend : (...)

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