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Cédric Segapelli: Morgan Audic, “De Bonnes Raisons De Mourir”

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Cédric Segapelli: Morgan Audic, “De Bonnes Raisons De Mourir”

Tourisme macabre, on pose désormais fièrement à côté de la grande roue ou des auto-tamponeuses de la place centrale de Prypiat, ville fantôme d’Ukraine située à moins de trois kilomètres de la centrale nucléaire de Tchernobyl. C’est dans cette sinistre zone d’exclusion que Morgan Audic a choisi de mettre en scène De Bonnes Raisons De Mourir, un thriller singulier qui n’est pas sans rappeler l’étrange atmosphère émanant de Stalker, un roman d’Arcardi et Boris Strougatski (Denoël 1981) et plus particulièrement de son adaptation cinématographique réalisée en 1979 par Andreï Tarkovski. Stalker c’est d’ailleurs le nom dont s’affuble ces individus en quêtes d’aventures et de sensations qui s’introduisent illégalement dans le territoire contaminé de Tchernobyl et que l’on va croiser tout au long d’un périple qui emprunte tous les codes du thriller, sans trop en abuser, tout en nous livrant un bel éclairage géopolitique de l’Ukraine et des conflits auxquels elle doit faire face notamment après la révolution de Maïden en 2014, de la guerre civile qui s’ensuivit dans le Donbass et qui perdure de nos jours. Reflétant le chaos qui prévaut dans un tel environnement, Morgan Audic nous invite donc à suivre les investigations divergentes d’un inspecteur de la milice de Moscou et d’un flic ukrainien affecté dans le secteur de Tchernobyl et qui vont peu à peu mettre en commun leurs ressources pour contrecarrer les plans d’un tueur en quête de vengeance. (...)

Pascal Décaillet: Quelques mots à propos du PS genevois

(...) Ce qui, de l'intérieur, l'a corrodé, ce ne sont pas les divergences idéologiques, par exemple entre sociaux-démocrates et gauche plus radicale. Non, c'est tout simplement le pouvoir. Oui, cette saloperie de pouvoir qui, toujours et partout, quels que soient les hommes et les femmes, dissout les liens, corrompt les âmes. Paradoxe : deux personnages de la crise actuelle sont justement des hommes d'une rare qualité. D'abord, le partant, Jean-Charles Rielle, infatigable militant, homme de coeur et d'enthousiasme, doté d'une vivifiante chaleur humaine, et d'un sourire qui dit oui à la vie. Et puis, l'actuel président, Gérard Deshusses. Un homme de sagesse et de culture, un conciliateur. Une envergure intellectuelle et spirituelle dont Genève a besoin. Je ne suis pas socialiste, mais ne suis pas insensible, non plus, à l'âme des gens. (...)

Philippe Souaille: La Présidentielle russe en 2000 : KGB ou KGB ?

C'est l'histoire d'une paix ratée entre la Maison Blanche et le Kremlin. Mais du côté du Kremlin "l'Etat Profond" ( en Russe on préfère parler de "siloviki", les hommes en uniforme = le KGB) avait-il jamais vraiment songé à lâcher les rênes ? A voir sur Youtube…

Marie-France de Meuron: Le sens de la maladie

Il est temps de mettre ce sujet à l'ordre du jour! Tout d'abord de celui des êtres humains afin qu'ils éveillent leurs consciences pour capter ce que leurs maux ont à leur dire, pour qu'ils écoutent puis entendent ce que leurs inconscients expriment plus ou moins fort dans les symptomes dont ils perçoivent les signes directs ou indirects.(...) Le Dr Philippe Dransart nous livre sa pratique et répond, dans une vidéo à la question : "La maladie, un hasard? Quel mal à dire". Il explique clairement que la médecine s'est focalisée sur le côté objectif de ce que présente le patient, en arrivant à la conclusion que tout ce qui n'est pas mesurable n'existe pas ou, pour le moins, n'est pas à prendre en compte. (...) En suivant des patients pendant des décennies, il peut témoigner de ses observations dans un ouvrage : « La maladie cherche à me guérir ». Il illustre trois étapes : comprendre, accepter, guérir. Il apporte aussi une nouvelle dimensions :" La maladie n'a pas qu'une cause mais aussi une finalité : réveiller en moi une force que j'ignorais." (...)

Pascal Holenweg: La longue route de l'égalité

"il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question", écrivait Simone de Beauvoir, qui ajoutait, à l'intention des femmes : "vous devrez rester vigilantes votre vie durant". Un peu partout dans le monde se dessine une remise en cause du droit des femmes à disposer de leur corps -et donc de leur maternité, et donc de leur droit à y mettre fin. Le droit à l'avortement a certes été reconnu à de nouveaux pays ces dernières années, mais il a aussi été restreint dans d'autres, plus nombreux. Et aujourd'hui, 45 % des 56 millions d'avortements pratiqués dans le monde le sont dans des conditions dangereuses, dues le plus souvent à la prohibition légale de l'acte. Même en Europe, où il n'y a plus que Malte et la Pologne (sauf exceptions) où l'avortement est interdit, les IVG sont rendues très difficiles par le refus, au nom d'une "clause de conscience", de médecins de les pratiquer (c'est par exemple le cas en Italie)ou par la rareté, voire l'absence, de structures hospitalières adéquates, comme en Grèce ou en Bavière. (...) Sans doute la liberté donnée aux femmes d'interrompre une grossesse n'est-elle pas l'alpha et l'omega de leur émancipation, mais...

David Frenkel: L'oiseau, le quiproquo

? Bonjour Madame Chappuis, où courez-vous comme ça ? ? Je vais récupérer l'oiseau. ? Ah bon ! Je ne savais pas que vous possédiez un oiseau. ? Eh oui, et un oiseau de nuit en plus. ? Ça existe ? ? Bien sûr, il n'y a qu'à se promener dans certains quartiers chauds, et vous en verrez plein. Puis elle la planta là. Madame Antunes resta clouée sur place, tant les propos de sa voisine l'avaient surprise. (...) – Je comprends la maman, mais le fils, n'a-t-il pas une copine ? – Il est de l'autre bord, comme on dit aussi en portugais « gay » il est gai comme un pinson lorsqu'il s'envole vers le joli merle. Madame Antunes ne comprit pas la signification du mot pinson. Mais cela ne lui importait guère, car elle était agitée par un trouble exquis. Les bras qui l'avaient entourée avaient aussi ceint son cœur. Aussi l'invita-t-elle à prendre un café chez elle. Au fil du temps et de fils en aiguilles, gazouillant passionnément dans leurs demeures, le rossignol de Cupidon leur construisit un nid d'amour. Et les deux, transformés en tourtereaux se promenèrent le long de lendemains qui chantaient.

Charly Schwarz: L'identité valaisanne n'existe pas

Sur les pages internet des principales destination touristiques ; Crans-Montana, Verbier ou Zermatt, le Valais n'existe pas. Une absence de liens vers valais.ch est à relever. Chaque site touristique se met en concurrence avec les autres et oublie leur force commune: le Valais. Et pourtant le Valais est un terrain de jeu naturel, un parc d'attraction à ciel ouvert surprenant par sa large palette d’infrastructures à 90 minutes autour de Sion. (...)

JF Mabut: Le CEVA est un train du XIXe siècle

(...) Roulez tambours! Il n'y a que du bon, du beau, du débonnaire dans les articles qui font l'article du RER grand genevois. Sauf que la facture a augmenté de 65%, de 970 millions selon le devis voté en 2002 à 1,6 milliard annoncé officiellement côté suisse. Et a-t-on bien tout additionné? A ce prix, on ne peut qu'espérer un succès du CEVA. (...) On notera encore cette pensée unique courante à Genève - rose et verte mais pas que - qui honnit volontiers les nantis des beaux quartiers et a les yeux de Chimène pour les habitants des Grottes. Pour ces derniers et pour éviter la démolition de quelques immeubles sans valeur au nord de la gare principale, on a vite imaginé une nouvelle gare sous Cornavin: une bagatelle à 800 millions, faute d'imaginer pour la cité deux gares reliées par une boucle. Au fait, s'est-on demandé ce qu'on pourrait faire de mieux éventuellement avec ces 800 millions? Un chantier à venir. Le pire du CEVA, c'est son tracé. Un tracé hérité des nombreux projets qui ont fleuri à Genève dans la seconde moitié du XIXe siècle en matière ferroviaire, à une époque où les plantaporets cultivaient encore le cardon à Plainpalais et les Genevois ne voyaient voler les avions que dans le romans de Jules Vernes. (...)

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