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Catherine Armand: Le grand retour du téléphone

Nouvelle édition de notre revue des blogs publiés sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève et dans notre Webzine. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Les blogs sont publiés sous la seule responsabilité de leur auteur. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Catherine Armand: Le grand retour du téléphone

Je ne sais pas vous, mais j’ai passé plus de temps au téléphone depuis le début de cette crise sanitaire que pendant les 5 dernières années. Et bizarrement, je retrouve les joies de ce mode de communication. Pendant des années, j’ai haï le téléphone. Je prévenais ma famille et mes amis de ma détestation, et je faisais de la résistance en répondant le moins possible aux appels. En amont, je demandais à ne pas être contactée par ce biais. Je ne supportais pas d’être au service de cette sonnerie intempestive, se manifestant forcément au mauvais moment ; je ne voulais pas être esclave de cet engin tyrannique. Tout a changé, évidemment. (...) Tout en parlant, on continue de vivre, on se déplace, on cuisine, on met une lessive, on nourrit le chien. Ou alors on se love sur le canapé ou dans le lit et les mots s’échappent, se libèrent et fusent, alors que le corps se prélasse, s’abandonne. Nos voix, notre lien…

Gabriel Jaccard: Le maintient de l'économie VS la lutte contre la pandémie?

Premièrement, ce serait inenvisageable d'un point de vue moral et de stratégie politique. En effet, outre la morale de sauver des vies humaines, un gouvernement démocratique doit se résoudre à adopter des mesures qui concrètement sauveraient les vies de 0,2% de ses citoyens ou électeurs, directs qui plus est dans notre démocratie Suisse. (...) Deuxièmement, ce ne serait pas rentable d'un point de vue économique et légal. Les chiffres, disponibles ici concernant un scénario d'inaction de la part de l'Etat sont clairs et d'une mathématique indubitable: 80'000 morts en Suisse. D'un point de vue économique et légal, il est certain que la disparitions de ces contribuables représenterait pour l'Etat un "coût" dur et une perte sèche d'un point de vue des recettes fiscales. (...) En outre, pour toute entreprise, cela permet aussi de conduire une évaluation sur l'opportunité qu'est le télétravail au 21ème siècle. En particuliers, lorsqu'on observer que 80% des fonctionnaires ont pu être renvoyés à la maison car leur présence physique n'était pas essentielle. Troisièmement il n'y a pas d'autre solution plus efficace. Tout est dans le titre. Qui a proposé mieux? Réponse personne. Les vaccins ne pourront être là que d'ici un an au mieux. (...)

Marc Schindler: Publie d’abord, vérifie ensuite !

(...) Tout y passe : c’est l’armée américaine qui a infecté la Chine ; les enfants sont immunisés ; le virus meurt à 27 degrés ; un verre d’eau envoie le virus dans l’estomac où les sucs gastriques le détruisent (...) Et hop, le bobard se répand sur les réseaux sociaux comme un incendie. (...) La presse, la radio, la télévision multiplient les éditions et les émissions spéciales pour donner la parole aux gouvernants et aux médecins. Le maire de ma ville, Alès, informe par téléphone chacun de ses administrés. Mais, quand l’avenir est incertain, quand on craint que sa boîte fasse faillite, quand il faut s’occuper toute la journée des gosses, quand on comprend que les vacances de Pâques sont foutues, bien des gens pensent qu’il est plus rassurant de faire confiance aux charlatans de Facebook, de Twitter et de WhatsApp. Le président Macron a affirmé que la France était en guerre contre le virus. En dramatisant pour faire accepter les mesures de confinement, il savait bien qu’il relançait la machine à fausses nouvelles et qu’il donnait raison à Rudyard Kipling qui écrivait : « la première victime de la guerre, c’est la vérité ».

Pascal Holenweg: De la politique en temps de pandémie

(...) Politique est la décision de fermer les écoles et celle de dégager des ressources pour soutenir les secteurs, les entreprises, les activités, et celles et ceux qui en vivent, que les mesures contrépidémiques fragilisent. Politique, ainsi, la décision de Sami Kanaan de maintenir les subventions accordées à des événements ou des spectacles qui ont dû être annulés. Politique aussi, évidemment, la décision de fermer les frontières de l'espace Schengen aux ressortissants d'Etats n'en faisant pas partie, et celle, exception à la précédente, de ne pas les fermer plus encore qu'elles ne le sont déjà aux requérants d'asile. Politique encore est la décision de donner au gouvernement central des pouvoirs de décision exorbitant de ceux que le fédéralisme lui accorde. Et politiques déjà furent les décisions de créer un Office fédéral de la santé publique, d'instituer des médecins cantonaux... et de faire de la lutte contre la grippe espagnole en 1918 un moyen de lutter contre la grève générale. Et politiques toujours, mais pour le pire, l’omerta imposées par les autorités locales chinoises sur l'apparition du coronavirus, et les errements de Trumnp et de Johnson face à la pandémie. (...)

Pascal Décaillet: Bien sûr qu'il faut maintenir le deuxième tour !

Non, non et non, il ne faut pas reporter le deuxième tour des élections municipales, à Genève ! Les autorités ont maintenu cet acte final de notre processus électoral, et elles ont eu raison. Le premier tour s'est parfaitement déroulé, les débats ont été innombrables (principalement sur les ondes de Léman Bleu, mais aussi ailleurs). De nouveaux visages, de nouvelles voix, ont pu émerger. Les thèmes ont été traités à fond. Le peuple s'est prononcé. Il faut maintenant aller jusqu'au bout. Je déteste le discours du style "Quelle importance, ces votations, face au coronavirus ?". Bien sûr que la lutte contre l'épidémie est absolument prioritaire, nous sommes tous d'accord. Mais cette dévalorisation, sous prétexte d'impératif sanitaire suprême, de notre vie citoyenne, de nos institutions, d'une démarche électorale en cours, n'est pas acceptable. Les Maires, ça n'est pas rien ! (...)

David Frenkel:La rêverie, la roue de secours par les temps qui courent

Si les arbres se mettaient à pleurer une journée happée par le temps, l’homme qui fuit dans les aléas d’un destin, un oiseau volant vers sa subsistance, les feuilles se redresseraient ; elles couvriraient l’arbre de leur limbe, elles leur murmureraient ces mots apaisants : une journée s’habille en d’autres jours, La même âme recouvre d’autres hommes, l’oiseau, affamé ou rassasié, chante l’aube. Si les artères des villes sanglotaient quand le progrès de l’homme chauffe le goudron dans le tumulte des conduites, sous le vacarme des moteurs bien habillés, la symphonie quitterait le théâtre, les violons pleureraient avec les grandes rues, les instruments à vent enflammeraient l’asphalte, les flûtes susurreraient aux conducteurs : faîtes taire les dissonances, figez-vous sur les harmonies, un orchestre nous conte le chant des Cieux. Si une bouche aimante nous rendait visite quand la sénescence flirt avec le trépas… (....)

JF Mabut: Frontaliers, on vous aime!

Mais que serait le système sanitaire genevois sans ce qu'on appelle hélas des frontaliers mais qui ne sont en fait que des travailleurs pendulaires, des navetteurs, des commuters? Un peu plus d'un soignant sur deux aux HUG habite hors du canton de Genève. 39% habitent en France, dit le rapport d'activités 2018. Notre territoire cantonal est minuscule, deux fois plus petit que Lyon Métropole, six fois plus petit que Zurich. Rien d'étonnant donc à ce que ces travailleurs viennent de toute la région, du Grand Genève comme on disait naguère au temps des Babel, des Ducret, des Wellhauser, des Haegi, des Cramer où nos gouvernants avaient une once de politique régionale dans leur boîte à crayons. Travailleurs pendulaires, on vous aime! Calme plat devant chez moi, où d'ordinaire, le flux est incessant matin et soir. Un merle chante à tue-tête. Soudain un bruit sourd et assourdissant. C'est un avion militaire. A-t-il une quelconque utilité contre le virus ou sert-il à ajouter à la peur ambiante? (...)

John Goetelen: Féminisation au forceps

(...) Sur le fond j’approuve l’intention de donner plus de noms de femmes dans la cité et le canton. C’est une chose normale et juste. Lesquelles? Cela pourrait, devrait même à mon sens, faire l’objet d’une consultation au moins locale. (...) On ne devrait pas débaptiser une rue portant déjà un nom de personne. Par simple respect. (...) Si l’on veut débaptiser, je suggère de choisir des voies portant noms de choses ou de lieux, de préférence non chargés d’histoire. On ne devrait pas débaptiser une rue portant déjà un nom de personne. Par simple respect. (...) Je note au passage qu’on ne s’offusque pas de voir le virus s’étaler partout. Virus vient du latin virus, qui signifie: suc, bave, poison. Et dans virus il y a la racine vir, qui signifie l’homme au masculin. (...)

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