Bernard Comoli: René Fuerst et l'Amazonie, vingt belles années

La revue des blogsAnne Cendre: Féminisation des mots. Pierre Kunz: Les 10'000 francs de Dal Busco. Delphine Perrella: Rentrée scolaire. Stop galère! Pascal Holenweg: (...) En face, le mouvement "Grève pour le climat" a présenté fin août. John Goetelen: Les acteurs du problème, la responsabilité de Bolsonaro

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Voici la revue des blogs de notre forum blog.tdg.ch. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci, pour la qualité de notre forum, d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Bernard Comoli: René Fuerst : Amazonie, vingt belles années

« Qui brave la pluie se mouille ! » Ainsi commence l’ouvrage* que vient de publier René Fuerst, l’ethnologue genevois de 86 ans. C’en est aussi le titre du dernier chapitre où il raconte comment et pourquoi le troisièmePrésident de la Fondation Nationale de l’Indien – FUNAI, le Général de Réserve, Ismarth Araújo de Oliveira, lui interdit, en juillet 1975, l’accès aux aires indigènes du pays. Il avait publiquement critiqué la politique indigéniste de l’État brésilien. Dès 1955, ce chercheur était allé à la rencontre de plusieurs peuples indigènes de l’Amazonie brésilienne. Notamment chez le Xirin du Cateté et les Yanomami du rio Demini. Il l’a fait pour le Musée d’Ethnographie de Genève - MEG, mais aussi pour le Comité International de la Croix Rouge – CICR. Il avait perçu le risque d’un véritable génocide déjà couru par ces peuples. De son expérience amazonienne, l’ethnologue en fait le sous-titre de son livre : « Vingt belles années (1955 -1975) ». (...)

Anne Cendre: Féminisation des mots

« Ce n’est pas en féminisant la langue que l’on parviendra à l’égalité entre les sexes » a déclaré un Prix Nobel de littérature récemment. Qui a ajouté : « Le mépris envers la femme et son œuvre ne changera jamais ». Pessimisme ou réalisme ? Ce Prix Nobel de littérature 2004 est une femme, Elfriede Jelinek, qui s’exprimait récemment dans Le Monde (16 août 2019). Autrichienne, cette romancière et dramaturge n’a rien perdu de sa rage féministe et de son engagement contre les injustices de toutes sortes. Ce n’est toutefois pas de son œuvre, aussi méritoire soit-elle, que je vais parler (œuvre qu’elle ne publie plus que sur internet), mais de la féminisation des mots. A-t-elle raison ? Ces combats sur l’écriture inclusive, l’adjonction d’un « e », et autres variantes, seraient-ils dérisoires ? Peut-être, et pourtant il me semble qu’ils contribuent à ouvrir les yeux et les esprits sur des incongruités. Donc, je vais en mettre une couche. (...)

Pierre Kunz: Les 10'000 francs de Dal Busco

C’est une histoire d’épiciers que la TdG et Le Temps essaient de nous faire prendre pour une affaire politique. Et il est affligeant de constater qu’en l’occurrence les journalistes qui écrivent dans ces quotidiens ne se sont probablement encore jamais abaissés à ce point à seule fin de faire bouillir leur marmite. Ils n’ont probablement jamais oublié dans une telle mesure les exigences élémentaires de la déontologie de leur profession. Ils n’ont probablement jamais trahi si honteusement leur devoir de diffuser une information équilibrée et honnête. L’édition du 28 août de la TdG est extrêmement édifiante. En première page, le rédacteur en chef s’y est fendu d’un article qui se voulait rédactionnel mais qui n’apportait que des bûches déjà noircies sur un foyer de ragots et d’hypothèses malveillantes. Mais là n’est pas le pire. Celui-ci se situe dans le chapeau ridicule qu’il a placé en tête de sa prose : « Le Conseil d’Etat au bord du gouffre ». Pourquoi ridicule ? (...)

Delphine Perrella: Rentrée scolaire. Stop galère!

Ce qui est étonnant avec la rentrée c’est qu’elle semble hermétique à toutes formes de bonnes idées ou autres résolutions créatives. Pourtant, le reste de l’année, nous en avons des bonnes idées. Tenez ! Prenez la période des fêtes et son traditionnel dîner de Noël. Table dressée de vaisselle pour l’occasion (oui absolument, celle qu’on ne peut pas mettre dans le lave-vaisselle), garnie de mets mijotés que nous avons ingénieusement réussi à transformer en buffet canadien « c’est si sympathique et convivial ! » Ou encore, dans le top five de nos idées lumineuses, le tirage au sort pour les cadeaux. "Faut vivre avec son temps. On peut faire un plus joli cadeau si on n’en fait qu’un seul ». Sans compter les bonnes résolutions qui foisonnent à la Saint-Sylvestre avec son masque (à trous) hyper sexy, « c’est décidé. Demain j’arrête (à compléter)! » Allô ! Esprit de La Rentrée es-tu là ? Et si nous osions avoir de bonnes idées même pour La Rentrée. Allez! je me lance ! « Cette Rentrée c’est décidé, le ménage c’est chacun pour soi, et Dieu pour tous ! ». (...)

Pascal Holenweg: (...) En face, le mouvement "Grève pour le climat" a présenté fin août

une charte qu'il propose à la signature aux candidates et candidats aux élections fédérales : elle exige que la Suisse déclare l'"urgence climatique", qu'elle parvienne à une neutralité des émissions de gaz à effet de serre en 2030, et qu'elle respecte le principe de justice climatique : ce ne sont pas aux plus pauvres (pays ou personnes) de payer la facture... (...) Parce qu'avant l'urgence climatique, pour la droite, il y en a une autre, d'urgence : l'urgence électorale. Celle de ne pas perdre la majorité dont disposent ensemble le PLR et l'UDC au Conseil national. Ils n'en ont rien fait de cette majorité ? Presque rien, en effet. "Presque", parce qu'ils en ont au moins fait une chose : ils ont retardé les décisions qu'il fallait prendre pour que la Suisse prenne sa part, celle d'un petit pays très riche, très glouton en énergie et en ressources naturelles bousillées ailleurs pour être importées ici, de la lutte pour la préservation d'un environnement vivable pour tous -et pas seulement les "super-riches" qui ont les moyens de se préserver des conséquences calamiteuses de leurs propres décisions…

John Goetelen: Les acteurs du problème, la responsabilité de Bolsonaro

Voici quelques extraits d’un rapport détaillésur la déforestation en Amazonie. Il est écrit par François-Michel Le Tourneau, géographe français, directeur de recherches au CNRS, et spécialisé dans les territoires peu peuplés – en particulier l’Amazonie. (...) On ne peut que constater la complexité de la question, et les multiples causes de la déforestation. Ce mouvement dure depuis au moins 50 ans et n’a pas de raison de cesser rapidement. Qu’on le veuille ou non cela fait partie, actuellement, du développement économique du Brésil. Et il y a, comme souvent, les bons et les mauvais côtés de toute entreprise humaine. (...) Aujourd’hui certains accusent massivement le président Bolsonaro. D’autres implorent le ciel en priant pour l’Amazonie. Ils doivent comprendre qu’il ne suffit pas d’admonestations ni de prières, ni de clamer à l’urgence avec de bonnes paroles pleines de contrition. Ces feux représentent 50 ans de la vie d’un immense pays. À cette aune les accusations contre Bolsonaro, dont on peut accepter l’orientation souverainiste sans partager la totalité du programme ni du personnage, semblent plus politiques que désintéressées. (...)

Rémi Mogenet: Spider-Man et les machines hallucinatoires

Je suis allé voir (pour ainsi dire en famille), à Limoux, le dernier film Spider-Man, Far From Home (il était en Europe), et je dirai d'abord que j'ai respiré, enfin: pour m'y rendre, il n'y avait personne sur la route, et le trajet fut rapide, quoique j'habite à la campagne – et qui plus est ce n'était pas cher. Car il s'agit d'un cinéma subventionné par le Conseil départemental, qui maintient des salles dans les petites villes de l'Aude. Cela me rappelle le cinéma dit La Trace, à Villard, près de Boëge, même si Limoux compte davantage d'habitants. Ma fille, récemment en visite, a dit que la région lui rappelait Kampot, au Cambodge, telle que nous l'avons vue il y a plusieurs années. Elle habite en Haute-Savoie ou à Lyon, et le contraste l'a frappée. Mais je suis content, j'avais besoin de changer de vie. Ce qui m'a frappé, moi, dans la dernière production des studios Marvel, c'est que l'histoire commençait par de la mythologie et de l'ésotérisme, comme on en trouve effectivement dans les vieux comic books: un super-héros très joli, à l'armure verte et luisante et au casque tout rond, arrivait d'une dimension parallèle pour combattre des monstres élémentaires s'apprêtant à envahir la Terre…

Ronald Zacharias: L'enseignant sous la terreur du politiquement correct…

(...) Le désir de réprimer toute trace de sexisme à l’école ne doit pas l’emporter sur sa mission première : instruire, éduquer, former. L’instauration d’un régime de terreur au travers de #MeToo ne peut que nuire à cette mission qui implique nécessairement une autorité de l’enseignant sur l’élève, et non pas l’inverse. Où l’on voit que la soumission inconditionnelle devant le politiquement correct (la traque de tout soupçon de sexisme, homophobie, racisme, islamophobie, etc.) aura inévitablement pour effet la déconstruction, par degrés, de l’édifice éducationnel. Il est indispensable de conserver autorité, pouvoir et latitude d’appréciation à l’enseignant et de n’intervenir qu’avec retenue. Ce n’est que du bon sens.

Créé: 30.08.2019, 16h47

Articles en relation

André Naef: L'autogoal de Matteo Salvini

Blogs sélectionnés André Pfeffer: Bétonnage et massacre de la zone villas! Claude Bonard: En marge du prochain Jeûne genevois, les destins croisés de Genève et Lyon. Pascal Décaillet: Du courage individuel, SVP, pas des "collectifs" ! Olivier Perroux: La survie d'Adèle Plus...

Guy Mettan: Pourquoi Planète bleue

Blogs en marche Claude Bonard: Vous m'avez lu parce que j'étais Genevois ... Alexandre de Senarclens: Pour une politique environnementale innovante et ambitieuse. Jean-Noël Cuénod: Bolsonaro le Trumpical ou la banalité du mâle. Jean-Michel Olivier: Combien vaut un Conseiller d'État ? Plus...

Gabriel Jaccard: Le mouvement écologique est-il un défi pour le libéralisme ?

Blogs à lire René Longet: Amazonie: les feux de l'absurde. Edmée Cuttat: Grand écran: ”Insoumises”. Olivier Perroux: Le discret dénigrement anti-homme qui dessert la gauche. Caroll Scheller: Pourquoi elle écrit, pourquoi elle marche? Jean-Dominique Michel: Nous respirons fort mal la plupart du temps. Plus...

Vincent Schmid: La peur comme méthode

La revue des blogs Patrick-Etienne Dimier: Les Verts participent a la destruction de l'environnement. Pierre Kunz: SSR, la fin d'une résolution démagogique du Grand Conseil. Djemâa Chraïti: La fabrication de Greta Thunberg - pour consentement. Hélène Richard-Favre: Bolsonaro, Moix, la sensation à l’ordre du jour. Maurice-Ruben Hayoun: Hegel et les Juifs Plus...

Charly Schwarz: La politique, une affaire de sentiments

Blogs sélectionnés Marie-France de Meuron: La médecine à deux vitesses. John Goetelen: L’Amazonie n’est pas le poumon de la Terre. Bernard Comoli: Les incendies en Amazonie. Daniel Warner: Algerians Patiently Protest. Rémi Mogenet: Rudolf Steiner: cultures et Évolution. Pascal Décaillet: Mercosur... Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Budget 2020: 590 mio de déficit prévus
Plus...