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Le meilleur des blogsAndré Naef: L'expérience suédoise?

Revue de presse des blogs hébergés par la Tribune de Genève

Nouvelle édition de notre revue des blogs publiés sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève et dans notre Webzine. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Les blogs sont publiés sous la seule responsabilité de leur auteur. Pour retrouver les blogs, sélectionnez la rubrique OPINION! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.blog@tdg.ch"blog@tdg.ch.

André Naef: Devions-nous nous inspirer de l'expérience suédoise ?

Dans mes lointaines années de correspondant de ce journal aux Etats-Unis, quand je déclinais ma nationalité lors d'un reportage dans l'Amérique profonde, la réponse était souvent : "Oh Yes, Sweden !". Suisse ou Suède, pour l'Américain moyen, l'Europe est décidément bien compliquée. Il est vrai que nos deux pays ont beaucoup de points communs, à commencer par leur attachement atavique à leur statut de neutralité, même si leur pratique respective est souvent différente. Leur voisinage alphabétique fait que leurs diplomates partagent les mêmes bancs dans les enceintes internationales, ce qui facilite les contacts informels, voire les amitiés. Et, bien sûr, il faut mentionner quelques confrontations mémorables entre leurs équipes nationales de football et de hockey qui, dans un passé récent, ont plutôt tourné, à notre grande frustration, à l'avantage des Scandinaves. Mais si la Suède est aujourd'hui à la pointe de l'actualité, c'est en raison de sa réponse très originale, voire unique, à la pandémie de coronavirus qui a fait du voyage à Stockholm un must pour les experts et les médias du monde entier. (...)

Pierre Béguins: les Compagnies d'assurance maladie au temps du coronavirus

«Le paradoxe est le moyen le plus tranchant et le plus efficace de transmettre une vérité aux endormis et aux distraits», affirmait un écrivain espagnol du siècle dernier (Miguel de Unamuno). Supposons qu’il ait raison. Et développons ce billet sur la base d’un paradoxe qu’il nous est facile d’observer: jamais au paroxysme de cette pandémie qui nous occupe à plein temps depuis deux mois les cabinets médicaux et les hôpitaux n’auront fonctionné si loin de leur capacité maximale; et, donc, jamais au pire temps de la maladie et du confinement que nous venons de traverser les assurances maladies n’auront fait autant d’économies. Quand ils ne furent pas simplement fermés, les cabinets médicaux fonctionnèrent entre 10 et 30% de leur capacité, les cliniques, et même les hôpitaux, à guère plus de 50%. Depuis deux semaines que les médecins ont reçu l’autorisation de pratiquer à temps plein, tous celles et ceux que j’ai interrogés – et cela fait un certain nombre – me disent la même chose: les patients potentiels sont encore frileux et les cabinets tournent à environ 50%. Et il faudra du temps pour qu’ils fonctionnent à 100%. (...)

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Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.

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Pierre Kunz: Qui a peur de lobbies ?

Parmi tous les détracteurs du fonctionnement de nos démocraties quelques ONG se singularisent. C’est le cas de Transparency International qui s’est fait une spécialité de dénoncer la corruption qui, selon cette organisation, ne rongerait pas seulement les pays du Tiers-Monde mais également les nations occidentales, Suisse comprise. Les journalistes qui chez nous relayent ce genre de propos, las de revenir sur les dossiers éculés que sont le blanchiment d’argent, la protection des lanceurs d’alertes et le financement opaque des partis, s’acharnent à condamner les lobbies, appelés aussi groupes de pression, qu’ils accusent de manipuler le fonctionnement de nos organes législatifs fédéraux et cantonaux. Ils ne veulent pas comprendre que les lobbies constituent des acteurs légitimes de la démocratie parlementaire. (...) En fait, les pourfendeurs des groupes de pression, mettent en cause l’honnêteté et l’intelligence de nos élus qui se laisseraient trop aisément corrompre intellectuellement par des individus motivés par des intérêts corporatistes. (...)

Olivier Emery: Un prince africain en nos murs

Prévu initialement "pour 2 ou 3 mois", le séjour d'accueil familial de transition de notre petit protégé se prolonge. Covid 19 oblige, Ce 16 mai 2020 nous fêterons son 4ème mois de présence chez nous et ses 17 mois et demi d'existence. Tout n'a pas été facile et ne l'est pas encore. Cabossé par un début de vie compliqué fait d'instabilités et de probables abandons, notre petit prince a bien mis trois mois à "trouver ses marques" en acquérant l'indispensable "attachement sécure". Reste qu'il demeure vif et bruyant; mais aussi et surtout câlin, souriant, attachant. S'ils ne sont pas fulgurants, ses progrès constants en tous domaines sont, avec sa joie de vivre, autant de belles récompenses quotidiennes.

Haykel Ezzeddine: Objet utile: le double mètre!

Grâce ou à cause du Covid-19, un objet est devenue d’une utilité incontestable au même titre que le gel hydroalcoolique et le masque. Le double mètre ou mètre pliant se déclinent en plusieurs formes et matières. Bois, métal, fibre de verre, laiton, papier...l’unité de mesure n’excédant pas les 2 mètres est revenue à la mode après avoir quitté les chantiers en tout genre pour occuper gratuitement les étales des magasins de meubles. Pour mesurer la distanciation sociale il vous faut ce précieux objet. Rétractable, rigide ou pliable vous avez le choix de la matière et de la couleur également. Qu’importe l’emballage pourvu qu’on ait la bonne mesure. (...)

Marc Schindler: Mon royaume pour un vélo

(...) A Genève, ma ville natale, la nouvelle majorité municipale socialo-écolo, va certainement poursuivre sa stratégie pro-vélo : plus de pistes, plus de bicyclettes. Je ne sais pas si vous vous êtes risqué à rouler à vélo à Genève. (...) Le syndrome de la bicyclette brouille les esprits. Enfin, réfléchissez un instant. Promouvoir le vélo, c’est vouloir la mort de la bagnole. Vous avez pensé aux millions d’ouvriers qui fabriquent, de commerciaux qui vendent, de garagistes qui réparent, d’assureurs qui assurent, de pompistes qui font le plein de nos précieuses autos ? Vous voulez vraiment mettre au chômage tous ces gens, en écoutant ceux qui vous somment de vous mettre en selle ? Le vélo, c’est bon pour la santé, ça va sauver la planète ! D’accord, mais c’est mortel pour l’économie. Le cycliste n’achète pas de bagnole, il ne va pas au garage, il ne paie pas d’assurance, il ne dépense rien - juste un casque, des gants et des pneus tous les cinq ans. Je sais bien que ma thèse est pure provocation. Mais le vélo, c’est une hérésie économique. Prêter 5 milliards d’euros à Renault et, en même temps, promouvoir le vélo, ça n’est pas très cohérent, non ! Ah bon, vous pensez que la crise du Covid-19 est une magnifique occasion de changer de vie (...)

JF Mabut: Des hôpitaux pleins de malades imaginaires?

(...) Saurons-nous jamais combien de malades ont renoncé à consulter? Combien ont succombé ou ont vu leur santé se dégrader en raison du principe de précaution, de la peur d'un virus, certes inconnu, certes contagieux, certes tueur (encore que ses victimes sont très spécifiques) et qui va se payer par plus de malheurs - chômage, faillite, pauvreté, inégalité, tensions politiques, redistribution des cartes entre firmes et puissances - qu'en aura provoqué la pandémie? (Je sais, c'est facile à dire, mais le masque - en passe sous la pression sociale de devenir obligatoire - n'a pas (encore) vocation de museler l'esprit critique). Saurons-nous jamais parmi ces malades, qui pendant deux mois ont vécu avec leurs maux, leurs douleurs, leurs angoisses, qui n'ont fait ni la Une des journaux ni les applaudissements de 21h, combien ont perdu combien d'années de vie en bonne santé (ou sans incapacité), selon la terminologie des sociologues? Combien au contraire se portent bien sans avoir sollicité le système de santé? Combien y a-t-il de malades qui s'ignorent? Et combien y a-t-il de malades imaginaires? Et ce trou d'air dans le traitement des malades absents des structures de soins va-t-il révéler au final une baisse ou une hausse des dépenses de santé à la charge de l'assurance maladie et des cantons? (...)

Pascal Décaillet: Celui qui repart au combat

A qui je pense ? Je vais vous le dire ! Je pense au patron de pizzeria, qui a mis des années à se faire une clientèle, et qui a réussi. Des clients fidèles, confiants, en nombre suffisant pour lui permettre de payer son loyer, son personnel, ses charges. Cela, dans une pizzeria comme ailleurs, ne vient jamais tout seul : cela nécessite des années de compétences, de sacrifices, de labeur. C'est cela, une entreprise, et pas la frime des start-ups, avec leur marketing. (...) Depuis hier, il a repris. Avec son personnel, ou plutôt une partie d'entre eux. La reprise, c'est calme, très calme. Parce que beaucoup d'entre nous, pendant ces deux mois, ont pris des habitudes. On mange bien, très bien même, à la maison. On s'accommode fort bien du confinement, chez soi. On fait des économies ! On craint pour l'avenir, alors on n'a pas très envie de griller son fric au restaurant. (...)

Pascal Holenweg: Chaude sera la fin de l'été

La coronapandémie a retardé le vote sur l'initiative populaire fédérale pour des "multinationales responsables", mais ne l'a pas annulé : on votera cet automne. Et si la coalition qui soutient l'initiative est prête à la campagne, le lobby des multinationales aussi. Il a agi au parlement fédéral pour couler un éventuel contre-projet qui ait quelque contenu, il va agir sur l'opinion publique pour essayer d'inverser la tendance favorable à l'initiative que révèlent les sondages. Soutenue par la gauche et 120 organisations non gouvernementales, l'initiative propose d'imposer dans la Constitution fédérale un devoir de diligence et une responsabilité juridique des multinationales en matière de droits de l'homme et de l'environnement dans toutes leurs activités et celles de leurs filiales à l'étranger. On se doute que cette perspective ne les enthousiasme guère. Leur lobby a donc commencé à faire campagne, surtout en Alémanie : elles vont, avec l'aide de l'agence de relations publiques proche de la multinationale Glencore, et la complicité du groupe de presse Tamedia (que la coûteuse pub des multinationales nourrit) consacrer des millions (au moins huit) à tenter de convaincre le peuple (et les cantons) à les exonérer de toute responsabilité sociale et environnementale. La fin de l'été sera politiquement chaude…

Frédéric Eberhard: L'amour courtois comme éthique des vertus

Le gothique, ainsi que nous l'affirment les imposantes éditions Mazenod, est l'expression d'une vision ; formule typique du prophétisme qui fut, en leurs temps, le porte-étendard du romantisme, du préraphaélisme et des romans nationaux du XIXe siècle. Les objets d'art constituent, dans ce cadre, un fragile et partiel trésor ; pillés par les révolutionnaires dans les trésors d'église, éparpillés par le marché privé, recyclés à divers usages par les temps, ils restent néanmoins la trace d'excellence technique et iconique de cette époque – notamment pour l'art profane. Ils s'insèrent donc au coeur palpitant d'un style total, à savoir d'une cohérence entre toutes les disciplines chargées de l'ornementation du cadre de vie : architecture, arts du verre, sculpture, peinture, mode vestimentaire, armureries, selon une loi générale : celle initiée en 1140 à la nécropole royale de Saint-Denis par l'abbé Suger dans les arts du vitrail gothique (une renaissance gothique initiée dans son modèle français par le cadeau diplomatique byzantin que constituait l'ouvrage néoplatonicien de l'écrivain Pseudo-Denys l'Aéropagite, La Hiérarchie Céleste). (...)

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