Adrien Faure: Qu'est-ce que la pauvreté ? La réponse d'Amartya Sen

Larevue des blogsDaniel Warner: (Un)Usual Swiss Politics. Edmée Cuttat: ”Portrait de la jeune fille en feu”, envoûtant récit d'un amour interdit. Guy Mettan: Saisi par l’ivresse des sommets sur le chemin de Bourg-Saint-Pierre. Rémi Mogenet: C'était un monde étranger tout proche. Didier Bonny: « Fête de famille » : défaite de famille. Pascal Décaillet: les Pharisiens de gauche

Amartya Sen

Amartya Sen Image: Amartya Sen no Fronteiras do Pensamento São Paulo 2012 Crative Commons

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Adrien Faure: Qu'est-ce que la pauvreté ? La réponse d'Amartya Sen

Amartya Sen rejette une définition trop fine de la pauvreté qui se baserait uniquement sur le revenu et/ou la richesse, sans toutefois nier que ces éléments sont des composants nécessaires de toute définition de la pauvreté. De manière générale, il définit la pauvreté comme une privation de capacités élémentaires, ou capabilités[1]. Il ne nie pas qu’un faible revenu soit un élément important à retenir pour définir le phénomène de la pauvreté, mais met en exergue l’importance d’une définition plurifactorielle. Il pointe l’existence de distinctions entre les situations de pauvreté, découlant de facteurs comme l’âge, le sexe, le rôle social, la situation géographique ou encore l’environnement épidémiologique. Ces différences entre situations de pauvreté se traduisent par des besoins spécifiques de la part des personnes concernées pour faire face à chacune d’entre elles et entrent dans la définition de ce qu’est la pauvreté. De ce fait, la pauvreté est donc pour lui contextuelle et localisée au sein d’un ensemble de caractéristiques diverses, comprenant les privations « de nourriture, de logement, de vêtements, de soins médicaux, d’éducation, de participation à la société, de possibilités de communiquer avec les autres » et d’accès à un emploi rémunéré. (...)

Daniel Warner: (Un)Usual Swiss Politics

(...) Colleague is the right word here. In spite of their political differences, Konrad Graber and Ueli Maurer helped Christian Levrat solve what I call an Einstein problem – being in two places at the same time. Both Graber and Maurer realized the importance of Levrat’s parental responsibility, and both found ways to help him solve his dilemma. Levrat recognized the uniqueness of the situation. “It is a true story,” he confirmed by Tweet and in a recent television interview. “And it could only have happened in Switzerland,” he added. The story certainly reflects a different tone from the United States political campaign. President Trump continues to call Senator Elizabeth Warren “Pocahontas” because of her Native American background and refers to former Vice-President Joe Biden as “Sleepy Joe.” And this is well before the November 2020 election. Neutrality and consensus are two fundamentals of Swiss politics. Both reflect deep cultural foundations. (...)

Edmée Cuttat: ”Portrait de la jeune fille en feu”, envoûtant récit d'un amour interdit

Après Naissance des pieuvres, Tomboy et Bande de filles, Céline Sciamma livre son quatrième long métrage Portrait de la jeune fille en feu, qui avait...enflammé Cannes et valu à son auteur le prix du scénario en mai dernier. ainsi que la Queer Palm. Spécialiste de l’enfance et de l’adolescence, elle change de temps et de décor. Et explore, dans ce film fascinant sur le regard, les sentiments et le désir, l'idylle impossible entre deux femmes, la brune Marianne (Noémie Merlant) et la blonde Héloïse (Adèle Haenel). Un superbe duo d'actrices. On est en 1770. (...) Entre beauté et douceur, Céline Sciamma filme avec sensualité, finesse, pudeur et sobriété l’éveil de l’amour conduisant à une éphémère relation passionnée. (...) C’est mon film le plus dialogué, avec des échanges intellectuels. On voit Marianne et Héloïse penser en direct. Il y a là quelque chose de l’ordre de l’humour, du plaisir.» (...)

Guy Mettan: Saisi par l’ivresse des sommets sur le chemin de Bourg-Saint-Pierre

(...) Une fois le creux de la vallée et le chemin principal du Saint-Bernard atteints, la cohorte des pèlerins reprend et le paysage se dégrade: les imposantes installations d’entrée du tunnel, le bruit incessant des motos et des voitures, les pylônes électriques et les poteaux qui jalonnent le parcours du vieil oléoduc rappellent fâcheusement la civilisation avec tous ses travers. Je croise le conseiller national Jérôme Roduit qui monte à l’hospice avec sa femme. On échange sur les turpitudes de la politique et le retour d’Eric Stauffer, dont la greffe valaisanne n’a pas pris comme on pouvait s’y attendre, et qui revient semer la pagaille à Genève. Pas de quoi égayer le sentier sans grâce qui suit le fond de la vallée et longe le lac-barrage des Toules avant de descendre vers Bourg-Saint-Pierre. On était mieux en haut ! Heureusement, le village de Bourg-Saint-Pierre est un plaisir avec ses restes de murs médiévaux et sa rue principale qui semble n’avoir que peu changé depuis le passage de Napoléon en 1800. (...)

Rémi Mogenet: C'était un monde étranger tout proche

Ce texte fait suite à celui appelé L'Ennemi s'appelant Légion, dans lequel je raconte avoir vu la forme de l'âme-groupe des chauves-souris géantes à face humaine, et qu'il s'agissait d'un avatar de celui que les hommes souvent nomment Satan. Une rumeur sourde et lourde émanait à présent de cet être qui était une légion à soi seul – un grondement épouvantable, comme si, dans les profondeurs, un monde se craquelait, se brisait, s'effondrait. Mais nous devions continuer le combat. Il ne pouvait pas s'arrêter. Et dans la nuit de la bataille, alors que le feu de notre cœur ferait flamboyer nos armes, peut-être trouverions-nous une issue, peut-être une solution salvatrice brillerait-elle devant nous comme une chandelle, que porterait l'ange d'un dieu! Nous levâmes encore et encore le bras, et l'abattîmes mille fois, et maintînmes à distance l'ennemi malgré sa puissance, sa force redoublée, et ses assauts incessants. Nos bras ne se fatiguaient pas, seul notre cœur commençait à saigner, et à laisser des ombres s'y glisser. (...)

Didier Bonny: « Fête de famille » : défaite de famille (et 7 films à l'affiche)

La journée d’anniversaire d’Andréa, la matriarche, se présente bien jusqu’au moment où sa fille Claire, disparue depuis 3 ans et bien décidée à réclamer ce qui lui est dû, débarque en pleines festivités et va semer une sacrée zizanie. Le paradoxe de « Fête de famille » est qu’on ne s’y ennuie pas vraiment, on attend constamment qu’il s’y passe quelque chose, bien que l’histoire soit bien peu crédible. Les relations entre les personnages sonnent en effet faux – comment peut-on passer aussi facilement d’une scène où tout explose pour se retrouver dans celle d’après comme si rien n’était arrivé ? – et les comédiens semblent être le plus souvent les spectateurs du film qu’ils sont en train de jouer, à tel point qu’ils sont en roue libre avec un Vincent Macaigne particulièrement agaçant. Les ressorts scénaristiques tombent le plus souvent à plat comme, par exemple, l’accident de voiture qui apporte juste un peu plus d’hystérie à un film qui n’en a déjà que trop. « Fête de famille » tourne en rond et on n’est bien en peine au moment du générique de fin de savoir où le réalisateur a voulu en venir avec cette défaite de famille. (1 étoile) Toujours à l'affiche 5 étoiles. « Parasite ». Palme d’or du Festival de Cannes, « Parasite » est un long-métrage coréen qui a beaucoup d’atouts (...)

Pascal Décaillet: les Pharisiens de gauche

Ceux qui, dans la tranquillité urbaine d'une certaine gauche genevoise, considèrent la classe moyenne comme "impossible à définir", et se permettent de la prendre de haut, voudront bien désormais se passer des subventions, déductions et facilités que leur accorde l'Etat, en vertu des ponctions opérées massivement sur le portemonnaie de cette classe. En clair, sur le portemonnaie des gens qui travaillent dur, ne reçoivent - pour leur part - aucune subvention, et n'arrivent pas à mettre un seul centime de côté. Car c'est bien la classe moyenne, de facto, qui entretient à Genève ceux qui ne payent ni impôts, ni primes maladie. (...)

Créé: 17.09.2019, 15h30

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