Pascal Holenweg: Changer de système, pas de climat

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Pascal Holenweg: Changer de système, pas de climat

(...) Restreindre le droit d'entreprendre, le droit de consommer et celui de se déplacer n'importe comment par n'importe quel moyen n'est pas populaire. Mais pour demeurer sous le seuil de 1,5° de réchauffement climatique, de telles mesures sont sans doute "incontournables". Pour autant, il n'est pas fatal, mécanique, qu'elles soient prises par les Etats centraux : les communes peuvent elles aussi assumer ces mesures (...) Quel sera le dénouement de la crise environnementale actuelle ? Il tiendra en la réponse donnée à trois enjeux : la pauvreté, le consumérisme, la croissance démographique. (...) La crise environnementale est une crise sociale : ses effets, mais aussi, pour une part ses causes, se mesurent en termes d'inégalités (...) La "transition écologique" implique donc une transition sociale. Qui elle-même implique une transition politique : il faut des majorités électorales, parlementaires et gouvernementales pour rétablir des lignes de train supprimées, privilégier les transports publics ailleurs que dans les métropoles, réduire massivement leurs tarifs d'usage (jusqu'à la gratuité dans les villes) (...)

Pascal Neeser: La Suisse n’avait jamais eu de colonies. Vraiment?

Cela ne semble bien changer avec la décision du Conseil de Etats qui a rejeté hier le contre-projet à l’initiative pour des multinationales responsables comme l’annoncent le protestant Pain Pour le Prochain (PPP) et la catholique Action de Carême (AdC) dans leur communiqué de presse que je cite dans ces lignes. UN EXEMPLE de néocolonialisme. « Les multinationales comme Glencore continueront d’avoir le droit de faire des affaires de manière irresponsable en toute impunité. Dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), l'entreprise suisse de matières premières exploite deux immenses mines de cuivre et de cobalt. Elle y réalise ses beaux résultats : 205 milliards de dollars et un bénéfice de près de six milliards en 2017, alors que la population locale n’en tire pratiquement rien ». (...) Depuis des décennies nous apprenons les conséquences du colonialisme des siècles précédents et, plus récemment, de l’exploitation sauvage des ressources du monde. Si nous continuons, je n’ose imaginer ce qui se passera. Quelles révolutions surgiront, quelles légitimes demandes de réparation seront exigées, combien de réfugiés économiques, écologiques et climatiques, combien d’hommes, de femmes, de vieillards et d’enfants viendront encore s’échouer sur « nos » rivages quand les leurs auront définitivement perdu ce que la Terre leur avait offert ? Mais où est la conscience de nos Conseillers nationaux et fédéraux ? Je parle de leur conscience politique s’ils n’ont plus de conscience morale.

Rémi Mogenet: Récital-hommage des Poètes de la Cité à Sang-Tai KIM

Dimanche 24 mars prochain, les Poètes de la Cité, que je préside, participeront à la Journée Mondiale de la Poésie par un récital effectué à la (petite) salle des Délices du Grand-Sacconnex (rue de Colovrex, 20, à 14 h 30). Leurs poèmes seront lus par Camille Holweger et Charlotte Chabbey, et mis en musique par Vincent Bossy, dans une mise en scène de Camille Holweger. On trouvera ainsi des poèmes de l'excellent Denis Pierre Meyer, de la prodigieuse Emilie Bilman, de l'étonnante Dominique Vallée, de l'élégante... (...) ce récital participe aussi au Mois de la Francophonie, l'Organisation Internationale de la Francophonie le soutenant généreusement, tout comme la Loterie Romande. Et il le fait surtout par un hommage rendu au poète coréen Sang-Tai KIM, malheureusement décédé en novembre dernier. (...)

Rodolphe Weibel: Les CFF au bénéfice d’un miracle

(...) Les CFF construisent donc leurs infrastructures ferroviaires entièrement aux frais de la Confédération. Ils ne gèrent et ne prennent en charge que les coûts d’exploitation. (...) Les CFF sont-ils bien placés pour arbitrer dans une décision d’infrastructure les intérêts des contribuables suisses, les intérêts des cantons, des villes, des communes, les intérêts des collectivités publiques ? non, à l’évidence ! Il se peut par exemple que leur intérêt d’exploitant les pousse à prôner et soutenir une solution d’infrastructure coûteuse à la construction, parce qu’économique à l’exploitation. Lorsque les CFF démolissent aux yeux des députés du Grand Conseil genevois le projet de boucle de l’aéroport, le font-ils pour leur intérêt ou dans l’intérêt public ? Le seul organe mis en place pour faire cet arbitrage, le seul organe à même de le faire, c’est l’Office fédéral des transports. Hélas !

Jean-François Mabut: Le troisième combattant

Mais qu'est-ce qui les pousse à s'engager au coeur de la guerre, dans des causes apparemment perdues ces délégués du CICR, ces engagés de la coopération au développement, ces sans-frontiéristes de tout poil: médecins, infirmiers, ingénieurs, agronomes, pompiers, charpentiers... Le film de Romain Guélat et Jean-François Berger - Docteur Junod, le troisième combattant, présenté hier soir à l'Alhambra - ne répond pas vraiment à la question. Est-ce que Survivor, donné ce soir à la Maison de la Paix dans le même cadre du FIFDH, y répondra mieux? Mais, dira-t-on, en ce temps sans perspectives, sans autres convictions (oserais-je écrire foi?) que celle de la peur de mourir du réchauffement climatique ou de l'ingestion de nourriture non bio et sans frontières, qu'importe la motivation personnelle, c'est l'engagement qui compte. Sans doute. Mais pourquoi si peu s'engage et pourquoi s'engage-t-on si peu? Pourquoi certains frères humains s'engagent-ils dans des causes humanitaires beaucoup plus que d'autres, parfois au péril de leur vie et souvent de leur carrière? Qu'est-ce qui les motivent? (TDG)

Créé: 15.03.2019, 18h48

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