Michèle Roullet: Retour des « Promotions » en Ville de Genève

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7 février

Michèle Roullet: Retour des « Promotions » en Ville de Genève

Depuis vingt ans, suite à la lubie d’un magistrat socialiste, le terme « Promotions » a été remplacé, en Ville de Genève, par celui de « Fête des écoles ». Hier, le conseil municipal genevois a voté le retour du mot « Promotions ». Créé sous Calvin, le terme de « Promotions » fait partie de notre patrimoine culturel immatériel depuis donc le XVIe siècle. A cet égard, la Ville de Genève était l’une des rares communes du canton à avoir modifié cette terminologie historique et savoureuse pour la remplacer par l’expression, plutôt niaise, de « Fête des écoles ». Bon, à Genève, c’est vrai, il y a une gauche qui ambitionne de révolutionner notre société, et qui, pour arriver à ses fins, s’en prend au langage qu’elle veut corseter. (...) Jusqu’où d’ailleurs peut aller se nicher la tyrannie de ceux qui défendent une idéologie ? Il paraît que certains Vegans veulent maintenant purifier la langue et expurger toutes les expressions où les noms d’animaux sont employés comme dans : « donner sa langue au chat », « prendre la taureau par les cornes », « être myope comme une taupe », etc. sous prétexte de nous forcer à respecter les animaux et de ne pas abuser d’eux ! (...)

André Duval: Les pédagogos reviennent à la charge

Pourtant, sans doute sous l’impulsion de fans invétérés de la clique des pédagogos, une poignée de députés asservis remettent le couvert en déposant tout récemment un projet de loi auprès du Grand Conseil. Ils tentent ainsi de revenir sur la loi votée en 2015 dans le seul but, ne soyons pas dupes, d’abroger cette obligation d’enseigner. Malgré des heures et des heures de débat qui ont eu lieu à l’époque au sein de la commission de l’enseignement ainsi qu’en plénière du Grand Conseil, malgré les recours successifs tentés par les directeurs, en vain puisque déboutés à chaque fois, voilà qu’on nous propose à nouveau les mêmes boniments tant entendus et réentendus. Des arguments qui n’auront pas changés, pourquoi faudrait-il donc y revenir et dépenser inutilement les deniers publics? Mais, nous n’y échapperons pas, les pédagogos sont tenaces…

Alain Meury: Le dopage est éternel

J’ai longtemps eu la naïveté de croire que le dopage pouvait être combattu efficacement, c’est-à-dire éradiqué. Désormais, je me suis fait à l’idée qu’il n’en serait rien, en dépit des efforts consentis par l’Agence mondiale antidopage, par le CIO et par nombre de Fédérations sportives internationales ou nationales pour combattre ce fléau. Les tricheurs prolifèrent et ont toujours une longueur d’avance sur ceux qui les poursuivent. Mieux ou pire, ils bénéficient de la complicité active, dans certains pays, des pouvoirs politiques. (...) Faut-il, ce faisant, se détourner du sport et ne plus l’aimer ? Personnellement, j’en suis incapable. Mais mon plaisir est un peu contrarié par la suspicion qui s’installe à chaque fois qu’une grande performance est accomplie.

Pascal Décaillet: PMF, je pense à vous !

Malgré son style austère et ses défauts de caractère, Pierre Mendès France (1907-1982) est, avec Charles de Gaulle et Willy Brandt, l'un des hommes d'Etat du vingtième siècle que j'admire le plus. J'ai absolument tout lu sur lui. J'ai mené aussi un colloque sur PMF en 2009, Salle des Abeilles, à l'Athénée, organisé par Manuel Tornare, en présence de Pascal Couchepin, et d'une belle brochette de personnalités, dont Eric Roussel, l'un des meilleurs biographes de Mendès. (...) Je pense plus particulièrement à Pierre Mendès France, parce que la politique a, comme exigence première, la clarté des engagements. Et je ne suis pas totalement certain que ce chemin soit celui que prend Genève. A en juger, en tout cas, par le traitement infligé par les parlementaires aux dossiers les plus lourds et les plus concernants pour les gens. Par exemple, celui de la retraite des fonctionnaires.

Maurice-Ruben Hayoun: Les civilisations sont protelles...

Qu’est ce qu’une civilisation ? Qu’est ce qu’une culture ? Régis Debray et son livre, Civilisation : comment nous sommes devenus américains (Gallimard) Quand j’ai pris ce bel ouvrage entre mes mains et en ai entamé la passionnante lecture, je fus un peu agacé par le style savamment relâché et le vocabulaire très en vogue dans les cercles les plus américanisés. Du franc lais partout, à chaque page… Mais en pénétrant un peu plus dans les développements sagaces de l’auteur, je me suis rendu compte que cela faisait partie du traitement du sujet, en l’occurrence : comment une civilisation ou une culture perd elle du terrain au profit d’une autre ? Quel rôle joue la langue, en l’occurrence le français ? Existe t il un colonialisme culturel, une main mise d’une nation ou d’une civilisation sur les richesses spirituelles et intellectuelles d’une autre nation ? Une foule de questions qui se posent à nous, pour peu que nous consentions à regarder les choses en face et à ne pas nier les évidences. Toute posture idéologique est à bannir car cela reviendrait à masquer le sujet : le reflux d’une culture par rapport à une autre culture. En effet, qu’est ce que la culture d’un pays, d’une nation ou d’un continent ? (...)

Michel A. Sommer: Quand les mots perdent leur sens

Depuis que les gilets jaunes sont descendus dans la rue en essayant de faire croire - et d'abord à eux-mêmes - qu'ils représentaient toute la France, on voit fleurir un peu partout des termes dont on imagine mal qu'ils sont en train de perdre leur sens. Et il y a, chez notre voisin d'outre Jura, une personne qui a focalisé sur sa personne tellement de détestation et de haine que le vocabulaire utilisé pour le critiquer est allé crescendo dans l'outrance et l'insulte : cette personne, vous le savez évidemment, c'est Emmanuel Macron. Il est accusé d'insulter ses compatriotes, ce qui justifierait chez ses détracteurs et contempteurs une violence verbale jamais atteinte en France à ce jour. Il y a toutefois, parmi les loups, des chroniqueurs qui se rappellent à notre bon souvenir et qui n'hésitent pas à remettre les points sur les i quand on attribue à E. Macron le titre peu envié de dictateur. C'est le cas de Kamel Daoud, qui signe des chroniques régulières dans le Point et qui, dans le no 2420 du 17 janvier dernier remet le vocabulaire dictatorial à sa juste place, celle qu'il n'aurait jamais dû quitter. Voilà ce qu'on y lit : (...)

Jean-Michel Olivier: Fanny fatale

(...) Pour lire un auteur alémanique, quand on ne maîtrise pas sa langue, il faut un traducteur, et c'est là que, souvent, le bât blesse : beaucoup d'écrivains d'outre-Sarine écrivent non en « hoch deutsch » (en bon allemand, comme on disait au CO!), mais en dialecte. Ce qui rend leur langue à la fois savoureuse, singulière et intraduisible… C'est le cas de Pedro Lenz (né à Langenthal en 1965) qui écrit en « bärntütsch ». Heureusement, il a trouvé en Ursula Gaillard une traductrice qui a su restituer la saveur et la vivacité du dialecte parlé. Cela donne un roman épatant, La Belle Fanny* (Di schöni Fanny), qui a toutes les qualités d'un grand livre. (...) Une heureuse découverte.

Pascal Holenweg: Un système d'assurance-maladie à bout du souffle des assurés

La création d'une caisse publique cantonale n'est pas, en tout cas pas à elle seule, l'alternative à ce système "opaque" et à bout du souffle des assurés ? (...) On dit, au PS, que cette caisse, ayant à fonctionner dans un système réglé par une loi fédérale qui donne le pouvoir réel sur l'assurance-maladie à des caisses privées, ne serait qu'un "goujon dans un banc de requins" (les caisses privées, précisément). Mais n'est-ce pas le cas de bien d'autres entreprises publiques ? Va-t-on renoncer à avoir une banque cantonale publique en constatant qu'elle agit dans un domaine réglé par une loi fédérale, et où elle se confronte à des banques privées plus puissantes qu'elles ? Au fond, la Banque cantonale genevoise aussi est un "goujon dans un banc de requins" (UBS, Crédit Suisse et les autres...). Et la Gérance Immobilière municipale genevois, un autre "goujon dans un banc de requins" de l'immobilier… Elle serait trop petite, la caisse publique cantonale proposée par le Parti du Travail ? Et alors ? Small stud is beautiful, non ? Donc, si vous n'avez pas encore voté, faites le…

Christian Brunier: Une société humaniste et éclairée ne peut pas tolérer l’excision !

Je prône une société bâtie sur le Bonheur intérieur brut. Quand tu veux le bien, tu dois aussi combattre le mal. Ce 6 février , nous avons vécu la Journée internationale contre l’excision, décidée par l’ONU. Malgré les campagnes menées par les organisations internationales, les ONG, l’Union africaine, l’Union européenne et plusieurs états, près de 200 millions de filles et de femmes ont subi, sur cette Terre, une forme de mutilation génitale, dont environ 44 millions de moins de 14 ans. Chaque années, 3 millions de jeunes filles subissent cet acte de tortures. La prévention et l’interdiction de ces sales pratiques doivent s’amplifier. Tolérance zéro ! (...)

Créé: 07.02.2019, 16h42

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