Mathias Buschbeck: Le pire des projets de budget

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Nouvelle édition de notre revue des blogs publié sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève.. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci, pour la qualité de notre forum, d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Mathias Buschbeck: Le pire des projets de budget

Après l’euphorie ayant suivi les votations du joli mois de mai 2019 sur la recapitalisation de la CPEG (Caisse de prévoyance de l'État de Genève) et la RFFA (Réforme fiscale et financement de l'AVS) et le contre-projet à l’initiative sur les subside d’assurance maladie, l’inévitable gueule de bois était prévisible lorsque viendrait le dépôt du projet de budget 2020 de l’Etat de Genève. (...) Dans ce contexte on peut donc constater que si le Conseil d’Etat a pris ses responsabilités en demandant la dotation des services et des domaines au bord de la rupture en personnel supplémentaire, il n’a pas engagé de réforme structurelle. Nous sommes toujours devant un travail en silo, une absence béante en matière de transversalité. Cet attentisme n’est plus tenable. La commission des finances a donc entamé ses travaux dans ce climat lourd d’incertitudes. Voyons plutôt (...) Pour quel résultat final ? Un déficit de 584 millions de francs, soit à peine 6 millions de mieux que le projet de budget du Conseil d’Etat. Un échec sur toute la ligne : un déficit toujours abyssal, et une casse sociale et aveugle. Ou comme l’écrit Cyril Aellen (!) sur Facebook (non, ce n’est pas sa voisine) « 600 millions de déficit. 600 millions d’augmentation de charges. Une dette en croissance et aucun engagement supplémentaire, même là où cela aurait été nécessaire. » (...) C’est donc bien le pire des budgets possible qui ne laisse augurer rien de bon pour la suite.

Pascal Rulfi: Le défi de l’éducation du numérique

(...) L'établissement d'un programme scolaire mobilise généralement des groupes de travail dont l’approche souvent universitaire de la problématique tend vers des résultats peu pragmatiques. L’organisation actuelle va tenter de formaliser un programme universel et figé. Cette approche traditionnelle a peu de chance d’aboutir car les lenteurs d’arbitrage et les lourdeurs de la structure ne s’accordent pas avec une matière qui connait des révolutions très rapides. Le constat est simple, l'évolution galopante du monde numérique n'est pas compatible avec les contraintes de temporalités d’un processus traditionnel. (...) En matière d’organisation, la création et l’animation des contenus sera prise en charge par une communauté de volontaires éclairés organisés en réseau à l’image du fonctionnement de l’encyclopédie Wikipédia. (...) Je suis prêt à parier que l’on trouve dans le corps enseignant nombre de technophiles compétents voire passionnés de numérique. C’est bien entendu auprès de ces personnes que l’on fédérera une communauté dynamique qui élaborerait les sujets et dispenserait en classe les humanités numériques. (...) Cela demande de la créativité, du courage et de la vista. Saurons-nous en faire preuve ?

Rémi Mogenet: Les écrits pornographiques de Boris Vian

Puivert, en Occitanie, contient un magasin gratuit où on trouve de tout, qui est ouvert à tous – et propose à l'humanité d'échapper au commerce. J'y ai trouvé un volume de Boris Vian attirant, appelé Écrits pornographiques! J'aimais bien Vian quand j'étais jeune, et j'étais invité à l'aimer, car mon entourage en disait un bien infini, mon frère notamment l'adorait. J'ai surtout aimé L'Écume des jours, avec son univers fabuleux et métaphorique – mais dans sa fantaisie qui devait beaucoup aux écrivains anglophones, il me plaisait en général, et j'ai goûté ses poèmes fantastiques avec des monstres. Cependant, il avait une fantaisie excessive, qui le rendait léger. Le volume que j'ai eu gratuitement commence avec une conférence plutôt absurde, qui défend la littérature érotique parce que l'amour vaut mieux que la guerre, alors qu'on sait depuis Troie que le désir sexuel peut aussi entraîner des guerres, et que l'amour n'est pas forcément la relation sexuelle, que la pratique mécanique de la chose n'a pas forcément d'amour en elle – et qu'elle n'en crée pas, elle crée au contraire de l'amertume et de la rancœur, si elle est sans amour! Le secret de l'amour n'est donc pas l'érotisme, et le raisonnement de Vian est naïf. Si encore comme Vâtsyâyâna il enseignait à pratiquer le sexe avec de l'amour, pour que l'étreinte physique mène à la rencontre des âmes! Car c'est une chose possible, la sagesse orientale le dit (...)

Sylvain Thévoz: Quand la police se trompe de cible...

Les fêtes de fin d'année approchent et c'est probablement une période sensible en terme d'achats de biens. La police municipale de la Ville de Genève a décidé de faire un tout ménage sensibilisant aux bons réflexes pour lutter contre les cambriolages. Ce qui est étonnant, c'est qu'elle fasse une campagne de publicité massive pour un délit qui est en diminution : pour les cambriolages, c'est moins 10% depuis 2017. Il est par contre un autre type de délit qui est en croissance constante ce sont les violences domestiques et là : silence radio. Cherchez l'erreur. (...)

Rolin Wavre: Extension de Cornavin : l'équation mal posée

A l'heure où se prépare le lancement du Léman Express, le Conseiller d'Etat Dal Busco et son équipe d'ingénieurs se félicitent à juste titre de ce remarquable ouvrage et du rabattage prometteur des lignes TPG vers ses gares. Sous cette légitime satisfaction, se cache la préparation d'un spectaculaire gâchis, on s'en rendra compte d'ici 2024. L'Etat, sous la pression des CFF et de la Confédération essaie de nous faire croire que l'extension de la gare Cornavin, qui paralysera la rive droite pendant deux fois six longues années dès 2024, répond à l'augmentation du trafic causé par le Léman Express. C'est totalement faux. La surcharge à Cornavin est presque exclusivement à une raison : le cul-de-sac de la gare de l'aéroport qui nous renvoie tous les trains pour un deuxième passage à Cornavin avant de repartir vers Lausanne. (...)

Edmée Cuttat: Edward Norton revient. Noir c'est noir...

(...) Réflexion sur le pouvoir, Motherless Brooklyn, adapté du roman à succès de Jonathan Lethem paru en1999, est signé Edward Norton. Opérant son retour à la réalisation quelque 20 ans après Au nom d’Anna, il joue également le personnage principal et n’a pas lésiné sur le casting en convoquant à ses côtés Alec Baldwin, Willem Dafoe, ou encore Bruce Willis. Si, contrairement au livre, l’histoire est située dans les fifties, Edward Norton n’en dresse pas moins un parallèle avec le phénomène actuel de gentrification qui ne cesse de s’amplifier dans les métropoles, entraînant le déplacement de résidents à faible revenu. (...)

Philippe Souaille: 1992 : le premier jour d'un si long siège

Où et qui étaient les snippers qui ont tiré sur les manifestants du Pont Vrbanja, début 92 à Sarajevo ? La question n'est pas que théorique. C'est un parfait exemple de ces actions précises, dues souvent à l'intervention des services secrets, qui peuvent faire basculer une situation dans un sens ou dans l'autre.

Pascal Holenweg: L'Opéra en débat

(...) Genève doit-elle continuer à avoir un opéra ? cet opéra doit-il être public ou privé ? municipal ou cantonal ? gouverné par une fondation ou en gestion directe par la Ville ? Et à ces quatre questions, il convient encore d'en ajouter une cinquième : quels rapports, quel équilibre dans les moyens accordés peut-on établir entre une institution "centrale", lourde, coûteuse (il n'y a pas d'opéra "bon marché") comme le Grand Théâtre et les acteurs culturels genevois les plus nouveaux, les plus fragiles -et les plus innovants ? Tant qu'on n'aura pas répondu clairement à ces questions et qu'on n'aura pas pris les décisions qui découlent de nos réponses, nous aurons, année après année, au Conseil municipal et sur la place publique, les discussions, les polémiques, les doutes, que nous avons depuis vingt ans. Nous finirons toujours par voter l'octroi au Grand Théâtre des ressources dont il a besoin. Mais par conviction, par adhésion au projet culturel et artistique de sa direction, ou seulement parce qu'il est, comme les grandes banques suisses auz temps de la crise des subrimes, "too big to fail (and fall)", trop important pour qu'on le laisse choir ? Le pire service qu'on puisse rendre à l'opéra serait de le soutenir par résignation (...)

Créé: 06.12.2019, 10h26

Le meilleur des blogs

Eric Bertinat: Pannes de sport

Gabriel Jaccard: Motion ”Blockchain GVA”

Bruno Hubacher: Propagande

Alain-René Arbez: Quels calendriers de l'Avent?

Mireille Vallette: Loi sur la laïcité, encore une lutte…

Pascal Décaillet: Vital, la simplicité des Justes

Claude Bonard: Une Escalade oubliée, La nuit des échelles de mars 1529

Anne Cendre: Le musée forteresse de Lausanne

Jean-Noël Cuénod: Voile, croix et kippa pour les élus genevois

Vincent Schmid: La belle Escalade et la paix de Saint-Julien

Antoine Vielliard: La question de la scolarisation des Genevois de France

Rolin Wavre: «Je suis fatigué des postures qui phagocytent le débat public ou privé»

Catherine Armand: La passion de la Commune

Pascal Holenweg: A propos de la succession de Christian Levrat

Pierre Béguin: Rhinocérite

John Goetelen: La faute d’Antonio Hodgers


Edmée Cuttat: Un brûlot social sur la banlieue

Patrick Dimier: Genève aura-t-elle un budget en 2020 ?

Sylvie Neidinger: Gilets Jaunes, Brumaire An 1

Adrien Faure: L’égalitarisme strict et la pauvreté

Vincent Schmid: J'accuse, un film de Roman Polanski

Cyril Aellen: La droite a perdu. La droite peut gagner

Anne Cendre: Bustes contemporains

Valentin Dujoux: Les combats rétrogrades de certain-e-s

Aurélie Friedli: l’OHGe fait rayonner Genève

Arnaud Cerutti: Et si Constantin avait perdu la flamme?

Jean-Marc Guinchard: L’IN 163 et la délégation genevoise à Berne

Leila el-Wakil: Marcher pour les arbres

Maurice Gardiol: Dieu(x)... pour combler un déficit de culture

Grégory Pons: Est-ce décent et est-ce même intelligent ?

Pascal Gavillet: L'appel de Clotilde Courau

Daniel Warner: Sadako Ogata

Claude Bonard: Terrorisme à Genève

Maurice-Ruben Hayoun: Conseils de Régis Debray à son fils

Michèle Roullet: Ouverture à l’Autre et reniement de soi !

Andreas Dekany: C'était il y a trente ans!

Sylvie Neidinger: Marianne détournée en Oncle Sam...

Pierre Scherb: On continue (de perdre)

Mireille Vallette: Dernières nouvelles de l’islamophile Helvétie

Olivier Perroux: La nouvelle lutte des classes

Pierre Kunz: Sus aux inégalités !

Alain Meury: Cure de jouvence

Vincent Schmid: Edit de Nantes 2.0

Sylvain Thévoz: Mettons le racisme hors-jeu!

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Genève: les communes les plus riches ont le plus de chiens
Plus...