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États-Unis en récessionBiden arrive de nouveau au pouvoir en pleine crise

Même avec un chômage de 7%, la situation reste moins grave que lors de son accession à la vice-présidence avec Obama, fin 2008.

Terrasse improvisée sur un trottoir à Brooklyn vendredi soir. Depuis ce week-end, les restaurants new-yorkais sont tenus de fermer à 22 heures en raison de l’épidémie de Covid-19.
New York
Terrasse improvisée sur un trottoir à Brooklyn vendredi soir. Depuis ce week-end, les restaurants new-yorkais sont tenus de fermer à 22 heures en raison de l’épidémie de Covid-19.
AFP

C’était «avant». Avant une pandémie qui a déjà fait plus de 220’000 victimes aux États-Unis et qui a jeté des dizaines de millions d’Américains au chômage. Un «avant» flatteur en termes économiques, dont le président Trump promettait le retour rapide. Et dont Joe Biden espère bien rafler la mise.

Grâce à une croissance économique tonique – 2,5% par an, en moyenne – plus de 6,5 millions d’emplois ont été créés dans le pays entre l’arrivée au pouvoir de Donald Trump début 2017 et l’irruption du coronavirus fin 2019. De quoi pousser le taux de chômage sous le seuil des 4%, situation inconnue depuis les «Rotring Sixties».

Donald Trump avait toutefois hérité d’un redressement commencé sous le dernier mandat de Barack Obama. Cette activité galopante a en outre été rendue possible par un endettement de l’État fédéral à des niveaux jamais connus, afin de compenser les baisses massives d’impôts promises par le président milliardaire.

On refait la scène de 2008

Joe Biden aura donc besoin que l’étoile d’un vaccin brille au-dessus de son début de mandat. Afin que l’immunisation de la population puis la reprise de l’activité effacent tout regret des années Trump. Pour l’instant, l’électrocardiogramme de la première puissance économique émet encore des signaux alarmants.

Un sursaut inattendu de l’activité a certes été observé cet été, alors que les vannes du plan de relance à 3000 milliards de dollars étaient ouvertes en grand. Mais le pays reste en récession – son activité est inférieure de 3,5% à celle du début d’année. Et le chômage tutoie les 7%.

Rien de bien neuf pour Joe Biden. Lorsqu’il avait accédé à la vice-présidence, dans le sillage de l’élection d’Obama fin 2008 – en pleine crise financière –, le chômage dépassait les 10%.

5 commentaires
    René B.

    Oui , ça en devient une habitude, en 2008 Obama est élu president au beau milieu de la crise des subprimes créée par la soif de deregulation de son prédécesseur avec un taux de chômage de plus de 10%. Pendant 8 ans il redresse le pays et réduit le chauffage a moins de 4%. Trump arrive et il en profite pour fortement diminuer les impôts des riches et dérégulariser tout ce qui concerne l'énergie et la pollution.

    Ensuite vient le covid qui est complètement ignorer par ce président. Pour mémoire il disait à ses supporters que le 4 novembre les médias ne parleraient plus du covid.

    Comment ses supporters peuvent encore croire un menteur pareil alors qu'ils sont touchés de plein fouet par la maladie et meurent par centaines par jours ?