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Notre histoire«Besoin d’un vrai congé parental pour l’égalité»

Quatre jeunes élues genevoises louent l’engagement des pionnières. Mais de nombreux combats restent à mener.

Le 14 juin 2020, un an après la Grève des femmes. L’égalité se fait toujours attendre. 
Le 14 juin 2020, un an après la Grève des femmes. L’égalité se fait toujours attendre. 
Pierre Albouy

Les années 2019 et 2020 avaient déjà été celles des femmes. Le mouvement se poursuit en 2021. Une grève d’envergure nationale a d’abord eu lieu le 14 juin 2019 pour combattre les discriminations de genre, qui persistent. Puis, le 6 mars 2020, nous avons célébré – sans masque et avec des embrassades (!) – les 60 ans de droit de vote et d’éligibilité des citoyennes genevoises. Et voilà que l’on s’apprête à présent à commémorer les 50 ans du suffrage féminin au niveau national.

Tout en portant un regard admiratif et reconnaissant envers ces pionnières qui ont lutté plus d’un siècle pour obtenir les droits citoyens élémentaires, les femmes d’aujourd’hui en veulent bien plus. Et rapidement. Nous l’avons constaté en discutant avec quatre jeunes politiciennes genevoises. «Je suis née dans les années 70, celles de «L’ordre divin» – film sorti en 2017 sur la conquête du droit de vote en Appenzell – et je me sens ainsi l’enfant de toutes ces dames pour qui j’ai une grande reconnaissance, déclare la conseillère nationale Verte Delphine Klopfenstein. Ayant grandi dans un milieu où les femmes étaient indépendantes, ce combat égalitaire est une évidence pour moi.» Sa collègue de parti et conseillère aux États Lisa Mazzone – 33 ans – est, elle aussi, admirative envers les suffragettes: «Le 7 février 1971 marque pour moi la naissance de la démocratie. Un tournant majeur avec l’entrée des femmes en politique et bien au-delà.»

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