«Berne doit respecter notre droit à la santé. Et agir maintenant»
Déboutées par les services de Doris Leuthard, les Aînées pour la protection du climat déposent un recours devant le Tribunal administratif fédéral (TFA).

Les Aînées pour la protection du climat poursuivent leur combat en justice. Atteintes dans leur santé, les quelque 700 femmes du mouvement réclament de la Confédération qu'elle prenne des mesures efficaces de lutte contre le réchauffement climatique. Déboutées par les services de Doris Leuthard, elles déposent vendredi un recours auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF). Explications avec Anne Mahrer (Les Verts/GE), leur coprésidente.
– Le département de Doris Leuthard n'est pas entré en matière sur votre plainte. Quelles sont vos chances devant le TAF?
– Notre démarche est une première. Mais notre dossier est très solide, et le TAF peut tout à fait renvoyer la copie au Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC), qui a botté en touche notre plainte sans prendre en compte nos arguments. Nous voulons que le DETEC respecte le principe de précaution et le droit à la santé inscrits dans la Constitution. Et qu'il prenne des mesures sérieuses immédiates pour réduire les émissions de CO2 en Suisse.
– Vous revendiquez un droit à la santé. Peut-on vraiment dire qu'il y a un préjudice spécifique qui est fait aux femmes âgées?
– Bien sûr! Le réchauffement climatique a des conséquences graves pour la santé des femmes âgées. C'est reconnu par de nombreux rapports internationaux, notamment de l'ONU. Les canicules provoquent des problèmes cardiovasculaires et respiratoires chez les femmes âgées. Mais nous ne défendons pas seulement nos intérêts et nous ne demandons pas d'indemnités personnelles. C'est pour les générations futures que nous menons ce combat.
– Le réchauffement climatique touche toute la planète. Peut-on établir la responsabilité d'un Etat en particulier?
– Chaque pays doit faire sa part. La Suisse, qui est un pays très industrialisé, émet énormément de CO2. Elle a pris des engagements très importants devant la COP21, et il est temps qu'elle mette en place une modification ambitieuse de la loi sur le CO2 afin d'atteindre les objectifs. Ce n'est pas le cas. Le DETEC reconnaît qu'il n'arrivera pas aux résultats escomptés pour 2020, mais il ne propose aucune mesure urgente pour pallier la situation. En résumé, c'est à nous de nous adapter au changement climatique! Ce n'est pas acceptable.
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