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Autoroute du ChablaisBerne craint le bruit, Paris fait la sourde oreille

La Suisse attend en vain des explications françaises sur le projet contesté qui vient d’être mis au concours, en quête d’un concessionnaire.

Le Conseil fédéral craint que l’autoroute ne ruine les efforts pour limiter le trafic motorisé transfrontalier, alors que le Léman Express prend son envol.
Le Conseil fédéral craint que l’autoroute ne ruine les efforts pour limiter le trafic motorisé transfrontalier, alors que le Léman Express prend son envol.
LUCIEN FORTUNATI

La Suisse va à nouveau demander à la France des détails sur son projet d’autoroute entre Machilly et Thonon-les-Bains. Interpellé par la Verte genevoise Delphine Klopfenstein Broggini, le Conseil fédéral a confirmé lundi n’avoir toujours «pas reçu les études et documents détaillés en lien avec les augmentations de bruit engendrées en Suisse», a-t-il répondu à la conseillère nationale – éléments «nécessaires afin de vérifier si le projet de nouvelle autoroute respecte la législation suisse en matière de protection contre le bruit.»

Aux termes de la convention internationale d’Espoo, un pays qui bâtit une infrastructure proche des frontières doit tenir compte de son impact sur l’État voisin. La Suisse a requis de Paris des compléments en juillet 2018. En vain jusqu’ici, malgré un rappel l’an dernier qui sera réitéré prochainement. Sur le fond, le Conseil fédéral craint que l’autoroute ne ruine les efforts pour limiter le trafic motorisé transfrontalier, alors que le Léman Express prend son envol.

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