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SuisseBase de données pour conserver la mémoire du Covid

Corona-memory est un projet national qui vise à conserver des images, vidéos ou autres témoignages des Suisses durant la pandémie. Un appel à contribution est lancé.

Témoigner de «ce moment extraordinaire» qu’a été la pandémie, tel est le but de ce site participatif.
Témoigner de «ce moment extraordinaire» qu’a été la pandémie, tel est le but de ce site participatif.
Photo d’illustration/Keystone

Une base de données veut permettre aux Suisses de partager leurs expériences, leurs histoires et leurs souvenirs de la crise du coronavirus. Depuis son lancement en avril, plus de cent contributions ont été partagées et donnent un aperçu de «ce moment extraordinaire».

Le site www.corona-memory.ch est ouvert à tous et les contributions supplémentaires sont les bienvenues, indiquent les promoteurs dans un communiqué publié jeudi. Il accueille des vidéos, images, messages écrits et audio ainsi que des contenus de médias sociaux soumis par les utilisateurs.

Projet national

Le site est issu de la collaboration entre les sciences humaines numériques de l'Université de Berne, le portail des sciences historiques infoclio.ch et l’institut médias et journalisme de l'Université de la Suisse italienne. Les Archives fédérales suisses et les Archives sociales suisses sont associées au projet pour la conservation à long terme des contributions.

Corona-memory est un projet national qui s’inscrit dans le sillage des bases de données internationales apparues ces dernières semaines, expliquent ses promoteurs. «Ces ‹archives de catastrophe› se sont révélées efficaces pour rétablir un sentiment de solidarité au sein des sociétés après des événements douloureux: le partage de souvenirs et le récit d’expériences marquantes permettent de mettre en relation les vécus individuels avec la communauté et renforcent ainsi la résilience sociale», ajoutent-ils.

Selon eux, la collection «est appelée à devenir un témoin important de cette situation exceptionnelle et un objet de recherche intéressant». La sauvegarde de ces données doit «permettre à la science et au public intéressé de revenir sur l’expérience sociale de la pandémie, aujourd’hui et à l’avenir. L’accroissement des contributions revêt donc également un intérêt scientifique».

ATS/NXP