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Ecouler les stocksAvec le Covid, le vigneron doit se montrer créatif, la preuve!

La crise du vin vaudois, alliée à la perte du débouché gastronomique, est dure à gérer. Des caves ont imaginé des cuvées plus festives et jeunes.

Les six bouteilles du carton de Flacon’vivial, d’Eric Meylan.
Les six bouteilles du carton de Flacon’vivial, d’Eric Meylan.
La Grande Vignes

Combien de vignerons ont râlé en fréquentant les rayons de supermarché où certains vins étrangers abusent de l’emballage pour vendre des vins de marque sous un marketing rigolo ou deuxième degré? Avec la crise et le Covid, certains ont pourtant utilisé les mêmes outils pour placer une partie de leur excellente production.

Eric Meylan, à La Grande Vigne de Mont-sur-Rolle, a toujours placé une partie de sa vendange sur le marché du vrac. «En 2018, le courtier qui achetait auparavant ne m’a pris que la moitié, puis le quart en 2019, avant de m’annoncer en 2020 qu’il renonçait.» Celui qui cultive aussi une partie du Château de Mont et est associé avec son cousin Cédric Albiez se retrouvait avec un lot de chasselas bio à écouler. Avec l’aide d’un ami graphiste, il a imaginé le Flacon’vivial, un carton de six bouteilles différentes aux étiquettes humoristiques (lire encadré). Après un départ en fanfare sur QoQa fin décembre, il a remis ça. «Cela m’amène une autre clientèle, plus jeune, plus impulsive. Surtout, on décoince le traditionnel étiquetage du chasselas, la maison vigneronne dorée sur fond de vigne. Il faudra maintenant fidéliser ces nouveaux clients, plus urbains, qui ont tout de suite posté des photos des bouteilles sur les réseaux sociaux.»

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