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Fin de présidenceAvant son départ, Trump accélère les exécutions de condamnés à mort

Contrairement à la tradition selon laquelle un président sortant renonce aux exécutions, Donald Trump fait modifier le calendrier des mises à mort. Celle de Brandon Bernard est prévue jeudi.

Des manifestants protestent contre la peine de mort devant le pénitencier de Terre Haute, dans l’Indiana, où plusieurs condamnés attendent dans les couloirs de la mort.
Des manifestants protestent contre la peine de mort devant le pénitencier de Terre Haute, dans l’Indiana, où plusieurs condamnés attendent dans les couloirs de la mort.
KEYSTONE

«Je regardais mon calendrier hier et je comptais les jours. Ils ont passé si vite et je sens parfois l’emprise étouffante du temps qui me pousse vers le précipice.» Brandon Bernard a écrit ces mots le 27 novembre dernier depuis sa cellule d’un pénitencier de Terre Haute dans l’Indiana. Le condamné à mort afro-américain âgé de 40 ans doit être exécuté jeudi par injection létale.

Brandon Bernard dans le pénitencier de Terre Haute, montrant une photo de sa famille.
Brandon Bernard dans le pénitencier de Terre Haute, montrant une photo de sa famille.
DR (Image fournie par l’avocat de Brandon Bernard)

Brandon Bernard s’est vu infliger la peine capitale en 2000 pour un double meurtre commis dans le périmètre d’une base militaire au Texas. Les victimes, Todd et Stacie Bagley, étaient des missionnaires qui avaient été kidnappés par un gang d’adolescents noirs auquel le condamné à mort appartenait. Brandon Bernard, âgé de 18 ans au moment des faits, n’avait pas participé à l’enlèvement. Et contrairement à l’instigateur du crime, exécuté par le gouvernement américain en septembre, il n’avait pas ouvert le feu sur Todd et Stacie Bagley. Brandon Bernard a été reconnu coupable d’avoir incendié le véhicule dans lequel gisaient les victimes.

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