Passer au contenu principal

General Motors: recul moindre que prévu des bénéfices

Le groupe a vendu 10 millions de voitures en 2016 mais reste troisième constructeur mondial derrière Volkswagen.

General Motors a profité de l'engouement des consommateurs américains pour les grosses voitures.
General Motors a profité de l'engouement des consommateurs américains pour les grosses voitures.
Keystone

General Motors (GM) a dégagé en 2016 ses meilleurs résultats depuis sa faillite de 2009. Le premier constructeur américain a promis une performance identique en 2017 malgré des stocks importants et des pressions du président américain Donald Trump pour produire davantage aux Etats-Unis.

Le bénéfice net annuel a baissé de 2,7% à 9,43 milliards de dollars (9,32 milliards de francs), a indiqué mardi GM. Mais le bénéfice opérationnel a atteint 12 milliards de dollars (9,3% sur un an) pour une marge record de 10,1%, un niveau rare pour un constructeur de véhicules de masse.

Au quatrième trimestre, le bénéfice net a certes été divisé par plus de trois à 1,83 milliard de dollars, mais il est conforme aux anticipations des marchés financiers. Les trois derniers mois de 2015 avaient par ailleurs été gonflés par des éléments exceptionnels tel un gain fiscal et des ajustements comptables favorables.

Dix millions de voitures vendues

Ces résultats confortent la stratégie de GM de se focaliser sur les ventes de voitures aux particuliers au détriment de la flotte consacrée aux loueurs.

GM a vendu un record de 10 millions de voitures (1,2%) l'an dernier mais reste troisième constructeur automobile mondial derrière l'allemand Volkswagen (10,3 millions d'unités) et le japonais Toyota (10,18 millions).

Le chiffre d'affaires annuel a augmenté de 9,2% à 166,38 milliards de dollars, tandis que les revenus trimestriels ont progressé de 10,84% à 43,92 milliards. Les marchés tablaient sur 163,71 milliards de dollars pour l'ensemble de l'exercice et 41,5 milliards pour le dernier trimestre.

Cure d'austérité

Pour 2017, «nous tablons sur une autre année très solide», a indiqué à des journalistes le directeur financier Chuck Stevens, balayant ainsi les inquiétudes des experts qui redoutent, eux, une stagnation du marché automobile américain après sept années consécutives de hausse.

GM, qui a vu sa marge diminuer à 5,4% au quatrième trimestre contre 7% à la même période un an plus tôt, entend durcir sa cure d'austérité pour préserver sa rentabilité. L'objectif de réductions de coûts d'ici 2018 a été augmenté d'un milliard de dollars à 6,5 milliards.

Le groupe, confronté à des stocks importants, veut notamment aligner l'offre à la demande, ce qui devrait conduire à une réduction de la production dans des usines américaines. «Il y a un grand nombre d'usines pour lesquelles les décisions ont déjà été prises et il est difficile de revenir dessus», a expliqué Chuck Stevens.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.