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AutomobileLe «dieselgate» n'entame pas l'appétit de Fiat Chrysler

Alors que le groupe est accusé d'avoir dissimulé l'existence d'un logiciel augmentant les émissions polluantes dans 104'000 de ses véhicules, son patron reste optimiste.

Sergio Marchionne s'est défendu vendredi de toute fraude.
Sergio Marchionne s'est défendu vendredi de toute fraude.
Keystone

Le patron de Fiat Chrysler, Sergio Marchionne, a confirmé vendredi les objectifs 2018 du groupe, se défendant de toute fraude alors qu'il est accusé d'avoir dissimulé l'existence d'un logiciel augmentant les émissions polluantes dans 104'000 de ses véhicules.

«Nous confirmons les objectifs du plan, cette affaire n'aura pas d'impact sur nos programmes», a affirmé Sergio Marchionne dans une interview au quotidien italien La Repubblica.

«Nous discuterons dans les prochains jours avec les autorités américaines des propositions pour notre plan d'homologation 2017. Si elles étaient acceptées, les nouvelles règles pourraient aussi servir à résoudre les problèmes légaux sur les modèles de la période 2014-2018», a-t-il dit.

Selon les autorités américaines, Fiat Chrysler a installé le logiciel controversé sur des modèles Jeep Cherokee et Dodge Ram 500, fabriqués entre 2014 et 2016, mais n'aurait pas informé les autorités comme la loi l'y obligeait.

Enquête en cours

«Le fait de dissimuler un logiciel qui affecte les émissions dans un moteur constitue une grave violation de la loi qui peut se traduire par une pollution néfaste de l'air que l'on respire», a commenté Cynthia Giles, une responsable de l'EPA.

Selon l'EPA, FCA encourt des pénalités civiles supérieures à 4 milliards de dollars. L'agence assure toutefois qu'elle va continuer à enquêter sur «l'impact et la nature» du mécanisme et se garde pour le moment de parler d'un «logiciel truqueur» comme chez Volkswagen.

Fiat-Chrysler a rejeté ces accusations, récusé tout parallèle avec son rival allemand et exprimé le souhait de régler «équitablement» cette affaire avec la future administration Trump.

Les accusations de l'EPA ont lourdement plombé jeudi le titre Fiat qui a perdu plus de 16% à Milan et plus de 10% à Wall Street. Vendredi, il rebondissait sur la place financière italienne, gagnant 5,92% à 9,3 euros.

(ats)

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