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Match sauvage à LausanneAu moins un junior de Team Vaud reconnu

Le Lausanne-Sport et le Servette FC ont publié un communiqué de presse conjoint. Les deux clubs sont touchés par les événements récents.

Plusieurs rencontres sauvages ont été organisées ces derniers temps en Suisse romande.
Rassemblement
Plusieurs rencontres sauvages ont été organisées ces derniers temps en Suisse romande.
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Tard vendredi soir, le Servette Football Club et le Lausanne-Sport ont publié un communiqué de presse conjoint, condamnant «formellement les rencontres sauvages opposant joueurs des cantons de Vaud et de Genève tenues ces derniers jours».

«Le LS et le SFC rappellent à leurs joueurs, ainsi qu’à leurs familles, que ces rassemblements violent formellement la législation actuelle en cette période de déconfinement, poursuivaient-ils. Les participants à ces matches s’exposent à des amendes d’ordre et à des sanctions de leurs clubs s’il s’avère que des joueurs du Servette FC ou du Lausanne-Sport sont identifiés dans le public ou sur le terrain.»

«Un membre de la structure de formation Team Vaud a été reconnu»

Stefan Nellen, vice-président du Lausanne-Sport

Est-ce à croire que certains membres des deux clubs lémaniques sont impliqués dans les événements récents? Sur une vidéo du match sauvage de jeudi soir à Lausanne qui circule sur les réseaux sociaux, on aperçoit au moins un joueur vêtu d'un maillot d'entraînement du LS.

«Tout le monde peut en acheter. Cela ne veut rien dire. D'autant que le merchandising a pas mal de succès, tempère le vice-président du club vaudois Stefan Nellen, joint par téléphone. Aucun joueur de notre groupe professionnel ne semble concerné par cette rencontre. En revanche, je peux vous confirmer qu'au moins un membre de la structure de formation Team Vaud a été reconnu.»

«Certains de nos juniors, des 2004, ont été convoqués en vue d'éventuels matches futurs.»

Loïc Luscher, responsable communication du Servette FC

Qu’en est-il du côté de Servette? «A notre connaissance, personne de chez nous n'a pris part à ce genre rencontres jusqu’ici, répond Loïc Luscher, responsable communication. Par contre, nous savons que certains de nos juniors, des 2004, ont été convoqués en vue d'éventuels matches futurs. C'est pourquoi nous avons souhaité publier ce communiqué. Dans une optique préventive.»

Vendredi, la RTS avait dévoilé la tenue d'une rencontre sauvage, jeudi soir, réunissant plus de 1000 jeunes âgés de 16 à 20 ans (sur le terrain comme autour) aux Boveresses, dans les quartiers nord de Lausanne. Et ce malgré l'interdiction de rassemblement en vigueur. Au moins un autre match du genre aurait été organisé dernièrement en Suisse romande. «Les jeunes ont envie de jouer au football. Mais nous, on doit les sensibiliser et essayer de faire en sorte que cela ne se reproduise plus», conclut Stefan Nellen.