AthlétismeDeux podiums suisses et un 800 supersonique
Mujinga Kambundji et Simon Ehammer ont pris la 3e place du 100 m et de la longueur, à Athletissima. La performance de la soirée est venue du Kényan Emmanuel Wanyonyi, 2e chrono de tous les temps sur le 800 m.

Mujinga Kambundji a enflammé les travées de la Pontaise. La Bernoise a fini 3e sur la ligne droite de la vénérable enceinte lausannoise, en 11''06, avec un vent légèrement défavorable. Seules Dina Asher Smith (GB/10’'88) et Tamari Davis (USA/10''97) ont fait mieux qu'elle. Sa petite sœur Ditaji n'a pour sa part pas pu faire mieux que 8e de son 100 m haies en 12''75, bien loin de l'excellent 12''35 de la Portoricaine Jasmine Camacho-Quinn.
Simon Ehammer, en chocolat à Paris, a grappillé un rang. Il n'a manqué qu'à 7 centimètres à l'Appenzellois pour s'adjuger une victoire de prestige devant une Tribune Nord entièrement acquise à sa cause. Comme souvent, l'invincible Grec Miltiadis Tentoglou a sorti un dernier saut suffisant pour l'emporter, avec un bond à 8m06.
Parmi les «revanchards» de Paris, il y avait aussi le Norvégien Jakob Ingrebritsen. Le Norvégien n'a pas fait les choses à moitié et s'est adjugé le 1500 mètres devant l'Américain Cole Hocker, sacré aux Jeux, avec le record du meeting en poche (3'26''73). C'est mieux que le temps réussi par Hocker au Stade de France... Le néo-Suisse Dominic Lubalu, davantage porté sur des distances plus longues, a terminé 10e à 5 secondes.
Un 800 de folie
Comme prévu, le 800 m messieurs a été de haute volée. Le Kényan Emmanuel Wanyonyi a parcouru le double tour de piste et a terminé avec plein de petits acronymes derrière son nom, signe de grosse performance. En 1'41''11, il a réussi une WL (meilleure performance de l'année), un DLR (record de la Diamond League), un MR (record du meeting) et un PB (record personnel).
Le seul qui manquait était un WR (record du monde) et ça ne s'est joué qu'à 20 centièmes. Wanyonyi peut tout de même se targuer d'être le 2e meilleur performeur de l'histoire. Le meilleur 800 de l'histoire de la Pontaise était détenu par un certain Wilson Kipketer. Ça vous classe aussi un chrono. «Je suis tellement heureux d'avoir claqué ce chrono ici, a souri le Kényan. J'aime tellement le public ici. J'espère que je pourrai continuer ainsi.»
Femke Bol toujours rapide
Les autres Suisses n'ont pas réussi des performances inoubliables: le zurichois Lionel Spitz a fini 7e du 400 m (45''82), le Bâlois Jason Joseph a terminé largement dernier du 110 m haies (13''78), tandis que la Fribourgeoise Audrey Werro et la Biennoise Rachel Pellaud ont terminé respectivement 7e et 9e du 800 m en 1'59''31 et 1'59''89.
La soirée s'est comme d'habitude terminée avec les relais et, là, c'est la Suisse qui avait une petite revanche à prendre sur Paris. Les Helvètes (Salomé Kora, Léonie Pointet, Mujinga Kambundji et Sarah Atcho-Jaquier), disqualifiée lors des JO de Paris pour un relais hors zone, se sont vengées en terminant 2e (42’’16), à 11 centièmes du record national.
Presque «à domicile», la Néerlandaise Femke Bol a réussi un chrono jamais vu sur ce tartan sur 400 m haies. La protégée de l'entraîneur Laurent Meuwly a passé la ligne en 52''25. La sensation Letsile Tebogo a quant à lui déroulé sur 200 m. Le Botswanais, champion olympique sur 100 m, a doublé tout le monde à une cinquantaine de mètres de l'arrivée et passé la ligne tranquillement, en jubilant bien avant de la franchir. Le tout en 19''64. Quel phénomène...
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