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Assemblée des déléguésL’UDC Suisse ne veut pas de la réforme de l’énergie, ni de l’allègement des primes

Les conseillers fédéraux Guy Parmelin, à gauche, et Albert Rösti étaient à l’assemblée des délégués de l’UDC Suisse, le samedi 23 mars 2024, à Langenthal.
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«L’État devient de plus en plus vorace», a dit le président sortant de l’UDC Marco Chiesa devant les délégués de son parti, réunis samedi en assemblée à Langenthal. Si l’État coûte de plus en plus cher, les citoyens auront de moins en moins d’argent dans leurs poches.

Selon Marco Chiesa, les autres partis gaspillent des milliards de francs pour l’asile ou l’aide au développement. Le président sortant a ensuite lancé des piques contre l’Union européenne. «Nous ne devons pas signer avec l’UE», a relevé le Tessinois.

Et de poursuivre: «L’État s’engage pour de nouvelles dépenses, ce qui entraîne de nouvelles dettes et des impôts plus élevés. L’UDC n’y donnera pas son aval. «Nous voulons que les habitants de ce pays aient plus d’argent pour vivre, mais pas la Berne fédérale», a poursuivi le politicien.

Marco Chiesa à Langenthal le 23 mars 2023.

Non à la réforme de l’énergie

L’UDC Suisse dit non à la réforme de l’énergie, soumise au peuple le 9 juin. Les délégués se sont prononcés contre la position de leur conseiller fédéral, Albert Rösti, venu sur place défendre le paquet législatif.

Une pénurie d’électricité reste un risque majeur pour le pays, a dit le conseiller fédéral Albert Rösti. Il est important que la Suisse puisse augmenter sa production d’électricité, c’est la seule façon pour le pays de renforcer sa souveraineté, a-t-il poursuivi.

Aux sceptiques dans ses propres rangs, il a promis que la loi ne permettrait pas de couvrir la Suisse de centrales éoliennes et solaires. Des zones seront créées où une telle extension sera possible.

En revanche, si la loi est rejetée, des demandes pour de telles installations pourront être déposées partout. La loi canalise donc aussi. En outre, les projets ne peuvent être réalisés que si les communes concernées sont d’accord, a souligné le ministre de l’énergie. La loi permet des investissements, notamment dans les régions alpines.

Beaucoup d’installations pour peu d’électricité

L’énergie solaire et éolienne ne permet pas un approvisionnement en électricité sûr, a rétorqué la conseillère nationale et vice-présidente du parti Magdalena Martullo-Blocher. Il ne s’agit pas seulement de quelques éoliennes et installations solaires. Il faudrait plutôt 9000 éoliennes et installations solaires d’une surface cinq fois plus grande que le lac de Zurich.

Lors d’un débat animé, de nombreux critiques et partisans du projet se sont exprimés. Le conseiller fédéral UDC Guy Parmelin a par exemple souligné que la loi était la seule alternative pour réduire la dépendance vis-à-vis de l’étranger et le risque de pénurie d’électricité.

De nombreux détracteurs craignent une dégradation des paysages et une perte d’autonomie des communes. Les villes très peuplées feraient très peu pour la production d’électricité. Une fois de plus, c’est surtout à la campagne que cela se passe, a déclaré le député zurichois Domenik Ledergerber. «Je ne veux pas que mon pays soit défiguré pour cela», a-t-il déclaré.

L’ancien conseiller national bernois Adrian Amstutz s’est également lancé dans la bataille oratoire: «Avec un non, nous n’allons pas simplement construire une nouvelle centrale nucléaire demain». Dans l’intervalle, des mesures telles que celles prévues par la réforme de la loi sur l’énergie sont nécessaires.

La direction du parti avait recommandé aux délégués de voter non. De nombreux membres des Chambres fédérales se sont prononcés pour le oui. Finalement, les délégués ont décidé de voter non par 242 voix contre 149 et six abstentions. Une proposition de liberté de vote n’avait eu aucune chance auparavant.

Non à «l’initiative d’allègement des primes» du PS

Samedi, les délégués de l’UDC Suisse ont également dit non à l’initiative du Parti socialiste (PS) sur l’allègement des primes. Le texte, aussi soumis au vote le 9 juin prochain, préconise que les assurés ne dépensent pas plus de 10% de leur revenu pour payer les primes d’assurance-maladie. Si cette limite est dépassée, la Confédération et les cantons devraient intervenir en réduisant les primes, la Confédération à hauteur d’au moins deux tiers.

L’UDC a depuis longtemps tiré la sonnette d’alarme en matière de perte de pouvoir d’achat et a lutté sans relâche contre une politique fiscale qui réduit le pouvoir d’achat de la population, a déclaré la conseillère nationale genevoise et vice-présidente de l’UDC Céline Amaudruz.

L’initiative du PS est «une fausse bonne idée de plus», qui vient s’ajouter à la longue liste des nouveaux impôts pour la classe moyenne. La proposition, séduisante à première vue, entraînera des coûts cachés, des suppressions d’emplois et des hausses de prix, a-t-elle poursuivi.

Le comité directeur du parti avait recommandé aux délégués de voter non. La base de l’UDC a clairement suivi cette proposition par 321 voix contre 9.

Initiative du Centre «Pour des primes plus basses» non plus

Comme celle du PS, l’initiative du Centre «Pour des primes plus basses» n’a pas trouvé grâce aux yeux des délégués de l’UDC samedi. La base du parti a décidé de dire non au texte, soumis au vote le 9 juin prochain.

Avec cette proposition du Centre, la Confédération et les cantons sont incités à prendre des mesures, de concert avec les acteurs du système de santé, lorsque les coûts de la santé augmentent trop fortement par rapport à l’évolution des salaires. Ce serait le cas si la croissance des coûts par personne assurée était supérieure d’un cinquième à l’évolution des salaires nominaux.

«Qui ne veut pas des primes d’assurance-maladie plus basses, un frein aux coûts de la santé?» a demandé la conseillère aux États St-Galloise Esther Friedli (UDC). Mais en y regardant de plus près, la demande s’avère mauvaise, selon elle.

L’initiative ne dit absolument rien sur la manière de freiner les coûts et sur les conséquences qui en découleraient. Dans le pire des cas, l’initiative conduirait à un rationnement du système de santé, a poursuivi la St-Galloise.

Contrairement à l’initiative, le contre-projet indirect, lui, intègre des objectifs de coûts et de qualité dans l’assurance maladie obligatoire. Cela devrait permettre de stopper l’évolution des coûts, évalue la politicienne. En outre, il ne faut pas seulement tenir compte de l’évolution des salaires, mais aussi de l’évolution démographique et du progrès technologique. Les délégués ont décidé de recommander le non par 329 voix contre 11 et 3 abstentions.

L’assemblée des délégués étant déjà chargée, le comité du parti a décidé de son propre chef de recommander le oui au quatrième objet de la votation du 9 juin, l’initiative «Pour la liberté et l’intégrité physique», lancée dans le contexte du Covid-19 par le Mouvement de liberté Suisse, et qui entend exclure toute obligation vaccinale.

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