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CoronavirusViola Amherd évoque la «lourde» décision de déployer l’armée

La conseillère fédérale en charge de la Défense revient dans la presse sur sa décision de mobiliser l’armée contre le coronavirus.

Viola Amherd est la première femme à être ministre de la défense en Suisse (archives).
Viola Amherd est la première femme à être ministre de la défense en Suisse (archives).
KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

La décision de mobiliser l’armée dans le cadre de la lutte contre le coronavirus était «lourde» à prendre, affirme la ministre suisse de la Défense Viola Amherd. Le Conseil fédéral a dû trancher «en quelques jours dans une situation qui s’aggravait très rapidement».

«Vous demandez à 5000 soldats de quitter leur famille et leur travail dans un délai de 48 heures pour certains. J’avais aussi conscience de toutes les conséquences sociales, sanitaires et économiques de cette décision», déclare Viola Amherd dans un entretien diffusé vendredi par «Le Nouvelliste».

La conseillère fédérale démocrate-chrétienne rappelle que c’est l’ensemble du gouvernement fédéral qui a pris la décision. «La demande est venue du Département fédéral de l’intérieur et nous y avons répondu».

L’engagement se poursuit

Selon elle, le nombre d’effectifs mobilisés a été déterminé en fonction du pire scénario. «Il faut bien s’imaginer que nous avons pris cette décision alors que nous arrivaient les images catastrophiques d’Italie et celles dramatiques du Tessin», ajoute-t-elle. «Heureusement, les hôpitaux ont pu rapidement augmenter leurs capacités d’accueil», souligne-t-elle.

L’armée a été appelée en renfort depuis le 6 mars. Au total, 5000 soldats ont été mobilisés pour apporter leur soutien dans les domaines sanitaire et sécuritaire, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Certaines troupes ont déjà été retirées, mais l’engagement de l’armée devrait se poursuivre «vraisemblablement jusqu’à la fin juin», indique la ministre de la défense.

La Valaisanne note que l’ambiance était «très particulière» au Conseil fédéral pendant la crise, avec des «séances très intenses», en raison de la pression et des attentes. «Ce qui me réjouit, c’est que nous avons développé une excellente culture de la discussion».

ATS/NXP