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VolleyballAmriswil était trop fort et Chênois pas assez stable

L’équipe genevoise a longtemps résisté avant de céder face à l’ogre thurgovien, vainqueur 3-0 (26-24 25-22 25-13).

Geneve, le 21 novembre 2020. Match de Volley au centre sportif de Sous-Moulin. Chenois Geneve Volley en noir contre Lindaren Volley Amriswil en bleu. © Magali Girardin.
Geneve, le 21 novembre 2020. Match de Volley au centre sportif de Sous-Moulin. Chenois Geneve Volley en noir contre Lindaren Volley Amriswil en bleu. © Magali Girardin.
Magali Girardin

A Sous-Moulin, le choc au sommet de LNA a tenu toutes ses promesses. Chênois a prouvé qu’il avait une équipe performante, en devenir, Amriswil a démontré qu’il avait déjà la carrure d’un futur champion. L’empoignade a duré deux sets et au fil des échanges, elle a tourné au jeu de massacre. Au tableau de marque, le score n’est pas trompeur mais il est bien cruel pour une équipe genevoise courageuse mais trop instable pour résister au leader, invaincu en six parties et au-dessus du lot.

Après quatre succès, une quarantaine et trois semaines sans compétition, les hommes de Ratko Pavlicevic sont tombés sur un os. Ils ont pourtant longtemps tenu le choc, en menant au score durant presque toute la première manche. A 18-13, puis encore à 22-20, et même à 24-24, ils avaient les moyens de passer l’épaule.

Pas assez tueurs et, surtout, trop tendres, ils ont fini par subir l’ascendant d’Amriswil et de son top scorer, l’infernal Thomas Zass. Mais Quentin Zeller y a mis aussi du sien pour enfoncer ses anciens coéquipiers. «J’ai juste fait match», commentait le swinger genevois, proche du sans faute.

En face, dans ce match dans le match, Jovan Djokic (de retour à Sous-Moulin après quatre saisons au LUC et trois à Amriswil) n’a pas fait le poids. «J’ai commis trop d’erreurs, j’assume ma part de responsabilité dans cette défaite», reconnaissait-il à l’issue de la partie. Battu sur le fil, 24-26, Chênois a encore fait de la résistance durant le deuxième set (jusqu’à 14-13) avant de subir la loi de son rival, impitoyable au bloc et au service, souvent irrésistible en attaque, et inexpugnable en défense.

Oui, il y a parfois eu un fossé entre les deux équipes, ce que concède aisément Ratko Pavlicevic. «Mais on va bosser dur à l’entraînement pour tenter de le combler», assurait le coach chênois après avoir passé un gentil savon à ses joueurs!