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TélévisionAmazon Prime va bientôt diffuser une suite de «Borat»

L’humoriste Sacha Baron Cohen a tourné cet été avec une équipe réduite aux États-Unis la suite de son film politiquement incorrect sorti en 2006.

Dans «Borat», Sacha Baron Cohen se faisait passer pour un journaliste kazakh nigaud et arriéré mais grand admirateur des États-Unis, qui entreprend de tourner un documentaire sur ce pays (archives).
Dans «Borat», Sacha Baron Cohen se faisait passer pour un journaliste kazakh nigaud et arriéré mais grand admirateur des États-Unis, qui entreprend de tourner un documentaire sur ce pays (archives).
KEYSTONE/AP/Matt Sayles

La plateforme de vidéo à la demande Amazon Prime a acheté une suite de la comédie «Borat» de l’humoriste Sacha Baron Cohen. Elle devrait la diffuser avant l’élection présidentielle américaine du 3 novembre, a appris l’AFP mardi de source proche de l’accord.

En 2006, le film très politiquement incorrect, dont le titre complet est «Borat, leçons culturelles sur l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan», avait fait sensation et empoché plus de 260 millions de dollars (240 millions de francs). Il avait même été sélectionné aux Oscars dans la catégorie du meilleur scénario.

Dans cette comédie mêlant humour potache en dessous de la ceinture et critique au vitriol de la société américaine, Sacha Baron Cohen se faisait passer pour Borat, journaliste kazakh, nigaud et arriéré mais grand admirateur des États-Unis, qui entreprend de tourner un documentaire sur ce pays.

Un périple prétexte à des rencontres invraisemblables avec des élus, étudiants ou cow-boys bien réels, dont le faux journaliste s’évertuait, à leur insu, à faire ressortir les défauts et préjugés en jouant son rôle d’étranger grossier et ignorant. La suite de «Borat» a été tournée cet été avec une équipe réduite dès que les restrictions liées à la pandémie de coronavirus ont été assouplies aux États-Unis et ailleurs, indique le site spécialisé «Deadline».

Piéger des anonymes ou des célébrités

Depuis Borat, Sacha Baron Cohen s’est fait une spécialité de piéger des anonymes ou des célébrités en endossant différents personnages, du prétendu rappeur Ali G en passant par l’animateur homosexuel autrichien Brüno. En 2018, il avait repris ce concept dans une émission qui avait fait scandale, «Who is America?» («Qui est l’Amérique?») dans laquelle il mettait dans l’embarras diverses personnalités politiques.

Il avait ainsi provoqué la démission d’un élu de Géorgie qu’il avait piégé en se faisant passer pour un expert israélien de la lutte antiterroriste, le poussant à proférer des insultes racistes et à se mettre fesses nues pour intimider un preneur d’otages. Sarah Palin, candidate malheureuse à la vice-présidence américaine et cible fréquente des médias, avait elle aussi été victime de ses impostures et avait dénoncé l’humour «maléfique et pervers» du comédien britannique.

ATS/NXP