AboInterview d’Alain Françon«Ce n’est pas la manip, c’est la probité qui vainc»
De retour au Théâtre de Carouge, l’inoxydable Alain Françon, 79 ans, révèle les enjeux de classe qui sous-tendent «Les Fausses Confidences» de Marivaux.

On ne présente plus aux Genevois cet orchestrateur régulier de leurs scènes. Sur à peine quelques années, ils ont vu son acuité à l’œuvre tantôt dans «Oncle Vania» de Tchekhov, «Le Misanthrope» de Molière ou «En attendant Godot» de Beckett. On ne notera plus, pour décrire Alain Françon, que ses infimes mutations, tel ce discret raclement de gorge qui ponctue ses propos, sans doute une séquelle de l’agression au couteau qui a atteint sa carotide en 2021, et à laquelle il a miraculeusement réchappé. Ou ses rires étouffés d’ado, que le passage du temps choisit de souligner, au lieu d’estomper.




















