
Founex (VD), 10 janvier
Voici une petite réflexion issue des pensées qui me viennent à l’esprit alors que je pédale entre Founex et Conches, trajet de mon logement à mon lieu de travail.
Les automobilistes sont bruyants et polluent. Les cyclistes sont irrespectueux et dangereux. Les piétons traversent la route n’importe où, n’importe quand. Petit rappel: un piéton et un cycliste, ce sont assurément deux personnes en moins dans les transports publics et potentiellement deux voitures de moins.
Un automobiliste, c’est supposément une personne qui n’a pas d’autres choix. Les personnes pour lesquelles la route représente un outil de travail devraient logiquement soutenir toute initiative en faveur de la petite reine et de la mobilité active ou douce en général (avec une pensée toute singulière pour le chauffeur de camion, appelons-le Billy, qui a pris un malin plaisir à me serrer, sur mon vélo, contre la barrière du pont du Mont-Blanc et qui a manqué me faire tomber sous ses roues alors que nous circulions seuls sur la double voie de l’ouvrage à 7 h du matin et que ma vitesse avoisinait les 50 km/h. Ne soyez pas un Billy.)
Le raisonnement peut être identique pour les automobilistes qui ne souhaitent pas changer de mode de déplacement par choix: les cyclistes et les piétons sont vos amis, peu importe ce que ces derniers exigent en termes d’aménagement. Cette réflexion peut aisément être transposable à d’autres contextes. Prenons l’exemple de l’alimentation. En vulgarisant le discours, disons simplement que les mangeurs de viande devraient louer l’existence des végétariens. Plus de viande pour les premiers et une demande réduite qui est censée faire baisser les prix avec une exigence d’un meilleur respect des animaux par les seconds, et donc une viande de meilleure qualité (si vous l’achetez au bon endroit).
Nous ne sommes pas des ennemis en perpétuelle confrontation, bien au contraire. Et les comportements irrespectueux de certains ne devraient pas nuire à toute la communauté concernée.
Pour conclure, quoi que vous soyez, ne desservez pas la cause que vous défendez. Quoi que vous défendiez, respectez les choix des autres, qui vous arrangent parfois plus que vous ne l’imaginez, et louez les attitudes exemplaires. Enfin, une chose est certaine: tout extrémisme est contre-productif et malvenu. Pour toutes et tous. Soyons simplement prévenants et bienveillants. Et aimons-nous!
Jérôme Blanc
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Lettre du jour – Aimons-nous les uns les autres
En matière de circulation, l’extrémisme est contre-productif. Piétons, cyclistes, ou automobilistes ne sont pas des ennemis en perpétuelle confrontation.