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Portrait d’Adiba QasimAdiba Qasim, la force de la volonté

La jeune Irakienne yazidie s’est forgé un destin de battante hors normes.

Adiba Qasim: «Je me sens chez moi ici à Genève, je suis bien entourée.»
Adiba Qasim: «Je me sens chez moi ici à Genève, je suis bien entourée.»
Laurent GUIRAUD

À ses élégants cheveux courts, sa maîtrise du français, agrémenté d’un petit accent, et son sourire policé, on croirait volontiers qu’Adiba Qasim est une expatriée dont la carrière s’envolera bientôt dans une mégapole internationale. Mais la jeune femme de 27 ans n’avait jamais habité que dans son village natal du Sinjar, au nord de l’Irak, avant de vivre dans un camp de réfugiés en Turquie et, enfin, de s’établir en Suisse. Appartenant à la communauté des Yazidis, elle a fui le génocide de son peuple en août 2014, lorsque Daesch a envahi son village, tuant au passage 70 membres de sa famille.

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