Abus sexuels à St-Maurice«Il y a un sentiment d’horreur et de dégoût», l’Abbaye brise le silence
Lors d’une conférence de presse ce jeudi, le chanoine Antoine Salina s’est exprimé au nom de l’église pour annoncer le retrait du père-abbé Roland Jaquenoud.
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L’Abbaye de St-Maurice travaille en étroite collaboration avec le ministère public pour élucider les cas d’abus au sein de l’Église catholique. Certains cas sont datés et les auteurs sont décédés à ce jour, tandis que d’autres ont déjà été traités par la justice.
Mais les révélations récentes réveillent des souvenirs traumatiques, qui nécessitent des réponses. «Il est impératif que toute vérité se fasse» a déclaré Antoine Salina, chanoine, lors d’une conférence de presse diffusée en direct ce jeudi après-midi. «Il y a un sentiment d’horreur et de dégoût», relève-t-il parlant au nom de l’Abbaye.
«Les jeunes du collège ne sont pas en danger. En revanche il faut rassurer les parents, car la suspicion est présente»
Antoine Salina souligne que «le nom des suspects ne peut être divulgué.» Il précise également que «tous les chanoines de l’Abbaye seront mis à disposition de l’enquête.» Toutefois, il a révélé que le père-abbé par intérim de l’abbaye de Saint-Maurice Roland Jaquenoud, soupçonné d’abus, s’est retiré provisoirement de sa charge. Un délégué apostolique nommé par Rome dirigera la communauté.
«Culture de l’omerta»
«Les jeunes du collège ne sont pas en danger. En revanche il faut rassurer les parents, car la suspicion est présente». Néanmoins, il rappelle que la justice se fait sur un temps long et qu’il ne peut se substituer à l’État. «Je ne sais pas ce qui se discute au niveau étatique, mais toute décision gouvernementale aura des répercussions canoniques.»
Le chanoine reconnaît que «nous avons mis en danger des victimes potentielles et nous avons mis en danger des hommes d’Église qui avaient des comportements déviants». Il s’agit d’un «scandale qui entachera nos institutions.»
Il se dit obligé d’admettre sa coresponsabilité dans cette affaire, en tant que chanoine depuis de nombreuses années. Néanmoins, il tient à rappeler que la «culture de l’omerta prévalait depuis très longtemps».
Les autorités se sont rendues sur place
Le ministère public a indiqué mener une investigation, en lien étroit avec la police cantonale valaisanne, à l’Abbaye de St-Maurice. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte le 22 septembre sur les cas d’abus sexuels au sein de l’Église catholique romaine.
Ces autorités se sont ainsi rendues sur les lieux mercredi soir pour les besoins de l’enquête, mais aussi ce jeudi matin. Le but est de «déterminer l’existence d’éventuelles infractions commises en Valais qui ne seraient pas prescrites ou déjà traitées», souligne un communiqué.

Sur place, elles ont eu accès aux archives de l’institution et elles ont auditionné un chanoine.
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