Discours de Netanyahu au Congrès américainÀ Tel-Aviv, des familles d’otages crient leur colère
Des centaines de personnes ont défilé mercredi soir à Tel-Aviv pour exiger un cessez-le-feu, au moment où le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, s’exprimait devant le Congrès américain.

Brandissant drapeaux israéliens et affiches avec des photos d’otages retenus dans la bande de Gaza, des centaines de personnes ont manifesté mercredi soir à Tel-Aviv pour exiger un cessez-le-feu, au moment où le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, s’exprimait devant le Congrès américain.
L’un des manifestants a lancé un appel dans un micro aux passants qui regardaient la manifestation depuis les bars et les balcons de la plus grande ville d’Israël: «Sortez de vos maisons, venez dans la rue!".
«Ce n’est pas un défilé! Vous voyez ici des familles dont les enfants ont été enlevés dans leur lit un samedi matin», a-t-il crié en référence à l’attaque du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre: «Cela aurait pu être votre famille».
De l’autre côté de l’Atlantique, Benjamin Netanyahu louait le soutien des États-Unis, principal allié d’Israël, dans un discours devant le Congrès, alors que la guerre déclenchée par l’État hébreu après l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien dure depuis plus de neuf mois.
Benjamin Netanyahu, qui a insisté sur le fait que la force militaire était le seul moyen de vaincre le Hamas, a réitéré à Washington son engagement à remporter une victoire militaire à Gaza.
«Un accord maintenant!»
Mais sur la «place des otages» à Tel-Aviv, où des manifestations ont lieu tous les samedis, les proches de captifs enlevés par des commandos du Hamas le 7 octobre l’ont exhorté à faire taire les armes.
«Je veux vous dire, Monsieur le Premier ministre Benjamin Netanyahu, que mon grand-père aurait pu être en vie aujourd’hui avec nous, il attendait que quelqu’un vienne le sauver. Il attendait que vous scelliez un accord» de cessez-le-feu, a lancé Talya Dancyg, 18 ans, dans un discours plein d’émotion, deux jours seulement après l’annonce de la mort de son grand-père, l’historien israélo-polonais Alex Dancyg, en captivité à Gaza.
«Chaque jour qui passe, les nôtres sont toujours là-bas, c’est une honte pour notre pays», a-t-elle ajouté en référence aux otages. Les manifestants ont répondu en scandant «Un accord maintenant!».
AFP
Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.



















