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Lettre du jourÀ quoi sert la CMNS ?

L’ancienne usine Beyeler vue depuis le pont Sous-Terre.
L’ancienne usine Beyeler vue depuis le pont Sous-Terre.
DR

Pinchat, 27 mars 

Suite à la vente de notre entreprise familiale Beyeler à la maison Rolex, notre famille a vendu le bâtiment de la Jonction qui avait abrité notre entreprise pendant des décennies, un élément architectural important et bien visible de notre ville, auquel nous étions attachés.

Soucieux de l’avenir de ce bâtiment et de sa préservation, mais ne pouvant le valoriser nous-mêmes, nous avons choisi un investisseur dont le projet était d’offrir à Genève la rénovation d’un bâtiment remarquable de son patrimoine.

Au départ, il devait accueillir une école de musique. Nous nous sommes réjouis de cette perspective et… nous sommes lourdement trompés. J’en suis profondément atterrée.

La première surélévation était déjà une erreur de style. Une structure plus légère et plus vitrée se serait bien intégrée au bâtiment. La deuxième étape défie l’entendement par sa laideur et son absurdité.

Je me demande depuis des années à quoi sert la CMNS, commission qui nous impose, par des concepts architecturaux abscons, des horreurs aux quatre coins du canton.

Selon votre article du 26 mars, cette double surélévation a pu être réalisée contre l’avis de la Commission d’architecture, trois associations du patrimoine et l’intervention de la Ville jusqu’au Tribunal fédéral.

C’est l’avis de la Commission des monuments, de la nature et des sites (CMNS) qui a prédominé auprès des juges fédéraux.

Genevoise d’origine, je me demande depuis des années à quoi sert la CMNS, commission qui nous impose, par des concepts architecturaux abscons, des horreurs aux quatre coins du canton.

Plus largement, comment se fait-il que notre Canton ne parvienne pas à trouver une voie de développement urbanistique plus intégrée et plus harmonieuse?

Véronique Girardet-Beyeler

10 commentaires
    Véronique Girardet-Beyeler

    Merci pour les messages de soutien.

    Cependant, je tiens à préciser que ni l'entreprise Rolex, ni la fondation Wilsdorf n'ont une quelconque responsabilité dans cette regrettable surélévation. Rolex a racheté l'entreprise Beyeler mais pas le bâtiment de la Jonction qui abritait la fabrique de cadrans. Notre famille a vendu à un investisseur indépendant.

    Pour clarification, Rolex, qui n'est pas une entreprise par actions reverse une grande partie de ses bénéfices à la fondation Wilsdorf, fondation qui porte le nom du fondateur de Rolex, Monsieur Hans Wildorf.

    Cette fondation soutient à Genève beaucoup d'initiatives remarquables à Genève. Elle a mon profond respect pour son action.

    Véronique Girardet-Beyeler