A Genève, 61% des habitants sont issus de la migration
La plupart des résidents du canton ont un lien avec un autre pays. Soit ils sont étrangers, soit ils ont été naturalisés.

Genève est le canton qui compte le plus d'étrangers. Ils représentent 42% de la population. Les autres sont des Suisses, qui sont soit des Helvètes «pur sucre», soit des naturalisés. En distinguant le lieu de naissance de ces personnes, on arrive à une image contrastée des résidents du canton. Celle-ci est fournie par les derniers chiffres de l'Office cantonal de la statistique (Ocstat), publiés la semaine dernière. Le tour en huit points.
1: 61% des résidents sont issus de la migration
A Genève, 61% de la population est issue de la migration. Ces personnes sont soit des étrangers (nés en Suisse ou ailleurs) soit des Suisses d'origine étrangère ou dont les parents sont nés à l'étranger. Parmi cette population migrante, 40% possèdent la nationalité suisse, le plus souvent par naturalisation, et 60% ont un passeport étranger. Ces chiffres sont valables pour les personnes de plus de 15 ans. En Suisse, la population issue de l'immigration est de 36%.
2: Le profil du Suisse
Pour mieux s'y retrouver, on peut distinguer la population en quatre catégories. Il y a d'abord les Suisses qui ne sont pas issus de la migration. Ce sont des Suisses de naissance, dont au moins l'un des deux parents est né en Suisse. Ces gens-là sont environ 140 000, soit 38% de la population concernée des plus de 15 ans.
3: Le deuxième profil du Suisse
Les Suisses peuvent aussi être issus de la migration. Ils représentent 88 000 personnes, soit 25% du total de la population des plus de 15 ans. Qui sont-ils? Il s'agit avant tout d'anciens étrangers, nés à l'étranger et naturalisés (55 000). Il y a aussi des personnes nées en Suisse et naturalisées dont au moins l'un des parents est né à l'étranger (22 000). Ou alors des Suisses de naissance dont les parents sont nés à l'étranger (11 000).
4: Les étrangers de première génération
Les étrangers de première génération sont nés à l'étranger. Ces primo-migrants sont 120 000, soit 33% de la population concernée des plus de 15 ans.
5: Les étrangers de deuxième génération
Ces étrangers sont nés en Suisse mais leurs parents (ou au moins l'un des deux) sont nés à l'étranger. Ils sont aujourd'hui 12 000, soit 3% de la population concernée. Ce chiffre faible s'explique par la naturalisation d'un grand nombre de ces personnes.
6: Quatre parts inégales
En résumé: les Suisses «pur sucre» représentent 38% du total, auxquels s'ajoutent 25% de Suisses aux origines étrangères. Les étrangers nés ailleurs sont 33% et ceux nés en Suisse 3%. Attention, ces chiffres, pour des questions de méthode statistique, ne comprennent ni les enfants de moins de 15 ans ni les fonctionnaires internationaux.
7: Un quartet de tête
Les quatre communautés étrangères les plus importantes sont les suivantes: Portugal, France, Italie et Espagne. Elles représentent la moitié de la population étrangère.
8: Des étrangers formés
Les nouveaux arrivants de l'étranger sont très contrastés sur le plan de la formation. Parmi ces immigrés, 50% ont un niveau universitaire (contre 56% pour les Suisses «pur sucre» et 38% pour les étrangers de 2e génération), alors que 31% n'ont pas dépassé l'école obligatoire (contre 7% pour les Suisses). Cette hétérogénéité s'explique par le développement économique du canton depuis l'an 2000, durant lequel l'importation de travailleurs hautement qualifiés a pris le dessus sur la main-d'œuvre peu qualifiée.
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