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Pacifique36 tortues des Galápagos réintroduites dans l’archipel

Nées et élevés en captivité, ces 36 tortues géantes, dont l’espèce est menacée d’extinction, rejoignent une population d’environ 6700 tortues.

Un groupe de 36 tortues géantes des Galápagos ont été réintroduites dans leur habitat d’origine sur l’île San Cristobal, une des principales de l’archipel équatorien. Elles sont nées et ont été élevées en captivité. Ces 36 Chelonoidis chathamensis, une des quinze sous-espèces endémiques différentes de tortues des Galápagos, ont été déposées dans la partie nord-est de l’île, où vit une population estimée de quelque 6700 tortues, a indiqué dans un communiqué le Parc national des Galápagos (PNG).

«Les informations scientifiques dont nous disposons sur ces tortues confirment qu’elles sont en bonne santé avec une bonne structure de population qui garantit leur survie», a indiqué le directeur du PNG, Danny Rueda. Cependant, la Chelonoidis chathamensis est considérée menacée d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Une faune et une flore uniques au monde

Les tortues, âgées entre six et huit ans, et pesant entre 3 et 5 kilogrammes, «sont passées au travers d’un processus de quarantaine précédant leur libération», a-t-il ajouté. Prise de température, relevé de rythme cardiaque, analyses de sang et de selles ont permis d’exclure toute maladie ou parasite avant la réintroduction.

Les tortues réintroduites font partie de l’une des quinze sous-espèces endémiques différentes de tortues des Galápagos (archives).
Les tortues réintroduites font partie de l’une des quinze sous-espèces endémiques différentes de tortues des Galápagos (archives).
KEYSTONE/EPA/Guillermo Legaria

Ces huit dernières années, un total de 75 tortues Chelonoidis chathamensis élevées en captivité ont été réintroduites sur San Cristobal. Les Galápagos, à 1000 km au large de la côte équatorienne, ont l’un des écosystèmes les plus fragiles, avec une faune et une flore uniques au monde. L’archipel, qui a servi de terrain d’étude au naturaliste britannique Charles Darwin avant d’élaborer sa théorie de l’évolution des espèces, tire son nom des tortues géantes qui y vivent.

ATS/NXP