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Sport et écologie
180 kilomètres de marche non-stop autour du Léman pour dénoncer la pollution du lac

Noam Yaron tenant une pancarte inscrite ’180 km en 47 heures autour du Lac Léman à pied’ au bord d’un lac par temps nuageux.
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Noam Yaron, 28 ans, s’engage à battre des records à la nage ou à pied sur différents trajets. L’objectif? Sensibiliser aux défis environnementaux. Sportif et influenceur suivi par plus de 300'000 personnes sur Instagram, il s’est fait connaître en 2021, quand il a traversé le lac Léman en longueur à la nage en moins de 20 heures. Son dernier défi? Boucler les 180 km autour du Léman en moins de 48 heures sans dormir pour sensibiliser l’opinion publique à la pollution qui menace ses eaux. Chaque année, près de 100 tonnes de déchets plastiques finissent dans le lac, dénonce-t-il. Prochaine étape: relier Calvi à Monaco à la nage – 5 jours et 5 nuits sans sortir de l’eau – et tenter ainsi un nouveau record mondial.

Pourquoi marcher autour du Léman sans dormir?

«Je me prépare à retenter en juin la traversée Calvi-Monaco, soit la même distance, mais à la nage. Avec cette marche, j’ai testé ma résistance au manque de sommeil en marchant les yeux fermés, guidé par un coéquipier, comme je le fais déjà dans l’eau. Sans m’être entraîné, j’ai pu aussi mesurer ma capacité à supporter la douleur et observer la réaction de mon corps à ce stress. Malgré neige, pluie et froid, j’ai terminé en moins de 48 h, alors que j’avais abandonné au 60e km en mai dernier.

Qu’est-ce qui a été le plus compliqué durant la marche?

«J’ai croisé un serpent, là dans la forêt. En outre, la deuxième nuit, glaciale, a été terrible: je me suis refroidi. J’ai aussi risqué la vie à cause d’une inattention.»

C’est-à-dire?

«Le soir après la fin, j’ai eu des vertiges et un gonflement au pied gauche et au tibia. J’ai d’abord craint une fracture de fatigue, mais il s’agissait d’un début de septicémie, provoquée par une ampoule infectée. Apparemment, avoir utilisé une paire de chaussettes déjà portées à l’avance m’a infecté le pied. Cela pour dire qu’au moindre faux pas, les conséquences peuvent être graves, d’où l’importance d’une bonne équipe technique.»

Quels exploits aviez-vous déjà réalisés avant ce défi?

«En 2021, j’ai traversé le Léman (75 km non-stop) avec un record de rapidité. En 2022, j’ai enchaîné les cinq plus grands lacs de Suisse en 11 jours: Constance, Lugano, Neuchâtel, Quatre-Cantons et Zurich. J’ai également effectué un triathlon et franchi plusieurs massifs à vélo et à pied, puis j’ai nagé dans dix lacs de montagne pour en observer la faune. J’ai découvert des méduses dans le lac de Saint-Moritz.»

Qu’est-ce qui vous motive?

«Sans me revendiquer activiste, j’essaie d’inspirer chacun à agir à son échelle. Je veux sensibiliser à la préservation de la nature à travers les réseaux sociaux et montrer qu’il est urgent d’agir aussi avec de petites actions. Nager me permet de connaître la qualité de l’eau et la condition des espèces menacées. L’eau est vitale pour l’humanité, mais sa pollution est un vrai problème. Le lac Léman est autant pollué que la Méditerranée. La poussière de pneus charriée par la pluie et le vent est l’un des problèmes principaux.»

Comment conciliez-vous l’aventure sportive sur terrain et sa diffusion via les réseaux sociaux?

«Je m’appuie sur une équipe solide qui gère la logistique. On se base sur une connectivité continue pour documenter en temps réel. En effet, même en pleine nature, je reste actif sur les réseaux sociaux et je partage mon avancée.»

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